29/12/2016

30/12/2016 - Gros changement de décor en cours (suite 3) : verdure, peinture et patine

Nous arrivons tout doucement au stade final de cette grosse modification du décor.


IMG_1757.JPGUne des constructions a consisté à ériger ce mur de soutènement à l'aide d'éléments en plâtre. Ce travail nécessite de soigner la jonction entre les arcades. Des renforts en moellons viennent à point pour masquer les joints, encore faut-il que de nouveaux joints visibles n'apparaissent pas entre les moellons de la double arcade et ceux du renfort. Des couvre-murs viennent couronner le tout. Il faut jouer de la lime, des rebouchages en plâtre et du couteau pour parvenir à faire disparaître les joints disgracieux. Pour rehausser le tout et le mettre à bonne hauteur, j'ai utilisé un socle tiré à partir de plaques de mousse rigide en polystyrène extrudé (styrodur). 
Une patine à base de gouache constitue évidemment la tâche finale.

 

 

IMG_1768.JPGLa voie ainsi perchée sur  son assiette rentre finalement dans un tunnel creusé dans une avancée du terrain.

 

IMG_1759.JPGJ'ai choisi un type de tunnel en béton comme on en voit parfois sur les lignes moins anciennes. Très souvent, les entrées de tunnel sont précédées d'une tranchée plus ou moins longue creusée dans le terrain environnant.

 

IMG_1785.JPGCette photo d'un caboteur allant conduire sa petite rame de 4 wagons à la cokerie augure bien du plaisir que l'on peut prendre, et que je prendrai personnellement sans aucun doute, à voir circuler des trains dans un beau décor. Ici, il s'en faut encore de beaucoup pour arriver à ce stade final. Mais, dit-on, "chi va piano, va sano e va lontano".

 

Je ne me suis pas cantonné uniquement à ce gros changement de décor au site dénommé "Cinq-Ponts". Je me suis également occupé de l'environnement à d'autre endroits du réseau, comme par exemple, une des voies en niche. Aussi, je vous propose une dernière tof (pour parler comme les jeunes) pour illustrer cela.

IMG_1855.JPG

 

 

29/12/2016 - Gros changement de décor en cours (suite 2) : modelage en pâte de papier et éléments en plâtre

Ayant préparé la base du décor d'un côté de l'ancien diviseur, je passe de l'autre côté de ce dernier.


WP_20160816_18_23_21_Pro.jpgJe commence par remettre en place un des vestiges de mes travaux antérieurs agrémenté d'un nouveau bout de route afin d'avoir un point de départ pour le futur relief.
C'est ici que prendra place le cinquième pont dont j'ai parlé afin de permettre à la petite route de franchir la voie ferrée et ensuite la rivière "La Gueule".

 


WP_20160412_007.jpg Le relief que je désire élaborer est assez tourmenté. A ce stade, je crée des formes qui seront peut-être modifiées au hasard de mon inspiration. Ce n'est donc qu'un départ.
Ici, j'imagine une avancée rocheuse fendue en deux à grand renfort de dynamite lors des travaux de création de la voie ferrée, en l'occurrence la ligne 23. A droite prendra place un tunnel creusé dans la roche permettant à la route locale de franchir la voie de la ligne 21.

On voit ici un exemple de la procédure de création de relief que j'utilise le plus souvent : grillage métallique à mailles fines recouvert successivement de papier fort et de bandes plâtrées légèrement humidifiées. Puis création en plâtre de murs, entrées de tunnel ou autre accessoire à partir de moules achetés ou créés par moi-même. Enfin, pose finale d'enduit fibreux en deux ou trois étapes au cours desquelles je façonne grossièrement ici et là des rochers. Personnellement, je ne lésine pas sur l'épaisseur de la couche d'enduit afin de pouvoir accentuer le relief et conférer une bonne solidité à l'ensemble.


 

WP_20160412_010.jpgIci, on apprécie déjà mieux un des versants de la vallée de La Gueule. A gauche, un mur de soutènement soutient la plate-forme de la ligne 21 dont on aperçoit une autre portion à droite en contrebas. Cette ligne doit en effet franchir une importante dénivellation entre les gares de Stahldorf et Coksdorf distantes de quelque 20 ou 25 m si ma mémoire est bonne. La déclivité de la ligne est peu élevée car destinée à de lourds et longs trains de coke, minerai et charbon.

 
WP_20160412_016.jpgUne vue en sens inverse de la vallée de La Gueule. A gauche, une ancienne application de pâte de papier montre son retrait après séchage. Une nouvelle application de pâte y remédiera.
On voit qu'il me faudra encore confectionner plus loin un autre pont ou plutôt un passage souterrain pour le croisement des deux voies. 

WP_20160413_020.jpgMon aidant du moment, un de mes petits-fils qui me donne un coup de main (il mord hélas peu à l'hameçon du modélisme) utilise ses mains pour peaufiner la pose d'enduit aux endroits où une main est plus utile qu'un outil.

 

WP_20160413_035.jpgAprès un certain nombre de retouches, il est temps de laisser sécher l'ensemble du relief et d'en profiter pour effectuer d'autres travaux.

 

A ce stade, profitant des quelques jours nécessaires au séchage complet de l'enduit, je m'empresse de raccorder définitivement les voies nouvellement posées aux feeders d'alimentation digitale et de tester le bon passage du courant digital.

 

28/12/2016

28/12/2016 - Gros changement de décor en cours (suite 1) : ponts métalliques et viaduc

L'étape suivante dans ce gros travail fut de préparer divers ouvrages d'art susceptibles de prendre place sur l'emplacement en cours de transformation. Il est intéressant de disposer de quelques exemplaires de différentes tailles pour juger de leur pertinence une fois présentés in situ. Les culées ont également une grande importance.

 

IMG_1393.JPGVoici quelques ponts et viaduc prêts à prendre place en situation.

 

IMG_1353.JPGJe présente provisoirement et de façon instable un premier pont métallique afin d'estimer la perspective et les niveaux. Ici, il s'agit de la L 23. Voyez le coupon de voie courbe (future L 21) sous le pont afin de bien positionner ce dernier par rapport à la voie.

Il n'est pas facile de tenir compte de tous les niveaux de voie, rampes et rayons de courbure impliqués sans oublier le futur décor dont je voulais qu'il comporte un prolongement de la rivière La Gueule dans un vallée assez escarpée et généreusement pourvue de divers ponts et viaducs ferroviaires et routiers au nombre de 5 en tout.

 

images[2].jpg
Ceci est une carte postale représentant un patelin belge nommé Trois-Ponts en raison de la présence de 3 ponts dont deux ferroviaires montrés sur la photo. A l'instar de cet endroit, j'ai donné le nom de Cinq-Ponts à cet endroit précis de mon réseau qui comportera 5 ponts.

 

IMG_1461.JPGVoilà déjà 2 ponts métalliques en place avec leurs culées adaptées.
A l'avant-plan, une voie dépourvue d'assise attend son propre ouvrage d'art qui lui permettra de franchir la rivière.

 

IMG_1457.JPGLe troisième viaduc, cette fois en maçonnerie, est installé. Restent à confectionner les accès en aval et en amont.

 

WP_20160412_011.jpgLe dernier pont ferroviaire est en place permettant ainsi un accès ferroviaire au port fluvial situé plus loin.
Ouf ! Je vais pouvoir attaquer le décor proprement dit à grand renfort d'enduit fibreux constitué de pâte de papier, plâtre et de colle, sans oublier des moulages en plâtre afin de représenter des murs de soutènement et des entrées de tunnel.

 

Cela fera l'objet d'une prochaine suite bien entendu.

 

 

13/07/2016 - Gros changement de décor en cours

Un petit rappel s'impose.

Mon but initial était de créer un réseau ferroviaire de point à point comme les américains et canadiens aiment le faire. Ce genre de réseau est bordé en général d'un diviseur scénique à double face qui longe les voies et empêche de voir le reste du réseau. Un opérateur prend un train en charge et le pilote jusqu'à sa destination à l'image des vrais conducteurs de trains.

Cette philosophie reste intéressante à mes yeux hormis le fait que j'ai constaté à la longue un inconvénient d'ordre visuel à un endroit de mon réseau que je vais vous présenter.

 

V-001 Fairy Land complet ver 10 sans extension bis extrait.jpg

Extrait du plan général montrant le plan des voies avec diviseur scénique à double face (double ligne bleue sur supports en noir).
L'accès à la ligne 41 prenait son départ de l'autre côté du couloir via un passage souterrain.

 

1.JPGAncienne vision à partir du grand U central du réseau (photo de mars 2014). Je ne voyais rien de ce qui se trouve de l'autre côté du diviseur.
On voit bien que l'accès à la L41 se faisait via une voie passant sous le viaduc.
Photo prise en 2010.

 

2.JPGDe l'autre côté du diviseur, c'était la même chose. A cet endroit, trouvant au fil du temps la perspective un peu  étriquée, j'ai décidé de supprimer une partie de ce diviseur.
Photo prise en février 2013.

 

5 ponts.jpg

Voici le nouveau plan des voies sans le diviseur scénique. Les voies anciennes passant en souterrain sont représentées par des lignes discontinues en marron tandis que les nouvelles voies visibles le sont en ligne continue bleue. J'ai créé à cette occasion une nouvelle jonction directe reliant la gare de Coksdorf à la ligne 23 dont le terminus se trouve à l'étage +1.

 

3.JPGUne fois le diviseur scénique ainsi que quelques montants verticaux enlevés, voici la vue étendue qui se présentait à moi depuis l'intérieur du grand U central avant la modification des voies conformément au nouveau plan. Ça ne changeait pas grand chose à la circulation générale des trains excepté le fait que la ligne 21 héritait de 3 nouveaux cantons et d'une halte en contrebas de la gare de Coksdorf, terminus de la ligne 21.

 

3a.JPGVue de l'autre côté à partir du couloir de la gare principale et de son petit dépôt de locomotives. D'ici, je peux même apercevoir la gare de Coksdorf dans la salle 1.
J'ai assez vite adopté cette solution non sans réfléchir aux conséquences de ma décision car un gros travail de transformation m'attendait.

 

La première chose à faire était de me confectionner une série d'ouvrages d'art pour meubler cet endroit et permettre l'installation des voies.

Ce sera l'objet du prochain article.

 

 

04/04/2016

04/04/2016 - Mise à jour : suite

Quelques photos suite à la confection d'un écrin de verdure aux environs de la bouteillerie. Ca donne tout de suite une image plus flatteuse.

 

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WP_20160403_002.jpgLa petite rivière "La gueule".

 

WP_20160403_003.jpgLa ligne 21.

 

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La route nationale se faufile entre les lignes 21 et 23. Des garde-corps divers ainsi que des barrières en béton viendront s'ajouter le long de la voie carrossable.

 

WP_20160403_008.jpgUne précaution qui s'avère utile au fil du temps : un écran en plexiglas qui empêche de s'appuyer sur le réseau et aussi de casser par mégarde tout objet se trouvant en bordure.

Les travaux continuent bon train et des photos seront bientôt publiées.

26/03/2016

03/2016 - Petite mise à jour

Cela fait un bail que je n'ai plus alimenté mon blog, plus d'un an si je compte bien. Je plaide coupable et publie à cet effet quelques clichés pour montrer que je n'ai pas disparu et que ma passion  du train miniature reste vivace bien qu'un peu atténuée pour diverses raisons dues aux impératifs et imprévus de la vie courante. 
Quelques interruptions dans la poursuite des travaux ne m'ont pas empêché de réfléchir à ceux-ci. Je pense l'avoir déjà dit, j'ai revu mes prétentions à la baisse en supprimant de mon programme quelques options d'extension. J'ai aussi modifié sensiblement quelques endroits du réseau à la faveur d'inspirations neuves car, tel un peintre devant sa toile, on ne peut avoir la bonne vision du premier coup. Je montrerai cela au cours de mes prochaines publications.

 

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Vue d'ensemble de la bouteillerie que j'ai revue à la simplification aux points de vue du nombre de bâtiments et du peaufinage de ceux que ma vindicte a épargnés.

