17/04/2008

04/2008 - Le réseau d'essai


Tout en construisant mon réseau, une idée me trottait en tête : créer un réseau d'essai provisoire.

Compte tenu que mon grand réseau ne serait pas opérationnel avant longtemps, même de façon partielle, j'ai donc décidé de construire ce petit réseau. Celui-ci me permettrait ainsi de disposer d'un ensemble de voies divisées en blocks, afin que mes potes et moi puissions nous familiariser davantage avec le logiciel de gestion de trains "Railroad & Co Train Controller" et d'en découvrir les finesses. Le manuel fait quand même 263 pages (version 5.8) et l'apprentissage demande un réseau autorisant des exercices pratiques. En outre, comme j'aime varier mes occupations, ainsi que je le disais au début du post précédent, j'abandonne fréquemment la construction du réseau pour mettre aux normes soit quelques wagons, les peindre et les patiner, soit digitaliser une locomotive, ou encore créer des arbres, etc. Le réseau d'essai viendrait bien à point pour tester le matériel roulant sortant de transformation.

Quelques images de la construction de ce réseau d'essai qui est maintenant terminé.

 

R E fab 3 (Small)

Joseph en train de créer le tableau d'appareillage du réseau comprenant détecteurs d'occupation des blocks (appelés cantons en France), modules de rétrosignalisation et décodeurs d'aiguillages. Ce panneau possède des charnières permettant de le positionner adéquatement pour un câblage commode.

 

 

 

 

Réseau TAS  - Plan des voies V002 (Small)

Un petit plan est toujours le bienvenu et, personnellement, je ne me prive jamais d'en établir. 

 

 

 

 

 

 

 

R E fab 2 (Small)

Quand on construit un réseau, il y a toujours du brol sur celui-ci. Ici, on en est au stade des coupures de rail (sur un seul côté) afin de créer des blocks (cantons) et des sections de block. Il y a 14 blocks en tout : 4 pour le circuit extérieur, 4 pour le circuit intérieur, 1 pour le demi-cercle intérieur et enfin 5 pour les voies de garage.

Pour le logiciel Train Controller, un block est un emplacement où un train peut se trouver. C'est donc un peu différent de la réalité. On peut ainsi faire rouler automatiquement un train d'une voie de garage d'une gare à une autre voie de garage dans une autre gare. Ceci n'est bien sûr qu'un exemple parmi des tas de possibilités.

Chaque block prévu pour la marche unidirectionnelle peut être divisé en 2 ou 3 sections, par exemple 2 dont une pour la marche à allure normale et l'autre pour la marche avec ralentissement progressif suivie d'un arrêt . Trois sections, c'est encore mieux (mais plus coûteux aussi) car la troisième est une courte section de sécurité qui stoppe le train quoiqu'il arrive. C'est cette solution que j'ai adoptée pour mon grand réseau. Chaque section est connectée à un détecteur d'occupation, la détection étant basée sur le principe de la consommation de courant (quelques mA). Comme je graphite les essieux de mes véhicules, un seul wagon - il faut penser aux wagons perdus car cela arrive - bloque le signal d'entrée du block, d'où une protection anti-collision totale. J'ai déjà parlé de ceci dans mon post "02/2007 Le block-système :  le câblage des cantons".

Sur le réseau d'essai, les 4 blocks des 2 ovales sont divisés chacun en 2 sections (marche dans un seul sens), le block constituant le demi-cercle en 3 sections (marche dans les deux sens) tandis que les 5 voies de garage ne possèdent qu'une seule section car on y roule uniquement à allure réduite (mode manoeuvre). Il existe encore 3 zones de détection constituées par 2 groupes d'aiguillage et une TJD, ces zones étant considérées par le logiciel comme des "liens entre blocks". En tout donc 27 sections de détection. Avec ça, le dispatcher du logiciel Train Controller peut faire circuler un train de n'importe quel endroit à n'importe quel autre endroit.

Le problème avec l'exploitation digitale, c'est le nombre de détecteurs d'occupation si l'on veut une bonne sécurité. Heureusement, on en trouve d'excellents en kit à monter chez Littfinski Daten Technik (LDT), un fabricant allemand (vente en ligne uniquement). Le coût s'en trouve donc fortement réduit. Les 2 circuits noirs sur l'llustration suivante sont des LDT. Ceux-ci présentent l'avantage de comprendre à la fois le détecteur d'occupation, le détecteur de tension et les composants de rétrosignalisation vers la centrale.

 

 

 

 

R E fab 4 (Small)

Voici le tableau d'appareillage terminé. Le matériel provient uniquement des firmes Lenz et LDT. J'apprécie assez bien ces deux fabricants. Mais il en existe d'autres qui proposent aussi d'excellents produits. A droite, les 2 décodeurs de commutation Lenz LS150 pour commander les 11 aiguillages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

R E fab 5 (Small)

Le réseau terminé et prêt pour les essais. Voie et aiguillages Roco au code 100 de récupération font parfaitement l'affaire. A droite, un vieil ordinateur, un Pentium 2 bien suffisant pour ce qu'il a à faire, est raccordé au système digital via une interface Lenz. Il comporte le logiciel Train Controller ainsi que quelques programmes utiles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

R E fab 6 (Small)

Quelques locos (dont 2 avec sonorisation) et wagons ainsi que 2 régulateurs vont permettre de mener des essais intensifs en exploitation manuelle, automatique ou semi-automatique. La première chose à faire est de paramétrer la distance de freinage de chaque locomotive en fonction des sections de ralentissement et arrêt, forcément très courtes sur ce réseau d'essai par manque d'espace.

 


 

 

R E fab 7 (Small)

Le logiciel Train Controller affiche à l'écran le TCO du réseau. les blocks y figurent déjà mais bien d'autres accessoires y figureront aussi au fur et à mesure que se dérouleront les essais. Par exemple, des boutons-poussoirs destinés à créer des actions en cascade.

L'équipe (Small)
Pour terminer, une petite photo avec mes 2 potes qui me secondent si efficacement dans la construction de mon  réseau.

 

 

 

Je me réjouis de découvrir davantage et d'expérimenter les diverses facettes de cet excellent et réputé logiciel de gestion de trains. Beaucoup de plaisir en perspective donc !

Commentaires

Tout est bien très belle réalisation et encyclopédie en ligne
pour les amateurs de ferromodélisme.
Comment peut on vous questionner concernant l'approvisionnement de matériel? merci pour une réponse

Écrit par : Bayi Robert | 23/04/2008

Répondre à ce commentaire

Bravo! Alors on commence ces premiers tests avec TrainController :-)
ça fait plaisir à voir!

À la prochaine!

Écrit par : Yann | 29/06/2008

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.