 

-décor_rivière,-décor_route

Le bâtiment principal a vu sa toiture modifiée surtout du côté de la tour carrée. En outre, j'ai adjoint au corps principal une petite annexe à usage de bureaux. Quelques détails ont encore embelli cette construction.
Un mur d'enceinte en cours de fabrication entourera complètement les installations.

Comme il se doit, il reste encore pas mal de choses à confectionner mais, ainsi va la vie d'un modéliste, il y a toujours de l'ouvrage à faire.

 

-décor_rivière,-décor_route

Vue du côté de l'entrée du chemin de fer. Une belle barrière métallique viendra compléter le mur d'enceinte. La chaufferie a été pourvue d'un parc à combustible. Restera entre autres à relier chaufferie et corps principal par une grosse tuyauterie pour la fourniture de vapeur. Et puis ici aussi, quelques heures y passeront pour peaufiner l'ensemble, notamment la voie de raccordement qui doit être noyée dans le béton ou peut-être des pavés.

 

 

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De gauche à droite, on trouve successivement la L 23, la route, la L 21 et la rivière dénommée "La Gueule" dont on a pu voir une autre portion sur d'autres clichés.
La verdure que l'on aperçoit a quelque peu souffert au cours des travaux et va donc être bientôt rénovée.

 

 

Très bientôt, je vous montrerai d'autres facettes de l'avancement des travaux.

 

01/10/2014

09/2014 - La décoration du réseau : Le viaduc de Stahldorf Ouest et ses abords

Une série de travaux touchant la décoration ont été effectués au cours des 7 mois précédents malgré quelques problèmes d'ordre familial et de santé qui m'ont sensiblement retardé mais sont fort heureusement réglés à l'heure actuelle.

Peu importe les vicissitudes de la vie, ma passion du train miniature, bien que moins vive au fil du temps, reste néanmoins forte. Je dois quand même avouer que mon optique a évolué et que mon goût pour la décoration prend un peu le pas sur les autres facettes de notre hobby.

J'ai donc cédé à ce penchant depuis le début de l'année. Je suis assez content du résultat jusqu'à présent et je vous livre quelques photos pour vous permettre d'en juger.

 

IMG_0437.JPGLes bâtiments de la bouteillerie "Gloup" sont pratiquement terminés. Restent bien sûr les nombreuses finitions à faire mais je m'en occuperai ultérieurement. J'ai arrêté la pose de la végétation à cet endroit mais compte bien sûr la poursuivre sous peu.

 

 

IMG_0515.JPGVue de l'autre côté des installations de la bouteillerie. A droite trône le bâtiment administratif. Ici aussi, les finitions doivent être faites.

 

 

-décor_le long de la voie,-décor_rivière,-décor_routeOn s'approche du viaduc qui surplombe les voies d'entrée de la gare de Stahldorf côté Ouest, ce qui justifie un petit complexe de routes. A gauche, il s'agit d'une voirie communale qui, après s'être glissée sous la petite arcade, rejoint la route nationale (RN 40) passant sur le viaduc et dessert  au passage la bouteillerie.
A droite, on aperçoit la RN 10 qui traverse la voie de la L 23 pour ensuite emprunter le passage inférieur sous la RN 40.
Il reste encore beaucoup d'accessoires à poser pour "faire vrai", telles les clôtures le long des voies, les signaux d'entrée, les bornes, le passage à niveau à barrières oscillantes, etc.

 

 

-décor_le long de la voie,-décor_rivière,-décor_routeDe l'autre côté du viaduc, les deux routes nationales sont reliées l'une à l'autre grâce à une petite liaison routière ce qui permettra des itinéraires variés pour les futurs véhicules mobiles dotés du système Faller Car, ce qui augure de futures heures de mise au point de ce système de guidage invisible et de motorisation des véhicules.

 

 

-décor_le long de la voie,-décor_rivière,-décor_routeLa route Nationale 40 sur le viaduc. On voit que les véhicules routiers peuvent passer d'un côté à l'autre des voies par un crochet sur ce viaduc.
Le revêtement des routes n'est pas terminé. La dernière opération consistera à effectuer un "schlammage" au moyen de cailloux minuscules, de l'ordre de 0,2 mm de diamètre posés sur un lit de colle.

 

 -décor_le long de la voie,-décor_rivière,-décor_routeLa sortie de la gare de Stahldorf donne naissance à un embranchement desservant deux  entreprises. La RN 10 qui longe les installations ferroviaires traverse l'une des voies embranchées pour continuer en direction du viaduc.
On remarque au passage une rivière que j'ai baptisée "La Gueule". Pour permettre la création de l'assiette des voies ferrées, elle a été canalisée après son passage sous les voies, d'où cette tranchée bordée de murs de soutènement.

 

 

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Une autre vue du gril Ouest de la gare de Stahldorf. La voie présente un dévers en courbe comme cela se pratique en réalité.

 

 

-décor_le long de la voie,-décor_rivière,-décor_routeVue rapprochée de l'aqueduc souterrain à sa sortie. Le ballastage des voies a commencé et se poursuivra petit à petit.

 

-décor_le long de la voie,-décor_rivière,-décor_routeLa sortie de la rivière La Gueule de l'autre côté du viaduc. 

 

 

-décor_le long de la voie,-décor_rivière,-décor_routeLe passage de La Gueule sous le viaduc. Cette rivière emprunte successivement trois passages souterrains : sous les voies, sous le viaduc et sous la RN 10.

 

 

-décor_le long de la voie,-décor_rivière,-décor_routeOn retrouve la rivière un peu plus loin. Ici, elle a été détournée de son cours naturel pour laisser la place à la voie ferrée de la L 23 au moyen d'un long mur de soutènement.

 

 

 

-décor_le long de la voie,-décor_rivière,-décor_route

Quelques rochers à découvert rappellent le sous-sol rocheux de cette contrée. Le fond de la rivière va bientôt être confectionné avant l'opération de coulage de la résine figurant l'eau.

 

 

Le planning comporte maintenant une phase "verdure" qui ne tardera pas à revêtir ce coin du paysage ce dont je me réjouis à l'avance.

 

25/04/2014

04/2014-2 - Moules et moulages

Dans mon billet 10/2012-2 - La décoration du réseau, priorité du moment, j'avais prévu de commettre un billet au sujet des moules permettant de créer des motifs en plâtre de toutes sortes d'éléments de décoration tels que murs, routes pavées, entrées de tunnel, etc. Cela fait maintenant près d'un an et demi et il est donc temps que je publie le billet promis, comme un lecteur me l'a rappelé.

 

 

-moules et moulages en plâtre

Dans le commerce spécialisé, on trouve quelques firmes (Werkstatt Spörle, Woodland Scenics ou Noch, Modellbauversand Jutta Joachim, ...) qui proposent une grande variété de formes en silicone permettant d'y couler du plâtre pour une reproduction en série dans les échelles courantes du modélisme ferroviaire.

 

IMG_0618.JPGJ'ai effectué ici une série de tirages pour me constituer un stock de murs de soutènement et de renforts.

 

IMG_0715.JPGAfin d'étoffer ma collection de moules tout en ménageant ma bourse compte tenu du prix des moules commercialisés, j'en ai confectionné quelques-uns moi-même. Il s'agit ici de boîtes de moulage dans lesquelles j'ai inséré des sujets du commerce. Il faut encore remplir ces boites de silicone liquide afin d'obtenir des moules souples qui serviront à la reproduction en plâtre des sujets sélectionnés.

 

Procédure pour créer ses propres moules en silicone.

Il faut créer une boîte de moulage étanche (l'étanchéité est importante) en plasticarte et y coller sur le fond le sujet à répliquer. Les bords doivent avoir une hauteur de 1 cm + l'épaisseur du sujet. Une fois le silicone coulé dans la boite (ne pas hésiter à en mettre un peu trop), couvrir la boite avec une surface plate (plasticarte, morceau de panneau mélaminé, planche à tartines, ...) et laisser s'exprimer le silicone excédentaire. Ceci permet d'avoir un moule dont toutes les surfaces sont bien plates et ne se déforme donc pas quand on le pose sur la surface de travail.
Il faut aussi se procurer du bon silicone de moulage (j'utilise personnellement le RVB n° 4).

 

IMG_0743.JPG

Il s'agit de bien mélanger le silicone et le durcisseur fourni. On verse ensuite doucement le mélange dans la boîte de moulage.

 

IMG_0832.JPGLes moules en silicone sont remplis de plâtre liquide et "secoués" pour faire remonter les bulles d'air emprisonnées.
Dans le cas de sujets assez épais comme l'entrée de tunnel de la photo, il m'arrive comme ici de ne pas remplir totalement le moule afin de diminuer l'épaisseur du tirage en plâtre.

 

 

Procédure pour couler le plâtre sans que des bulles d'air viennent gâcher le travail.

Il faut veiller à utiliser du plâtre adéquat (plâtre de moulage de bonne qualité), à la bonne consistance et ne pas trop mélanger pour éviter d'y incorporer trop de bulles d'air. On constate parfois que les moules en silicone neufs ont tendance à être "gras", c'est à dire à repousser l'eau contenue dans le plâtre en accrochant les bulles d'air. On préconise de réduire le phénomène en dégraissant le moule avec du liquide à vaisselle avant de couler le plâtre.

Quoiqu'il en soit, il est recommandé de "secouer" le moule pour faire remonter les bulles d'air.

 

Moulage 2.JPG

A gauche, la boîte de moulage, au centre le moule en silicone et à droite un tirage en plâtre.

 

 

IMG_0822.JPG

Une entrée de tunnel en cours de peinture au moyen de couleurs acryliques.

 

 

IMG_0835.JPGEn général, les tirages en plâtre de murs de soutènement ou d'entrées de tunnel nécessitent un support sur lequel on colle la pièce en plâtre.
Pour mes entrées de tunnel très nombreuses, des supports adéquats et des intérieurs en carton fin peints en noir ont été créés. On peut bien sûr utiliser des intérieurs de tunnel en plâtre moulé à partir de moules spécifiques comme on en trouve chez Spörle.

 

 

Moules 1a.jpg

J'ai aussi créé des moules pour reproduire des frontons de tunnel afin de varier les entrées en maçonnerie. Ici, le moule montre les traces du dernier tirage vu que le plâtre avait quelque peu débordé et avait dû être raclé à l'aide d'une palette plate, ce qui est par ailleurs une technique intéressante pour obtenir une surface arrière bien plane.

 

Moules 2.JPG

Quelques pièces viennent d'être tirées hors des moules. Quand on se met à couler du plâtre, autant se créer une réserve d'éléments divers dans laquelle on puisse puiser lors des travaux de décoration.

On remarque ici quelques petits défauts sur le long fronton de tunnel, cette pièce n'étant pas facile à extraire du moule. Qu'importe ! Il est facile de couper les parties défectueuses et de coller ensemble plusieurs morceaux de plâtre. La colle blanche à bois fait merveille pour coller les éléments l'un à l'autre.

 

07/04/2014

04/2014-1 - La décoration du réseau : un peu de verdure

Voilà 10 ans que j'ai aménagé la salle 1 et que j'y ai commencé la construction du réseau, forcement limitée au dimensions de la pièce.

Il m'a fallu attendre 6 années avant de pouvoir effectuer des percements dans le mur qui ouvraient la voie à la salle 2, nettement plus vaste, dont la rénovation assez ardue du bâtiment qui l'abrite venait de s'achever. Nous sommes alors en l'an 2010. Le temps d'y installer un plancher, un plafond, l'électricité, l'éclairage et une pompe à chaleur (mes amis français disent "clim réversible") et les premiers châssis voyaient enfin le jour.

Cela fait donc un peu plus de 3 ans que mes deux aidants et moi pratiquons allègrement la menuiserie (et pas une petite !), la pose des voies et aiguillages, le câblage à en avoir la nausée, les essais en tout genre de solutions adaptées au réseau et à mon cahier des charges personnel (j'avoue ne pas chercher la facilité !) et un tas de travaux divers. Le décor là-dedans ? Eh bien, pas vraiment beaucoup en vérité.

Là, j'avoue en avoir eu ras-le-bol de ne pas pouvoir m'adonner à mon délassement de prédilection, la décoration. Je m'y suis donc collé depuis quelque temps après avoir suggéré à mes deux aidants un peu de vacances. J'aime d'avoir mes aises pour ce genre de travail car il m'a fallu ressortir de leurs caisses les très nombreux produits dont j'avais besoin. Je dois dire que chez moi, cela fait beaucoup de "brol" et quand j'étale mes caisses et mes boîtes de produits divers, c'est un vrai chantier ! Mais, sans matériel adéquat et varié, il est malaisé de faire du beau travail.

Quelques petites photos pour mettre en appétit.

 

-décor_le long de la voie,-décor_realisation de rochers,-décor de fond

Nous sommes sur la ligne 23. J'ai démarré la décoration à la colonne "litigieuse" qu'il m'a fallu camoufler (j'ai publié un billet là-dessus en son temps), ai ajouté un fronton au tunnel qui en avait bien besoin, modifié le petit mur de soutènement et revu les rochers en profondeur. J'ai finalisé par la pose de verdure,ce qui donne tout son cachet à la décoration.
Bien sûr, il y a des tas de choses à ajouter ou peaufiner, mais tel quel, je suis déjà fort content du résultat. J'y reviendrai plus tard pour les détails, comme la clôture le long de la voie ou quelques arbustes et buissons ici et là.

En décoration, j'ai l'habitude de faire le plus gros pour avancer et puis d'y revenir à mon aise par la suite, histoire d'éviter de faire rouler les trains dans un sempiternel et rébarbatif environnement et au contraire de les voir évoluer assez rapidement dans un beau décor. C'est tellement plus gai !

 

 

-décor_le long de la voie,-décor_realisation de rochers,-décor de fond
J'en ai profité pour motoriser l'aiguillage donnant accès à l'entreprise raccordée, la bouteillerie Gloup. Comme je deviens de plus en plus réfractaire (je l'ai déjà dit à maintes reprises) aux pérégrinations sous le réseau, j'ai posé le moteur sur la table et l'ai camouflé sous une petite avancée rocheuse amovible. Il s'agit d'un moteur à solénoïdes de mon ancien stock que j'écoule petit à petit.

 

-décor_le long de la voie,-décor_realisation de rochers,-décor de fond

En contrebas, le long de la ligne 21, j'ai créé un nouveau mur de soutènement car les rochers qui figuraient à cet endroit étaient mal fichus et un peu trop près de la voie sans toutefois engager le gabarit. C'est beaucoup mieux comme ça.

 

 

-décor_le long de la voie,-décor_realisation de rochers,-décor de fond

 

-décor_le long de la voie,-décor_realisation de rochers,-décor de fond

De temps en temps, je fais rouler un peu de matos. Patiné, bien sûr, sinon rien ! C'est ma récréation !

Pour parfaire le travail de "verdurage", j'ai peint un fond de décor représentant un rideau d'arbres. J'avais bien essayé des fonds de décor imprimés à coller mais le résultat ne m'a pas paru satisfaisant. Du coup, je me suis essayé à la peinture et l'approbation de mon épouse m'a convaincu de continuer dans cette voie. Il y a certainement moyen de faire mieux, mais ça viendra peut-être avec la pratique.

 

 

-décor_le long de la voie,-décor_realisation de rochers,-décor de fond

On voit à droite l'entrée arrière du petit complexe de la bouteillerie Gloup.

 

La visite n'est pas terminée. A très bientôt pour la suite.

 

 

 

 

24/09/2013

09/2013-1 - Fabrication d'arbres et buissons : culture du zeeschuim

Au vu de ma réserve de zeeschuim, j'avais décidé, l'année passée, de rééditer au cours de l'an suivant une culture de cette plante afin de disposer d'un stock suffisant de cette dernière pour mes futures plantations arborescentes.

A l'intention de ceux qui ne connaissent pas le zeeschuim : le nom commun en français est "écume de mer" et le nom scientifique, "Teloxys Aristata". Cette plante, une fois cueillie, constitue une base intéressante pour la confection d'arbres et de buissons.

Cette année, je n'ai pas semé trop tôt et je n'ai donc réalisé mes semis qu'au début du mois de juin dans une terre légère améliorée à l'aide de terreau. Les graines vraiment minuscules étaient mélangées à du sable fin pour une meilleure répartition.

 

-décor_fabrication arbres

Vers le 25 juin, on apercevait déjà les premières pousses mais il fallait regarder de près. J'ai attendu de nombreux jours avant d'observer les premières germinations. Il est vrai que la température n'était pas clémente ! J'ai en tout cas veillé à maintenir une bonne humidité dans la terre car c'est primordial.

 

 

-décor_fabrication arbres

Cette vue rapprochée montre mieux les petites plantules encore fragiles. A noter que la germination est assez aléatoire et que certaines graines germent tardivement. On voit de toutes petites plantules qui viennent de sortir de terre et qui ne possèdent encore que les deux feuilles cotylédonaires. On voit aussi parmi les plus grandes quelques plantes indésirables dont j'ai notoirement raccourci l'existence car je leur ai fait une impitoyable chasse !

 

 

-décor_fabrication arbres

Nous voilà au 15 juillet et, pas de doute, ça pousse ! La répartition inégale des graines lors du semis explique les différences de population dans les bacs. Elles ont si petites !

  

Vu la taille des plantules, je vais m'attaquer maintenant aux opérations de repiquage pour permettre aux plantes une croissance plus libre.

  

 -décor_fabrication arbresAujourd'hui, c'est le 23 juillet. Trois jours se sont écoulés depuis la transplantation des plantules que l'on voit ici. On voit que celles-ci commencent à se remettre du repiquage qui est un traumatisme pour la plupart des plantes, certaines ne le supportant carrément pas. Ici, la terre est assez lourde (argileuse) mais les plantes s'en contentent.

 

 

-décor_fabrication arbres

S'étant prise de compassion pour moi et mes plantules, mon épouse a décidé de m'épauler dans les opérations de repiquage (un peu fastidieuses, dois-je avouer). Il faut dire qu'elle a à la fois une aptitude de bonne samaritaine et la main verte. Une semaine s'est écoulée depuis la transplantation et les plantes semblent toutes bien remises de l'opération.

 

  

-décor_fabrication arbresUne série de plantes en cours de transplantation à un autre endroit. Ici aussi, la reprise est bonne.
Mon épouse n'a pas hésité à prendre la bêche et agrandir l'espace disponible !  ::)

 

 

J'ai compté à la grosse louche et il doit bien y avoir entre 400 et 500 plantes qui ont été repiquées. De quoi faire de beaux arbres et arbustes à profusion et ... à moindre coût !

 

Avis aux jardiniers amateurs :

Pour aider les plantes lors d'une transplantation, il est bon de tremper les racines de la plantule fraîchement retirée de son pot dans un bain de boue. On dépose ensuite délicatement la petite tige et ses racines dans un trou préalablement creusé à l'aide d'un plantoir. On termine par un second coup de plantoir juste à côté de la plante pour bien mettre celle-ci en contact avec la terre et enfin on ajoute une bonne rasade d'eau. Ce procédé accélère notablement la reprise.

 

 

-décor_fabrication arbresAujourd'hui, 3 septembre, soit 3 mois après les semis en bacs, le zeeschuim est prêt à être récolté pour une partie. Cependant, je vais attendre encore un peu. Les plantes devraient virer au rouge ce que font d'ailleurs déjà certaines d'entre elles. Le soleil rasant de fin de journée éclaire bien les plantes.

  

-décor_fabrication arbresIci, de concert avec des plants de poivrons et de tomates, l'exposition au soleil était également partielle mais le résultat final est très bon. Evidemment, les plantes indésirables en ont profité également.

Encore un mot pour ceux qui seraient tentés par la culture de cette plante.
Quelques plantes ayant été transplantées dans des endroits plutôt ombragés, j'ai constaté que leur croissance a été moins bonne en comparaison de celles ayant connu un bon ensoleillement.

Un conseil donc, ces plantes adorent le soleil. Quant aux arrosages, j'ai veillé à ce que les plantes aient à boire durant le début de leur croissance. Une fois les racines bien développées, j'ai nettement espacé les arrosages et, vous le savez, il n'a pas beaucoup plu. Finalement, je n'ai plus arrosé durant le mois d'août qui vient de s'écouler.

 

La récolte a eu lieu et voici le résultat.

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-décor_fabrication arbresCinq caisses dont une très grosse ont été nécessaires pour entreposer la récolte de l'ordre de 400 à 500 plantes de zeeschuim. L'année 2013 est donc pour moi une excellente année grâce notamment à l'été sec et chaud.

 


-décor_fabrication arbresA titre d'exemple, voici quelques arbres fabriqués à partir de zeeschuim.
J'ai de quoi faire durant la saison froide qui n'est pas loin !

 

27/03/2013

03/2013 - La décoration du réseau, priorité du moment (suite 2)

Quelques bâtiments sont apparus dans la gare de Coksdorf situé dans la salle 1 il y a déjà un bon bout de temps. Depuis lors, c'est l'aménagement de la salle 2 qui a accaparé l'essentiel de mon temps. Ensuite, j'y ai de nouveau respecté la suite logique des travaux : menuiserie, voie, câblage. Honnêtement, quant à ce dernier point, je n'ai pas tout à fait terminé mais j'avoue avoir envie de changer d'occupation, quitte à revenir ultérieurement aux reliquat non terminé. Le temps est donc venu, ainsi que le dit le titre et à ma grande satisfaction, de m'occuper du décor.

Parmi les nombreux travaux auxquels doit s'attacher un modéliste pour réaliser son décor, il y a l'assemblage des maquettes et il faut y consacrer un temps appréciable. Il faut y ajouter la peinture et la patine. Enfin, si nous voulons éviter de représenter un catalogue sur son réseau, il nous faut idéalement modifier les maquettes, c'est-à-dire les "charcuter" (les modélistes américains utilisent le terme kitbashing), autrement dit leur donner une autre apparence grâce à des modifications, suppressions, ajouts, c'est-à-dire finalement de les "personnaliser". C'est une tâche parfois ardue et en tout cas délicate avec certains modèles.

Parmi les divers bâtiments que je suis en train d'assembler-modifier-peindre-patiner, il y a la bouteillerie raccordée en gare de Stahldorf et le dépôt de locomotives de la grande gare de Kugelstadt.


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Voici une première mouture de la bouteillerie qui comprend les bureaux administratifs à droite, le grand bâtiment principal au centre, la chaufferie, l'atelier et le laboratoire sur la gauche.

 

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Une autre vue de l'ensemble. Cette composition est issue de mon imagination mais elle me semble cohérente.

C'est loin d'être terminé car il me reste à réaliser un tas de petits aménagements comme les conduites de chauffage entre chaufferie et bâtiment central, les quais de chargement, les aires bétonnées ou pavées en ce compris les rails noyés dans le revêtement routier, les diverses clôtures, etc. Mais je ne vais pas me plaindre ... c'est du pur plaisir !

 

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Je vous présente le plan du dépôt de Kugelstadt dûment modifié par rapport aux vues précédentes visibles sur des plans parus antérieurement. Cette disposition des voies est je ne sais plus la quantième car je ne parvenais pas à trouver la disposition idéale à cause notamment du cul de sac des voies et du fait que je voulais caser deux remises, celle en arc de cercle à 6 voies et l'autre, droite, à 2 voies.
Ce dépôt n'est pas énorme et il est à classer parmi les dépôts de moyenne importance, "mittelgrosse Bahnbetriebswerke" comme disent les Allemands.

Si l'on veut représenter un dépôt de l'époque 3, celle de la vapeur, il faut connaître certaines choses, notamment les diverses opérations qu'une locomotive effectue en rentrant au dépôt. En gros, elle se ravitaille d'abord en combustible au parc à combustibles avant de passer sur la fosse à piquer le feu. Là, le chauffeur débarrasse le cendrier des cendres et scories et les balance dans la fosse, laquelle est parfois sèche mais souvent noyée. Ensuite, le locomotive s'en va remplir sa soute à eau à la grue hydraulique et enfin elle passe sous la sablière afin de remplir son réservoir avec du sable bien sec. Il faut donc agencer les voies dans ce sens. J'ai aussi prévu une aire pour le remplissage des réservoirs des locomotives diesels. Si on veut être complet, il faut aussi penser à loger divers services comme la lampisterie, le bureau du visiteur, la sablerie où l'on sèche le sable, l'abri pour vélos, les toilettes, les bureaux administratifs, le dortoir, etc. Dans un dépôt de moyenne importance, on peut aussi prévoir un atelier comprenant une forge et une menuiserie. Bref, à chacun son petit dépôt agencé à son goût. Personnellement, je sais que j'en ai pour un bon bout de temps avant de le voir terminé à mon goût.

 

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Voici l'emprise réservée au dépôt. J'ai abaissé son niveau de 2 cm par rapport à celui de la gare afin de créer du relief. J'essaye d'éviter au maximum les étendues plates bien que celles-ci existent comme aux Pays-Bas. Je trouve en effet que le relief tourmenté des Ardennes belges ou françaises ou de l'Eifel allemand est bien plus beau à regarder surtout sur un réseau de chemin de fer miniature.

 

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Vue rapprochée de la remise annulaire (et non pas rotonde qui est une remise à 360 °). J'avoue avoir renoncé à personnaliser la remise et le pont tournant sans quoi je risque de m'enliser dans les travaux de kitbashing sans fin.

En regardant cette photo, il faut imaginer la scénette avec un relief montant assez haut après la voie en remblai ceinturant le dépôt, un relief qui sera coupé par deux tranchées des voies de sortie.

 

05/02/2013

02/2013 - La décoration du réseau, priorité du moment (suite 1)

Je vous ai parlé la dernière fois de la ligne 21 qui s'étire à l'étage 0. 

 

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Le plan prévoyait une petite montagne à ériger pour camoufler la colonne encombrante. 

 

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Une photo publiée précédemment montrait cette grosse colonne que les lignes 21 et 23 devaient contourner. Comment faire pour la camoufler ? L'inspiration m'a heureusement visité.

 

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Au détour de la voie, on voit un bout de la colline ainsi que deux tunnels. 
Cette photo montre qu'un bout de voie se détache de la ligne 23. Elle desservira une future bouteillerie en cours de fabrication qui sera érigée à l'emplacement du rectangle de papier.

 

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Voici la petite montagne dont la création se termine doucement. J'ai ajouté récemment un peu de mon enduit fibreux pour donner davantage de volume à l'avancée rocheuse. Les rochers sont sculptés en grande partie dans l'enduit fibreux mais j'ai quand même inclus ici et là l'un ou l'autre rocher confectionné en plâtre. La peinture et la patine des rochers n'est pas terminée. C'est un premier jet pour mettre en évidence les zones rocheuses par rapport au sol herbacé que je peins provisoirement en brun-ocre. Cela me permet de mieux juger de l'apparence finale.
En fait, on voit que trois pertuis ont été créés pour les deux lignes ferrées et la petite route. 

Peu après la sortie du tunnel emprunté par la ligne 23, un autre tunnel se présente rapidement après lequel la voie disparaît derrière le panneau de fond. On la retrouvera plus loin en train d'effectuer un large demi-tour. 

 


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Cette photo montre que j'ai dû faire en sorte de pouvoir déplacer une partie du massif rocheux pour accéder aux entrailles du réseau. En effet, une voie passe en contrebas et comme celle-ci n'est pas facilement accessible par le dessous, j'ai prévu un accès par le dessus. On verra mieux cette voie sur la photo suivante. 


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On voit au niveau le plus bas un bout de voie qui passe en souterrain. Il s'agit de la ligne industrielle n° 41 qui s'en va rejoindre le port fluvial et la coopérative agricole, tous deux situés au sein du grand U central, en face du futur complexe sidérurgique. 
 

On voit aussi qu'un nouveau tunnel se présente peu après le tunnel de sortie de la montagne.

 

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J'aurais pu économiser deux tunnels en laissant la voie enterrée. Je ne l'ai pas fait pour deux raisons, la première étant que je trouve cette disposition originale, la seconde étant qu'il faut se ménager un maximum d'accès aux voies cachées.
Tout à fait à l'avant-plan passera la petite route que l'on voit sur le plan et sur les photos précédentes. Un mur de soutènement longeant la L 21 en contrebas viendra compléter l'ensemble. 
Les tunnels et murs de soutènement de cette partie du réseau sont tous réalisés en plâtre à partir de moules en silicone achetés ou fabriqués par moi-même.



Dans le prochain billet, je vous parlerai de la modification apportée à la ligne 21 dans la suite de son parcours ainsi que de la construction du dépôt de locomotives dans la grande gare de Kugelstadt.

14/10/2012

10/2012-2 - La décoration du réseau, priorité du moment.


Après la menuiserie, la pose des voies et le câblage, sans compter d'autres travaux préliminaires, le temps est arrivé de mettre l'accent sur la décoration du réseau.

Depuis un petit bout de temps, nous avons entrepris ou poursuivi la confection du relief en maints endroits, peint les rails et ballasté la voie là où c'était possible, posé quelques tunnels, etc. Nous continuerons ce travail partout où ce sera possible et ce genre d'occupation sera certainement notre lot pour une longue période, ce qui ne nous empêchera pas par ailleurs d'effectuer d'autres travaux secondaires par ci par là.

Voici un petit résumé des divers avancements effectués ces derniers temps.

 

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D'abord, examinons la ligne 22 à voie unique qui serpente à l'étage +1. Ici, nous sommes dans la grande courbe qui ceinture le U central du réseau.

  

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La suite de ladite courbe. Les bas-côtés de la voie sont déjà garnis de fin gravier. Le ballastage suivra en dernier lieu avant de passer à la végétation.

 

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Au sortir de la grande courbe, la voie pénètre dans un tunnel assez court traversant une élévation destinée à camoufler une colonne.

 

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Nous voici à la sortie du tunnel traversant la petite protubérance de terrain. Il me reste un petit travail de création de début de voûte à effectuer pour donner à cette entrée de tunnel un aspect plus réaliste.

 

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Suit à courte distance un troisième tunnel permettant à la voie de s'échapper derrière le panneau de fond afin d'effectuer un quart de tour. Je marie souvent plâtre et plastique pour les ouvrages d'art. Une fois la peinture et la patine terminées, il faut un oeil exercé pour discerner les deux types de matériau.

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Après ¼ de tour en coulisse, la voie réapparaît au sortir d'un tunnel – en cours de confection - taillé dans la roche, comme il en existe quelques-uns en Belgique et en Allemagne. Il était inutile de poser là un tunnel classique vu que l'entrée ne sera vue que de biais et à une certaine distance.  

 

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Un robuste plancher amovible chevauchant les voies permet à Richard de se hisser à bonne hauteur afin d'exécuter les travaux. Ce n'est pas pour rien que j'ai prévu à l'étage 0 de très solides châssis supportés par des non moins solides pieds. Plus tard, si besoin est, un accès sera possible par l'arrière du panneau de fond.


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Plus loin, la voie débouche enfin dans la gare de St-Andreas, terminus de la ligne, en cours de décoration et dont j'ai déjà parlé dans un autre billet.

 
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Nous descendons d'un étage pour nous retrouver au niveau principal du réseau, l'étage 0, situé à environ 1,20 m du sol. Nous sommes ici à la sortie de la gare de Stahldorf en direction de la grande gare de Kugelstadt que traverse l'artère principale du réseau, la ligne 10 à double voie.

Deux lignes se détachent de Stahldorf, à gauche la 21 en direction de Kugelstadt et à droite la 23 qui, au terme d'une longue pérégrination, se retrouvera à l'étage +1 pour desservir 3 petites gares et donner naissance à deux autres petites lignes en antenne, la 22 dont je viens de parler en début de billet et la 43, ces deux dernières desservant à leur tour deux autres petites gares supplémentaires. Mais là, j'anticipe un peu.

Le ballastage a déjà débuté. La pose de quelques bâtiments et la création de routes est prévue à court terme. 

 

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La ligne 23 en surplomb donne naissance à une entreprise raccordée, en l'occurrence une bouteillerie car sur le réseau trônera plus tard une brasserie ayant besoin de bouteilles. On y brassera une bonne bière à laquelle je donnerai un nom lorsque l'inspiration m'en soufflera un qui sonne bien.
La colonne qui a donné lieu à la colline et à deux tunnels à l'étage supérieur nécessitera ici aussi la création d'une avancée rocheuse afin d'être camouflée. Une sorte de pare-avalanche est également prévu pour la ligne 21 en contrebas. Une route en profitera pour se faufiler de l'autre côté de l'embarrassante colonne.



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Redescendons encore d'un niveau pour aboutir à l'étage -1. Il restait un bout de voie de la ligne 10 exempt de décor. Après avoir confectionné un relief provisoire à l'aide de frigolite d'emballage, Richard s'est attelé à confectionner une remontée de terrain adossée au panneau de fond en pratiquant sa propre méthode consistant à utiliser ses mains en guise de palettes pour étaler la pâte de papier. Seul le résultat compte, n'est-il pas vrai ?

 

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Pour conclure, il étale une couche de peinture sur la surface fraîchement posée. J'ai déjà expliqué pourquoi, essentiellement pour éviter que n'apparaisse par mégarde entre les touffes d'herbe du gris ou du blanc qui se remarquerait fort et ferait mauvais effet.

La partie en niche de la ligne 10 comporte des tunnels bien entendu, j'en compte 9 jusqu'à présent, qu'il me faudra bien construire avant leur pose. Je compte créer quelques moules afin de créer de la diversité, d'autant que le coût des tunnels en plastique n'est pas négligeable.


 

D'autres travaux ont encore été effectués, notamment la création de diverses pièces en plâtre à partir de moules mais cela fera partie d'un autre billet.

 

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J'effectue ici un remplissage des moules à l'aide de plâtre de moulage liquide lors de ma démonstration à Joseph qui n'a jamais fait ce genre d'opération. 

 

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Le travail du maître mouleur de service : une belle volée de pièces dont nous aurons bientôt besoin pour façonner des murs de soutènement et ouvrages connexes. Je compte utiliser massivement ce genre de pièces pour le décor, vu leur grande diversité, leur coût réduit et leur grande facilité de mise en oeuvre et de peinture/patine.

 

 

11/05/2012

05/2012 - Travaux en tout genre

Il y a tellement de choses à faire que, par moment, je ne sais par où commencer ... ou continuer. C'est qu'il faut fournir du travail à mes deux acolytes et leur préparer le terrain. Mais la solution vient vite : pour mes deux compères, ballastage de la ligne 10 en niche et formation du relief en coquille de la ligne 22 ; pour moi, travaux divers aux voies, en l'occurrence modification-fabrication d'appareils de voie pour la gare de Stahldorf tout en supervisant du coin de l'oeil le travail de mes deux associés.

Je vous livre quelques petites photos juste pour vous montrer que les travaux continuent. Ce n'est pas très spectaculaire car à ce stade cela semble ne pas avancer beaucoup. C'est que la réalisation du "décor", comme on dit, demande beaucoup de temps par rapport à la superficie.

D'autres photos suivront bien sûr au fur et à mesure de la réalisation et vous montreront divers aspects du décor réalisé.

 

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Travaux de nivellement du ballast de la ligne 10 à l'aide de la ballasteuse maison que j'ai construite il y a plus de 30 ans sur base d'un schéma paru dans la revue américaine Model Railroader. C'est Joseph qui s'y essaie car il n'a jamais eu l'occasion de l'utiliser et il semble y prendre plaisir.

La ballasteuse vient bien à point car la section ballastée est assez longue, soit environ une douzaine de mètres de double voie. Un tout gros bocal de gravier calibré y a d'ailleurs été consacré plus un demi-litre de colle diluée.

 

 

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Richard ayant repris la main en est à la phase d'encollement du ballast nivelé. Avant de déposer la colle, il prend soin d'asperger finement la voie au moyen d'un vaporisateur. Il s'agit d'eau additionnée d'un peu d'agent tensio-actif, autrement de liquide détergent - une très faible quantité suffit par litre d'eau - qui a pour mission de casser la tension superficielle de l'eau empêchant ainsi la floculation et favorisant l'étalement et la pénétration de la colle dans le gravier formant ballast.  A l'arrière-plan, on remarque un flacon distributeur permettant le goutte à goutte (flacon pour teinture de cheveux par exemple). Je préfère pour ma part utiliser un vaporisateur pour les grandes surfaces mais avec le risque de bouchage du gicleur ou d'un jet trop puissant. 

Le type de colle et sa dilution ont une grande importance. Pour des raisons acoustiques, une colle "élastique" est préférable à la simple colle à bois, ou encore du "matte medium" (magasin d'arts graphiques), l'idéal étant de se procurer de la colle prête à l'emploi comme celles proposées par Asoa et Woodland Scenics par exemple. A défaut, de la colle à bois blanche diluée à raison de 1/3 de colle et 2/3 d'eau) conviendra aussi.

L'encollage n'est pas irréversible car, en cas de nécessité, une aspersion d'eau sur un ballast encollé ramollira celui-ci et permettra de récupérer les éléments de voie moyennant un bon nettoyage final.

 

 

En plus du travail de ballastage de la ligne 10, Joseph et Richard se sont attaqués au modelage du relief de la ligne 22 sise à l'étage +1. Entreprendre deux chantiers nécessitant une phase de séchage est une option intéressante : pendant que l'un sèche, on s'attaque à l'autre.  Voici quatre photos montrant divers stades du travail. Un tutoriel est prévu et fera l'objet d'une page.

- voies_ballastage,- voie_pose de la voie

Pose du treillis sur cales de bois.

 

 

 - voies_ballastage,- voie_pose de la voie

Pose d'un papier épais et d'une protection de la voie.

 

 

- voies_ballastage,- voie_pose de la voie

 Pose de bandes plâtrées.

- voies_ballastage,- voie_pose de la voie

Pose de ma mixture à base de pâte de papier et remise en place du module pour un séchage de plusieurs jours.

 

 

 

- voies_ballastage

Au départ de la gare de Stahldorf dont je m'occupe actuellement, on voit les deux lignes 21 et 23 qui divergent, l'une descendant et l'autre montant. 

Une fois les essais de roulement effectués, je réalise par tronçons la peinture et la patine de la voie, le ballastage et le façonnement du décor. Il s'agit d'une première mouture peu avancée car il est hors de question de planter des arbres, poteaux ou signaux de peur de les esquinter. Auparavant, une foule de travaux devront être exécutés comme la création de routes, passages à niveau, murs de soutènement, ouvrages d'art et bâtiments.  Chaque chose en son temps, dit-on !

 

 

 

- voies_ballastage

Vu dans l'autre sens, voici une vue du gril d'aiguillages côté Ouest qui m'a donné du fil à retordre. La pose d'aiguillages enroulés ne me donnait pas satisfaction à cause de la courbure prononcée des voies côté panneau de fond. Mon rayon minimal de courbure des voies étant, je le rappelle, 60 cm, je descendais en dessous de cette limite pour atteindre les voies 5 et 6, je me suis donc résolu à fabriquer un appareil de voie peu commun, une traversée-jonction double tout en courbe. On n'en trouve qu'en Allemagne à ma connaissance et à peu d'exemplaires. C'était l'occasion de placer là cet appareil de voie sortant de l'ordinaire. En outre, je gagnais en longueur et augmentais d'autant la longueur utilse des voies de réception. Esthétiquement, le résultat visuel y a également beaucoup gagné.

En fait, je n'ai pas eu à la fabriquer intégralement car la chance a voulu qu'un modéliste m'en cédat une autrefois qu'il n'avait jamais su assembler correctement et dont il se débarrassait. On la trouve en kit chez le spécialiste Hobby Ecke Schumacher en Allemagne. Je l'ai démontée entièrement, enlevé toute trace de soudure et rectifié la courbure des éléments. J'ai ensuite patiemment remonté l'ensemble non sans lâcher quelques jurons bien sentis au passage. C'est vraiment l'exercice de création d'appareil de voie le plus laborieux de ma vie de modéliste car tout est en courbe et les wagons déraillent si l'appareil n'est pas parfaitement calibré. Les points critiques sont évidemment les deux coeurs de croisement au centre de la TJD. Je procède régulièrement à des essais avec divers véhicules avant de la terminer complètement au niveau des traverses. Cette TJD constitue un point stratégique du point de vue itinéraires et fréquentation et je me suis donné pour règle de faire tout ce qui est possible pour ne pas assister à des déraillements sur mon réseau. Cela nécessite une voie impeccablement posée et du matériel roulant aux caractéristiques de roulement optimales. Beaucoup de rigueur, de travail et de patience en sont le prix à payer.

Encore un détail : le joint que l'on voit est celui qui sépare les assiettes de voie fixe d'un panneau amovible sur lequel se trouvent la majorité des aiguillages. J'ai prévu cela pour pouvoir enlever le panneau amovible avec les appareils de voie fixés dessus afin de le dresser verticalement et procéder à mon aise au câblage et à la pose des moteurs d'aiguillages sous table. J'avoue que les acrobaties sous le réseau ne me tentent plus guère ! Une fois ce travail terminé, le panneau sera définitivement remis en place et refixé solidement (les vis concernées sont entourées d'un cercle).

 

 

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De l'autre côté de la gare, le gril d'aiguillages Est est pratiquement terminé. Il me reste à ajuster les 3 voies en cul-de-sac alimentant la cour aux marchandises et l'entreprise raccordée. A cet effet, je pose quelques bâtiments afin de juger de l'emplacement définitif de ceux-ci et des voies tout en tenant compte de la future route. C'est ainsi que mon poste d'aiguillages a dû déménager de l'autre côté des voies, coïncé entre voie normale et voie métrique (qui reste à poser mais cela est un autre chantier).

 

 

Encore un peu de patience et de travail et ma gare sera bientôt fonctionnelle laissant ainsi la place à la décoration de la gare, une phase importante mais ô combien intéressante à réaliser.

09/03/2012

03/2012-1 - Ca avance petit à petit

La longue dorsale à double voie numérotée ligne 10 qui s'étire, je le rappelle, sur 174 m de longueur, est fonctionnelle. Une bonne partie de son trajet se trouve en niche à l'étage inférieur. Je me suis dit que ce serait bien de commencer à lui donner un bel écrin.

 

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Pour créer le relief désiré, la pâte de papier dont j'ai déjà donné antérieurement la composition a été étalée sur un support réalisé avec des déchets de frigolite car il ne s'agit pas ici de relief en coquille faisant appel à une coque en treillis. Une seconde couche assez molle a déja été appliquée pour remplir les fissures qui se créent inévitablement à cause de la rétraction de la pâte lors du séchage.

Là où je désire voir des roches apparentes, j'étale un peu de pâte teintée en gris et lui donne un premier relief. Il faut attendre qu'elle sèche pour faire des retouches et la patiner afin de lui conférer un aspect de rochers réaliste.

Les rails ont été peints en couleur rouille et les traverses ont reçu un traitement spécial. Il reste encore à vérifier que les joints soient bien répartis (ici, on voit 2 joints un peu trop gros) et à créer un dévers dans les courbes.

Du sable fin a déjà été étendu sur les deux côtés de la double voie. Il sera recouvert en partie par le futur ballast et les herbes de la végétation environnante.  

Une fois le relief terminé, une sérieuse retouche sera apportée au panneau de fond et quelques nuages apparaîtront.

 

 

 

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Un peu plus loin. Les rochers apparents doivent encore être retravaillés mais cela nécessite un certain séchage.

 

 

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Un peu plus loin encore, une seule couche a été étalée et on distingue des endroits qui doivent bénéficier d'une seconde couche. La voie doit encore recevoir un petit traitement.

 

 

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De nombreux tunnels jalonneront la ligne 10 qui disparaît en de nombreux endroits dans les entrailles du réseau pour reparaître plus loin. Je me sers ici de moulages en plâtre que j'ai réalisés à partir de moules divers dont certains proviennent de la firme allemande Spörle, l'idéal étant de varier les architectures et de personnaliser au maximum les ouvrages d'art.  

  

 

A l'étage 0, je termine le gril Est de la gare de Stahldorf avant de passer au gril Ouest.

 

-décor_le long de la voie,-décor_peinture et patine

Ceci est la dernière mouture du plan de Stahdorf. Je dis dernière car je modifie souvent les détails de mes plans en fonction de l'avancement des travaux et de diverses idées qui me passent par la tête, notamment la voie métrique dont je vais parler un peu plus loin.

Outre la voie métrique, j'ai également dessiné la route complète. Je dois avouer que je caresse l'espoir d'installer un jour le système Faller Car et dans ce but les routes dessinées répondent à un plan de circulation déterminé.

 

 

 

-décor_le long de la voie,-décor_peinture et patine

Le gril Est de la gare de Stahldorf, gare intermédiaire sur la ligne 21.

Il reste 3 aiguillages à mettre en place pour la desserte de la cour aux marchandises et de l'entreprise raccordée et ce sera fini pour l'entrée Est en gare, une fois le câblage de ces appareils de voie terminé.

Le plus dur a été la traversée-jonction double (TJD) que j'ai créée de toutes pièces. Quant aux 4 aiguillages, j'ai utilisé dans ce gril les excellents appareils de voie "courbables" de la firme Tillig dont 3 sont transformés en aiguillages courbes.

 

 

-décor_le long de la voie,-décor_peinture et patine

Trois aiguillages ont été mis en courbe et c'est du vrai "sur mesure" comme cela existe souvent en réalité car il est parfois nécessaire d'adapter les aiguillages à la configuration des voies de la gare.

Tout à fait à gauche, on voit une voie à écartement métrique. Elle est dessinée sur le plan en traits discontinus. Il s'agit d'une voie métrique qui pénètre en gare de Stahldorf afin de permettre le transbordement voie normale-voie métrique des marchandises. C'est une de mes dernières idées.

 

 

-décor_le long de la voie,-décor_peinture et patine

Pour que les trains de la compagnie à voie métrique puissent entrer en gare, il était nécessaire que la voie métrique passe par le tunnel précédant la gare, ce qui implique une voie à 3 files de rails dans ce tunnel.

Aussitôt dit, aussitôt fait !  La voie à  3 files de rails est en place et je vais devoir bien sûr faire sortir la voie métrique de la voie normale à cet endroit. J'ai 2 solutions et je verrai bien laquelle je choisirai quand je me mettrai à la tâche. Affaire à suivre donc.

 

 

-décor_le long de la voie,-décor_peinture et patine

De l'autre côté du tunnel, la voie métrique se sépare de la voie normale à une petite distance de l'entrée du tunnel, en l'occurrence à l'endroit montré sur la photo. En fait, la voie normale est la ligne industrielle n° 40 qui dessert le complexe sidérurgique Krump. En contrebas se trouve la ligne secondaire n° 21 qui relie Stahldorf et Coksdorf au départ de la grande gare de Kugelstadt. Quant à la voie métrique, la ligne 51, elle va longer le complexe, perchée sur un remblai, pour se diriger vers la gare de Coksdorf, la contourner et continuer sa route vers une gare belge.

 

06/01/2012

01/2012 - L'équipement et la décoration du réseau se poursuivent

Il manquait quelques petits châssis à créer pour terminer la menuiserie de la phase 2 du réseau et ils se situaient à l'étage +1. Mes deux amis s'en sont occupés arguant notamment  du fait qu'il fallait en finir avec la poussière de bois causée par les travaux de menuiserie.

Dans cette optique, la plupart des bandeaux de façade et les panneaux d'arrière-plan ont été découpés et posés. Cela fait, nous avons d'ailleurs commencé à peindre ces derniers car la décoration du réseau se doit d'être lancée maintenant.

 

 

-decor de fond,-decor_relief en coquille

L'assiette de la gare de Rotenburg située à l'étage + 1 est maintenant prolongée jusqu'au passage entre les salles 1 et 2. Cette extension est destinée à donner accès, via un petit pont amovible, à la future extension de réseau qui prendra place le long du second grand mur de la salle 2. Mais cela fera partie de la phase 3.

Il y a un escalier qui prend naissance dans le petit espace à gauche du passage et il a fallu calculer pour que toute personne s'engageant dans l'escalier descendant dans l'atelier ne se heurte la tête aux châssis.

 

 

-decor de fond,-decor_relief en coquille

Cette photo montre l'ensemble des 3 étages : la voie en niche à l'étage - 1 ; au-dessus, l'étage 0 qui constitue l'étage "normal" s'étirant sur une largeur variable selon l'importance des installations et enfin, tout au-dessus, l'étage + 1, d'une largeur réduite à environ 35 cm, qui héberge essentiellement des lignes secondaires en décor champêtre.

 

 

-decor de fond,-decor_relief en coquille

-decor de fond,-decor_relief en coquille

La ligne 10 à double voie dont j'ai déjà dit qu'elle faisait 174 m de longueur actuellement s'étire le long du réseau en suivant les couloirs de circulation. Tout est maintenant prêt pour commencer à façonner le relief du paysage environnant les voies, essentiellement un relief assez irrégulier comme on en voit dans les Ardennes ou dans l'Eifel.

Sur le fond bleu uniforme peint à l'aide d'un large pinceau, je vais créer à l'aide de l'aérographe un ciel légèrement nuageux comme on peut en voir par une belle journée de printemps ou été, sans fioritures inutiles.

 

 

 

-decor de fond,-decor_relief en coquille

Entre deux autres travaux, je poursuis doucement le modelage du relief le long de la ligne 21. Ici, les ingrédients utilisés sont : toile métallique souple à fines mailles, bandes plâtrées et enduit fibreux préteinté de ma composition. Pourquoi préteinté ? La future pose des arbres exigera par la suite un forage préalable de trous afin d'y insérer les troncs d'arbre avec un peu de colle. Si la masse n'est pas teintée, il en résultera de la poussière plutôt blanchâtre due au plâtre. Idem pour toute opération de rectification du relief. Et puis, il y aura toujours des endroits où la végétation laissera apparaître le sol nu. La conclusion est évidente. A défaut, il suffira de peindre le sol avant revêtement de végétation mais gare aux éclats intempestifs.

 

 

 

-decor de fond,-decor_relief en coquille

Le séchage de l'enduit entraîne toujours une rétraction de celui-ci et il se crée des fissures. Il s'agit donc de remédier à cela en repassant un coup d'enduit assez liquide pour bien colmater les fissures et égaliser le relief.

 

 

 

-decor de fond,-decor_relief en coquille

Une légère couche d'enduit permet de donner une apparence définitive et correcte du relief. J'ajoute un peu de sciure de bois que je possède en excédent pour conférer un grain au revêtement. Ce n'est pas obligatoire du tout évidemment.

  

 

-decor de fond,-decor_relief en coquille

 

Ici, j'ai étalé une couche supplémentaire à l'aide d'un couteau à enduire. Pour parfaire le tout, je repasse au moyen d'un pinceau un coup d'enduit très liquide renforcé de colle pour bien lisser les aspérités.

 

  

 

Dcor5.jpg

De l'autre côté de cette tranchée, j'ai imaginé de futures constructions ayant entraîné la création d'une plate-forme et d'un mur de soutènement. Je me suis donc adonné à la fabrication de ce dernier à l'aide de plaques de plâtre issues de moules et voici un montage provisoire avec peinture partielle pour juger de l'effet obtenu. 

Dans ce cas-ci, il s'agit de moules de la firme Spörle. Mais j'en crée moi-même à l'aide de silicone et à partir de plaques du commerce en plastique. Ce sera l'objet d'un futur billet.

 

 

 

01/08/2011

07/2011 - La ligne 22 à l'étage +1 - partie 2

Les travaux avancent tout doucement mais une certaine dispersion existe du fait que nous sommes trois à contruire le réseau et qu'il n'est pas possible de s'atteler ensemble à la même tâche, sauf exceptions.

En ce qui concerne la ligne 22, la gare de Sankt Andreas prend tout doucement forme. Toute la partie électrique est terminée et la voie a été testée. Je suis donc passé à la décoration qui, pour moi, est la phase la plus intéressante.

 

St Andreas en cours.JPG

Le module supportant la gare de Sankt Andreas à l'étage +1.

Je m'en occupe sporadiquement étant occupé à d'autres tâches. Les deux voies sont ballastées et les deux quais sont terminés. Le passage à niveau est en cours ainsi que la route goudronnée. L'accès au bâtiment des recettes en pavés est réalisé en plâtre au moyen d'un moule en silicone.

 

 

BR St Andreas.JPG

Le bâtiment des recettes est terminé. Il est dûment patiné et il ne me reste plus qu'à le fixer définitivement en place. Je le ferai dès que la route pavée qui passe à l'arrière-plan sera achevée.

 

L 22.JPG

Le module de gare est suivi d'un module dont la voie attend d'être ballastée. Sur ce dernier, je ne prévois que de la végétation sans aucun bâtiment. Le louvoiement de la voie sera justifié par le relief. J'en profite pour signaler qu'en modélisme, il est souhaitable d'éviter les longues lignes droites, surtout celles qui longent parallèlement les bords du réseau. C'est d'autant plus vrai ici qu'il s'agira d'un relief assez prononcé. Courbes et contrecourbes sont toujours du meilleur effet en modélisme ferroviaire. 

07/05/2008

05/2008 - Le décor de fond - partie 7

On l'a vu sur quelques photos publiées dans les posts précédents, j'ai confectionné un support vertical à l'aide de panneaux MDF.

Dans un premier temps, ils m'ont permis d'agrapher le treillis qui allait servir à modeler une forme apte à recevoir la pâte de papier pour créer les rochers.

Comme j'avais laissé en suspens une partie du décor de fond, je me suis décidé à la terminer de sorte que je vais encore me "taper" quelques rochers pour terminer le décor de fond dans la salle 1. Cette dernière partie sera néanmoins moins chargée en rochers.

PF(Small)

Il va de soi que le réseau continue sur la gauche comme mentionné sur le plan. Une fois que la rénovation du bâtiment à côté sera terminée, le mur sera percé afin de pouvoir étendre le réseau. En principe, ça devrait être pour cette année.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une fois les rochers terminés, il me restait à créer un ciel convenable. Le printemps étant ma saison préférée, j'ai profité récemment d'un beau jour ensoleillé pour prendre quelques photos du ciel. J'ai ainsi jeté mon dévolu sur un ciel bleu parsemé de quelques cumulus qui sont, comme chacun sait, signe de beau temps.

Ciel R1 (Small)
J'habite la Hesbaye près de Liège (Belgique), d'où la présence de vastes champs. Un tel ciel se rencontre un peu partout en Europe bien entendu et il est parfait pour mon réseau frontalier belgo-allemand.

                                                                                  

                                                                                                                    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Choisir un ciel, c'est une chose, le représenter en modèle réduit, c'est autre chose. Je dois avouer que, malgré ma longue expérience de modéliste, je n'en ai guère en matière de création de ciel. Tout ce que j'ai fait jusqu'à présent, c'est l'un ou l'autre ciel réduit pour permettre la photographie de modules divers.

La première opération consiste à peindre le fond en blanc à l'aide d'une peinture acrylique pour murs et plafonds. Pourquoi en blanc et pas en bleu ? Eh bien, selon les spécialistes, c'est pour permettre une meilleure luminosité. En effet, le bleu qui sera utilisé par la suite en laissant apparaître les nuages blancs laissera transparaître le blanc, du moins aux endroits où le bleu ne sera pas apposé en grosse couche. L'ensemble sera plus lumineux que si les nuages blancs avaient été peints sur un fond bleu.

Ca, c'est la théorie. En pratique, il s'agit d'attraper le tour de main pour représenter les nuages. Pas facile du tout. Mais, à force de répétitions, on y arrive.

J'ai préféré l'aérographe au pinceau car il est ainsi plus facile d'obtenir des dégradés et des fondus. Quant à la peinture, j'ai utilisé de la peinture acrylique bleue, blanche et noire : bleu + blanc = le bleu ciel que je voulais et blanc + noir = les deux tons de gris clair nécessaires pour représenter les nuages correctement.

Ciel 1a (Medium)

Voici le premier ciel obtenu. Ce genre de ciel existe, mais ce n'était pas celui que je voulais. Donc, j'ai recommencé.

 

Ciel MR1b (Medium)
C'est déjà mieux, mais certaines remarques de personnes à qui j'ai montré cela me laissaient deviner qu'il fallait que j'améliore encore un peu l'ensemble. En fait, les nuages sont un peu trop isolés.

Ciel MR6 (Medium)
Voilà, je crois que j'y suis arrivé! Mon épouse m'a donné son approbation et comme elle a un bon coup d'oeil, je considère la chose comme réglée.

 

Je vais maintenant passer à la pose des voies et des bâtiments.

 

La construction du réseau avance, quoique trop lentement à mon goût, mais ça avance et c'est le principal.

02:28 Écrit par André S dans 11. Décor en général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : -decor de fond |  Facebook |

16/02/2008

02/2008 - Le décor de fond - partie 6

La confection du décor de fond avance et sera bientôt terminée.

J'ai déjà commencé à peindre le panneau d'arrière-plan ; ce travail doit encore être peaufiné et j'y reviendrai. Comme il me faut attendre que la pâte sculptée sèche, j'en profite pour étudier l'agencement des appareils de voie qui forment le gril de sortie en direction du pont tournant. C'est tant mieux, car ainsi je varie les travaux et évite la monotonie. En effet, arrivé à ce stade des travaux, je me retrouve devant une série de tâches intéressantes et variées : la confection de bâtiments, de routes, d'ouvrages d'art et d'une foule de petites constructions telles que les quais, le parc à combustible du dépôt, la cour aux marchandises et sa rampe de chargement, et bien d'autres choses encore ; la fabrication de très nombreux arbres, arbustes, buissons et autres articles relatifs à la végétation ; la voie et ses nombreux aiguillages dont beaucoup seront modifiés et certains construits de toute pièce. J'y ajoute les signaux, le ballastage des voies, la peinture et la  patine de l'ensemble des éléments précités. Ah, j'oubliais les commandes électriques des appareils de voie et signaux ainsi que le câblage électrique sans lequel aucun train ne pourrait rouler. Et il y a encore d'autres aspects que je ne cite pas.

Bref, il y a du boulot en perspective, mais c'est tout ça, la construction d'un beau réseau. Et il y a des ignares qui sourient sottement en s'imaginant qu'on "joue" au train électrique comme des enfants ! C'est vrai en partie, mais ça se passe APRES !

PR 11 (Medium)
 

 

 

 

 

 

 

L'ensemble commence à prendre belle allure et je me réjouis de voir tout cela avec de la belle verdure.

 

Un panneau de fond comportant un bel arrière-plan qui prolonge adroitement la scène ferroviaire lui faisant face crée une sorte d'écrin qui valorise avantageusement tout réseau ferroviaire miniature. Si l'on ajoute un bon éclairage, on atteint alors un bon niveau de réalisme et on améliore l'atmosphère ferroviaire.  

Sculpter des rochers est une affaire de patience et de persévérance, pour autant qu'on veuille obtenir un résultat bien déterminé. Je viens d'en faire encore l'expérience pour la seconde fois : une partie de la falaise ne me "bottait" pas trop. Plus je la regardais pendant son séchage, moins je l'aimais. Alors, comme pour la première fois, j'ai recommencé et ce à deux reprises.

Voici 3 photos qui illustrent mon propos.

SR 6 a (Medium)

La première mouture. Après une première mise en peinture mettant les détails en évidence, j'ai fait la grimace. Conclusion, j'ai recommencé.

 

 SR 6 b.JPG (Medium)

Deuxième mouture. Ici, j'ai imaginé des strates fort inclinées contrastant avec celles qui précèdent (voyez la première photo) et j'ai inséré quelques blocs de rochers moulés. A gauche non plus, la forme des rochers ne m'agréait pas trop. C'était déjà mieux mais, tout compte fait, ça ne me satisfaisait pas encore. Bref, rebelote, j'ai recommencé!

 

SR 6 c (Medium)

Troisième mouture que je viens de terminer et la pâte est encore toute humide. Là, ça me botte mieux. J'aime bien le relief  plus accentué par rapport aux deux premières versions.

 

 SR 7 (Medium)

Une vue générale de la partie gauche. Je n'irai pas plus loin pour l'instant car je m'approche du mur qui devra être percé lorsque j'aurai terminé la rénovation de la seconde salle. Ûne fois le décor de fond complètement terminé, je pourrai définitivement remettre en place les panneaux supportant les voies de la gare et poser celles-ci de façon définitive. Lorsque je devrai par la suite accéder au décor de fond, pour un nettoyage par exemple, je me servirai de la trappe d'accès prévue à cet effet et à défaut jouer les acrobates sur une espèce d'échelle pliante spécialement créée pour la cause.

 

Voilà, le plus gros du travail est terminé. J'ai perdu du temps du fait de mes remises en cause. Je ne le regrette cependant pas car je considère que ça ne sert à rien de se précipiter si c'est pour contempler pendant longtemps un résultat qui ne plaît pas.

Les Italiens disent : "Chi va piano, va sano e lontano". Je suis d'accord avec eux.

 

Fort de mon succès (c'est mon avis strictement personnel évidemment), et en attendant patiemment que toute cette pâte sèche, je vais un peu m'occuper de la voie, à moins que je ne m'attaque à la végétation, j'ai le choix, et puis je donnerai la touche finale en peignant et patinant les rochers sans oublier de terminer le ciel.

 

26/01/2008

01/2008-7 - Le décor de fond - partie 5

Une fois que la pâte de papier additionnée de plâtre a bien séché, elle devient dure. Vu que toute l'eau s'est évaporée (pas toute car, en fait, une petite partie de l'eau fait réaction avec le plâtre pour recréer du gypse dont provient le plâtre par déshydratation dans les fours à plâtre), on constate que cette couche d'enduit fibreux est relativement légère.

A ce stade, on peut encore éventuellement modifier la sculpture des rochers si besoin est. En principe cependant, c'est avant le durcissement complet que les modifications doivent être effectuées.

La pâte étatnt sèche et dure, c'est le moment de peindre et patiner la roche avant de passer à la pose de la végétation.

 

 

PR1a (Medium)

La première étape, si ce n'est déjà fait comme expliqué dans la partie 4, consiste à passer un jus de peinture noire fort diluée (peinture à l'eau : acrylique, gouache, ...) sur les rochers tout en pulvérisant de l'eau pour faire ruisseler la teinture de haut en bas. Il faut doser le rinçage pour que de la teinture noire reste dans les fissures et anfractuosités. Le cas échéant, à l'aide d'une lame acérée, on peut créer des fissures complémentaires ou creuser de nouvelles petites anfractuosités. C'est l'oeil qui est le meilleur juge. A chaque fois, un petit coup de teinture noire suivi d'une petite rincette à l'endroit de la modification et le résultat est bien mis en évidence.

 

On laisse maintenant sécher un peu avant de passer à la suite.

Selon la roche que l'on veut représenter, on choisit les teintes adéquates : tons gris pour le calcaire ou la dolomie ; tons ocres, bruns, verts, ... pour d'autres types de rochers comme le grès par exemple.

 

 

PR2 (Medium)

En ce qui concerne les rochers que j'ai choisis, soit de la roche calcaire, j'utilise différents tons de gris appliqués alors que la pâte n'est pas totalement sèche.

Je prends cependant soin de passer, en plus du noir,  un peu de jus de gouache très diluée dans les tons terre de sienne, terre de sienne brûlée, ocre, ombre naturelle, bruns,  toujours avec un petit rinçage à l'eau. Toutes ces teintures diluées se mélangent entre elles et vont se nicher dans les creux, ce qui donne en finalité un beau résultat. Il ne faut pas hésiter à faire des essais "à l'oeil", quitte à recommencer si le résultat n'est pas satisfaisant. Entre deux lavasses, on peut retoucher divers endroits avec du gris.

Il n'y a pas UNE recette, mais plutôt plusieurs car chacun procédera selon sa sensibilité, ses goûts et son talent personnels. En cas de doute, un petit coup d'oeil sur des photos de la réalité permettra souvent d'ajuster la patine.

 

PR6 (Medium)

A droite, la pâte est bien sèche et la patine est terminée tandis que sur la gauche, la pâte est encore humide et la patine est en cours. C'est une question de patience. Mais pendant que ça sèche, on peut bien sûr s'occuper d'autre chose, notamment la préparation des arbres, arbustes et buissons qui garniront la falaise.

 

PR7 (Medium)
Ici, au centre de la photo, la pâte vient d'être appliquée et n'a encore reçu aucun traitement. A droite, c'est en cours. Tout à fait à gauche, la coquille confectionnée à l'aide de serviettes plâtrées attend sa première couche de pâte.

 

Il est nécessaire de laisser sécher les lavasses appliquées successivement. Ce n'est que sur un support sec que l'on peut procéder à l'opération finale de "frottis à sec" appelée souvent "dry brushing" par les amateurs d'expressions américaines ou anglaises. Comment procéder ?

A l'aide d'un pinceau à poils durs, on trempe légèrement ceux-ci dans de la peinture blanche ou gris très clair (acrylique, gouache) et on essuie aussitôt le pinceau sur un support absorbant (carton par exemple) comme si on voulait le débarrasser de la peinture. Il en restera toujours un peu sur les poils. C'est ça le truc !

Le pinceau ainsi préparé, on passe avec légèreté ses poils sur les rochers en inclinant le pinceau assez fort. Vous verrez toutes les arêtes se mettre en évidence au fur et à mesure que vous passez les poils du pinceau dessus. A intervalles réguliers, il est nécessaire de tremper les poils dans la peinture et de répéter l'opération d'essuyage. A cet effet, le mieux est d'étaler un peu de peinture sur une planchette. Ça facilite le travail.

Cette technique est souvent appelée "mise en lumière". Il est vrai qu'elle est assez bien connue des maquettistes, notamment ceux qui assemblent des modèles réduits militaires. En consultant leurs sites Internet ou leurs forums ou en visitant leurs expositions, ces artistes m'ont appris beaucoup de choses intéressantes !  En outre, leurs saynètes sont un vrai régal.

Après tout, il n'y a pas que le modélisme ferroviaire au monde !

J'ai dit plus haut qu'en cas de manque d'inspiration, on pouvait tout simplement regarder ce qui existe dans la réalité ; quelques photos de rochers sont donc les bienvenues. Je dis toujours que tout modéliste devrait posséder des photos des divers aspects que présente le chemin de fer : voies diverses, bâtiments, matériel roulant, ouvrages d'art, ... et s'en inspirer s'il veut construire un réseau plus ou moins réaliste.

 

En ce qui concerne mes rochers, j'ai pris pour exemple des rochers qui bordent la Meuse entre Liège et Namur. Vu la hauteur des falaises, j'ai trouvé qu'ils constituaient un bon modèle pour mon réseau. Voici d'ailleurs une des photos de ces rochers.

 

Réel 1a

 

PR3 (Medium)
Pour moi, cette portion du décor de fond est terminée au niveau de la  sculpture et de la patine car elle me donne satisfaction. Une bonne partie sera recouverte de végétation de sorte que beaucoup d'anfractuosités se verront cachées, mais je prendrai soin de les laisser deviner en aérant les broussailles et buissons. Mais j'anticipe en parlant de végétation. Chaque chose en son temps, donc!

 

16/01/2008

01/2008-6 - Le décor de fond - partie 4

Appliquer de la pâte de papier ou du plâtre, c'est une étape. Il faut ensuite la sculpter pour obtenir le type de rochers souhaité. Je sais que pas mal de modélistes éprouvent des difficultés à ce stade. Le mieux alors est de se procurer des moules en latex ou en caoutchouc, voire à les fabriquer soi-même sur base de quelques morceaux de roche subtilisés dans la nature. Il est alors facile de créer une collection de rochers en plâtre qui seront insérés par la suite dans la pâte fraîche. C'est la méthode la plus facile et on trouve d'excellents moules dans le commerce spécialisé (par exemple la marque américaine Woodland Scenics).

 

  

 

SR1 (Small)

Ceci est le départ. Tout en appliquant une couche de pâte sur la coquille prélablement enduite de serviettes plâtrées, je la mets sommairement en forme. A ce stade, on peut soit modeler la pâte, soit inclure des morceaux de rochers en plâtre fabriqués à l'aide de moules en latex ou caoutchouc. Ici, j'ai utilisé les 2 méthodes : à gauche, quelques rochers en plâtre ont été insérés dans la pâte fraîche et à droite, j'ai modelé la pâte. pour économiser la pâte, j'insère ça et là des morceaux de polystyrène expansé pour donner de l'épaisseur.
Le travail est loin d'être achevé. Il arrive souvent qu'au vu du résultat, je constate que ça ne me plaît pas. Sans hésiter, je décide alors de modifier, quitte à arracher la couche de pâte précédemment posée.
Le mieux est de s'inspirer de ce que l'on voit en réalité. Mais malgré cela, la réussite n'est pas toujours au rendez-vous du premier coup. Il faut donc être persévérant.

 


SR2 (Medium)

Ici, j'ai commencé à tailler dans la pâte de papier/plâtre durcie pour tenter d'obtenir une allure qui me plaise. En vain ! J'ai finalement réenduit une grande partie de cette portion du décor, retravaillé le tout et obtenu un résultat satisfaisant. 

A ce stade, il faut tenir compte du fait qu'une bonne partie de la surface sera recouverte de végétation (herbes, ronces, buissons, arbustes, ...). Lors de l'opération de flocage, je veillerai évidemment à cacher les parties les moins réussies.  

 

 

 

SR3 (Medium)

Voilà d'ailleurs le résultat. C'est mieux structuré et le relief est plus conséquent. Je compte mettre en place dans les failles une végétation assez épaisse composée d'arbustes et de buissons assez vigoureux.

 

 

 

 

SR4 (Medium)
Maintenant que j'ai trouvé le tour de main, je continue allègrement la confection de la falaise rocheuse. Je vais bientôt arriver à un endroit où celle-ci va s'amenuiser et laisser place à quelques surfaces herbeuses. Il est bon de varier les effets pour éviter la monotonie.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
SR5 (Medium)
Je vous livre un de mes trucs. Pour mieux apprécier la sculpture que je viens d'exécuter, j'applique assez rapidement à l'aide d'une pipette (ou un flacon ayant contenu de la teinture pour cheveux), et avant même que la pâte soit sèche, un jus de gouache noire diluée assez fortement (de l'encre noire diluée convient aussi). Puis je pulvérise de l'eau pour laver partiellement la surface. Le résultat immédiat est que les anfractuosités et fissures se mettent en évidence de sorte que je vois beaucoup mieux les retouches à apporter.
Bien sûr, par la suite, une fois la pâte durcie et bien sèche, je procéderai à une peinture et une patine en règle de la paroi rocheuse.

L'opération suivante consiste à peindre et patiner les rochers. Et puis, il y aura encore la végétation. Mais chaque chose en son temps. Je dois d'abord terminer mes quelque 6 m de fond de décor, ce qui va me prendre encore un peu de temps.

14/01/2008

01/2008-5 - Le décor de fond - partie 3

Je reviens à mon réseau.

Une fois le support créé à l'aide de grillage et de papier d'emballage, je le recouvre d'une couche de bandes plâtrées de ma confection. Bien que je puisse me procurer des rouleaux de bande plâtrée dans toute pharmacie (bandes servant à plâtrer des membres cassés) ou même dans les magasins de modélisme, je me sers personnellement de serviettes de table en papier (ou des feuilles de rouleaux d'essuie-tout en papier) que je trempe dans du plâtre plus ou moins liquide. Cette opération est destinée à créer une coquille dure en plâtre qui va servir de nouveau support à la mixture épaisse dont je la recouvrerai par la suite.

 

CC9
La première chose à faire est de préparer le plâtre. La consistance de celui-ci doit être celle d'une crème. On a le choix entre du plâtre de plafonneur (on dit plâtrier en France et gypseur en Suisse) à prise lente et du plâtre de Paris à prise plus rapide. Je préfère personnellement ce dernier mais alors le travail doit être expédié sans traîner !

 

CC10

Pendant que je poursuis la pose du grillage et du papier Kraft, Richard pose les serviettes plâtrées.

 

CC12 (Small)

Joseph nous suit en recouvrant le support plâtré de ma mixture. Il devra bientôt s'arrêter car les serviettes de plâtre posées par Richard ne sont pas encore sèches et dures. Sur la droite de la photo, on voit la pâte que j'ai posée auparavant et que j'ai déjà présculptée en attendant qu'elle devienne plus dure. A ce stade, il ne faut pas être pressé car la pâte de papier demande de nombreux jours pour sécher et durcir totalement.

 

La préparation de ma mixture.

Ingrédients :

 -Eau

- Pâte de papier

- Plâtre

- Colle blanche (éventuellement colle à tapisser)

- Sciure de bois (facultatif)

FPP1 (Small)

La base est constituée de cartons à oeufs. Ceux-ci facilitent le travail car ils sont composés de fibres de cellulose aisément dissociables. A défaut, on utilise du papier journal ou du carton d'emballage. L'inconvénient est que cela nécessite un trempage plus long dans de l'eau avant l'opération de broyage.

Ici, j'ai déjà broyé sommairement une certaine quantité de cartons à oeufs à l'aide d'un outil que j'ai bricolé. L'outil de broyage peut être un mélangeur à plâtre utilisé par les plafonneurs. On en trouve dans tout magasin d'articles pour bricoleurs.

Je n'essore pas pour retirer un maximum d'eau comme certains le préconisent puisque je compte ajouter du plâtre. Il faut le faire si l'on désire un mélange composé uniquement de pâte de papier additionné de colle. Cette pâte de papier pure convient aussi très bien pour le modelage du relief et beaucoup de modélistes s'en tiennent à cette composition. Il est vrai que la pâte en est d'autant plus légère. A chacun son choix ! J'apprécie mon mélange personnel car il me permet de créer certains effets si je dois procéder à une sculpture de la pâte une fois celle-ci séchée ou en cours de séchage.

 

FPP2 (Small)

J'ai préparé deux sacs remplis l'un de plâtre et l'autre de sciure de bois. Ce dernier ingrédient est facultatif, je le rappelle, et je m'en sers parce qu'il se fait que j'en possède un bon stock. Quant au plâtre, celui utilisé par les plafonneurs convient très bien. Sa prise est lente et laisse le temps d'étaler et de lisser le mélange lors de son application sur la coquille. 

   

 FPP3 (Small)

 

 

 

 

 

La mixture additionnée de sciure de bois est broyée une nouvelle fois. Le résultat final présente une structure nettement plus fine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FPP5 (Small)

Ayant prélevé un petite quantité du précédent mélange, je la dépose dans un petit bac en plastique. J'y ajoute du plâtre à raison d'un quart de plâtre pour 3/4 de pâte de papier et une bonne "bistouille" de colle à bois diluée ou une bonne portion de colle à tapisser pour améliorer la cohésion. Cette fois, je mélange à l'aide d'une petite truelle de maçon.


 

FPP6 (Small)
Voilà, la mixture de ma composition est prête à être appliquée sur la coquille.

 

CC13 (Small)

V'là encore un morceau d'fait !!! Oui, mais quand je pense que cette section du panneau de fond doit encore être recouverte de pâte et modelée jusqu'à obtention du relief désiré, je me rends compte qu'il y a du travail en perspective. Et je ne parle pas de la patine des rochers ni de la végétation variée qui va recouvrir le paysage.

 

Décidément, fabriquer un beau décor, c'est beaucoup de boulot ! Mais du plaisir aussi !

Maintenant, "y a plus qu'à" continuer, comme dirait l'autre !

13/01/2008

01/2008-3 - Le décor de fond - partie 2

Je reviens sur la notion de coquille, car il me semble intéressant de mettre en évidence un de ses avantages et non des moindres, celui de permettre un accès aisé aux voies souterraines et au câblage par le dessous de la coquille.

Il existe une méthode classique qui consiste à empiler ici et là sur le panneau (la "planche" comme certains disent) supportant les voies divers matériaux pour créer du volume, et puis d'enduire celui-ci de plâtre ou d'un enduit quelconque. C'est une méthode expéditive utilisée par beaucoup de modélistes peu expérimentés ; elle ne pose aucun problème si ce volume ne recouvre pas des voies en tunnel ou des câbles. En effet, dans le cas contraire, on s'interdit l'accès à ces éléments ! Que faire alors en cas de déraillement dans un tunnel dont l'intérieur est inaccessible ? Il faut absolument éviter cela en abandonnant définitivement l'idée d'un réseau dont la base se compose d'un simple panneau, solution encore trop souvent adoptée par beaucoup. Il faut prendre la peine de créer au départ un châssis en bois formant un cadre ajouré qui va supporter l'ensemble des éléments du réseau, le plus souvent des panneaux supportant à diverses hauteurs des voies, routes ou autres constructions. Par la suite, on relie ces divers panneaux par une coquille généralement créée à l'aide de grillage mis en forme selon le relief recherché.

 

Relief coquille 1

Voici un exemple qui montre une structure faite de quelques lattes supportant une forme créée à l'aide de panneaux de polystyrène expansé (frigolite) découpés à façon. C'est fait intentionnellement de manière à obtenir une calotte amovible et permettre le passage du module à travers une porte (il s'agit ici d'un réseau modulaire destiné à être transporté). Si cette contrainte ne s'était pas présentée, l'auteur aurait pu créer la totalité de la coquille à l'aide de grillage comme celui utilisé sur la partie droite, un grillage soutenu par des lattes verticales (ici, une forme en frigolite joue ce rôle). Peu importe le moyen pourvu qu'on obtienne une coquille prête à recevoir l'enduit que l'on pourra sculpter, peindre et floquer ultérieurement en fonction de ce que l'on désire obtenir comme paysage.

Relief coquille 2
Le grillage a été recouvert de mousse de polyuréthane en bombe (produit d'isolation). Une fois que cette mousse a complètement terminé son expansion, il reste à la sculpter à l'aide d'un outil bien tranchant pour lui donner la forme voulue.

relief coquille 4

Voilà, la montagne sur laquelle trône le château-fort a été enduite de pâte de papier. Quelques rochers en plâtre moulé ont été inclus dans cette dernière. C'est prêt pour la peinture et le flocage.

 

09/01/2008

01/2008-2 - Le décor de fond - partie 1

Me voici arrivé aux travaux qui se rapportent à la partie visible de la gare de Cocksdorf. Il va s'agir de peaufiner le travail pour obtenir ce que j'appelle de "l'atmosphère".

Je dois dire que j'attendais cette étape avec une certaine impatience. En effet, les travaux préliminaires tels que la menuiserie, les voies souterraines, le câblage électrique et le raccordement des composants électroniques qui s'y rapportent ne sont pas mes préférés, bien qu'ils ne me rebutent pas et me procurent même un certain plaisir. Cependant, la pose des voies, la création des bâtiments, des ouvrages d'art, de la végétation et tous les travaux qui concourent à créer l'atmosphère recherchée sont les opérations que je préfère dans le modélisme ferroviaire.

La question est : les assiettes de voie supérieures étant terminées, je commence par quoi maintenant ? Certains diraient : la voie. Mais non, je n'entreprends pas immédiatement la pose des voies car la confection du décor de fond est une opération salissante malgré les précautions prises. En effet, elle fait appel à la pose de pâte de papier et de plâtre. Je trouve donc préférable de liquider ce travail avant la pose de la voie sur l'assiette proche du panneau de fond. Au demeurant, je dispose ainsi d'une surface libre me permettant d'y déposer les nombreux matériaux  nécessaires.

Je commence donc par créer le support qui recevra le décor de fond. A cet effet, j'ai enlevé la plupart des assiettes de voie de la gare afin de  permettre un accès aisé à l'arrière du réseau.

SDF1 (Medium)
Avec l'aide de Richard, je pose l'assiette destinée à créer un lit de rivière.

 

Cette rivière ne sera pas bien large, environ 8 à 10 cm. J'aurais bien aimé donner plus de profondeur au décor de fond, mais ça aurait été au détriment des emprises ferroviaires. Après, tout, c'est le chemin de fer qui doit primer sur mon réseau ! 

Mais, malgré sa faible largeur, quand même 7 à 9 m à l'échelle 1/1, cette rivière sera suffisante pour justifier une vallée bordée de falaises rocheuses. En effet, sur les 2 murs que l'on aperçoit et qui comportent déjà des lattes verticales, je compte adosser une falaise rocheuse comme celles que l'on rencontre dans de nombreuses vallées de nos belles Ardennes belges.

SDF5 (Small)

 

 

 

 

Cette fois, c'est Joseph, le second larron de mon équipe qui m'aide à poser le panneau de fond.

SDF3 (Small)

 

 

Les panneaux de MDF sont maintenant fixés sur les lattes verticales. En passant, je signale que j'ai occulté les vitres de la fenêtre car la lumière est l'ennemi de la végétation. Elle ternit les couleurs de celle-ci à la longue et il est donc préférable de laisser le réseau dans l'obscurité lorsqu'il est inutilisé.


 

 

CC2a (Medium)
Le grillage métallique est agrafé et relie l'assiette de la rivière et le panneau de fond. Je veille à éliminer les lignes droites et n'hésite pas à accentuer le relief. Sur le grillage dûment mis en forme, je pose du papier fort (le papier d'emballage Kraft convient très bien) destiné à éviter que la mixture que je vais bientôt appliquer traverse les mailles du grillage et souille les voies situées en dessous ainsi que le plancher. Par précauton, je protège mes voies cachées à l'aide de papier journal.
Le cas échéant, au moyen de bouts de latte, de boîtes en carton ou autre accessoire, je crée des supports temporaires pour soutenir le grillage mis en forme et éviter qu'il s'affaisse sous le poids de la pâte humide que je compte appliquer en grosse épaisseur.

 

Pour créer mon décor, j'applique le principe du relief en coquille. Cette technique était déjà connue par les modélistes américains dans les années 40 sous le nom de "hardshell scenery" et John Allen, dont la réputation a traversé les océans, l'a vulgarisée dans les années 50 notamment grâce à son fameux et légendaire réseau "Gorre and Dapheted Railroad", un réseau d'avant-garde faisant appel à des techniques alors inconnues en Europe et qui n'ont commencé à se répandre timidement chez nous que dans les années 60. Lecteur précoce de revues américaines, je me rappelle l'enthousiasme que je ressentais en ce temps-là à la vue des photos publiées dans la revue américaine "Model Railroader". Comparés aux réseaux jouets que l'on voyait couramment à cette époque (et encore de nos jours ... ça, je ne comprends pas ...!!!), ces réseaux merveilleux constituaient le nec plus ultra. Ceci explique que j'appliquais déjà ces techniques dans les années 70 au cours desquelles j'ai renoué avec le modélisme après une éclipse due à un long séjour professionnel à l'étranger une fois mes études terminées et le service militaire expédié.

Depuis lors, une pratique intense m'a amené à apporter ma touche personnelle à ces techniques, notamment dans la fabrication de la mixture dont je me sers pour façonner le relief.