05/11/2008

11/2008-3 - La voie - partie 9 : construction d'un aiguillage - l'usinage et la pose des divers constituants

 
Usinage des 2 lames mobiles 

Que les lames soient articulées sur charnières ou élastiques (c'est-à-dire faites d'une seule pièce de la pointe de la lame mobile jusqu'à la patte de lièvre longeant la pointe de cœur), leur usinage est le même. On coupe d'abord le coupon de rail à bonne longueur. Si je désire confectionner une articulation sur la barrette de commande des lames, je coupe avec un petit excès de longueur, celui-ci étant réservé à la confection de la patte qui servira de pivot. Une remarque : l'effilement se pratique sur un seul côté de la lame, celui qui vient en contact avec le rail extérieur, à l'endroit où celui-ci comporte un évidement dans le patin. Pour ce faire, je pratique comme pour l'évidement des rails extérieurs : j'utilise successivement un touret à meuler, une lime plate et une mini-disqueuse munie d'un disque au carborundum.
Outre cette opération d'effilement, il faut également procéder à la bonne courbure en ce qui concerne la lame courbe donnant accès à la voie déviée. Je pratique cela à la main, le coupon de rail étant posé bien à plat sur une surface dure et plane. Attention à ne pas effectuer de pli dans le rail courbe ! 
En cas de lame élastique, il faut bien entendu usiner la partie effilée au moment de la confection de la patte de lièvre. Et enfin, il ne faut pas oublier la suppression d'une partie du patin (quelques millimètres) afin de permettre plus de souplesse dans la flexion de la lame élastique.

Un petit mot sur la barrette de commande des lames. Il existe un système simple que certains modélistes utilisent. Ils soudent tout simplement l'extrémité avant des lames sur une barrette en époxy cuivré servant de tringle de commande. L'inconvénient est que l'on crée ainsi une sorte de rectangle rigide exigeant un bon moteur. J'ai pratiqué cette méthode en association avec des lames sur charnières créées à l'aide d'une éclisse métallique, ce qui confère à l'ensemble lames-barrette une certaine mobilité. Maintenant, comme je privilégie les lames élastiques, je donne la préférence aux pivots sur la barrette de commande.

 

Aig 7 (Medium)
Lames sur charnières et soudées à la barrette de commande. Dans ce cas-ci, il faut qu'une lame au moins soit libre dans le soulier servant d'articulation (une éclisse fait l'affaire) afin de permettre un débattement aisé de l'ensemble soudé lames/barrette.


Aig 6 a (Medium)
Ici, l'aiguillage (de marque Tillig à l'origine) comporte des lames élastiques (donc sans charnières) et une barrette de commande avec pivots.
Dans le cas de cet aiguillage, une des deux pattes d'origine s'est cassée. Je l'ai remplacée par un bout de tige de laiton. J'en ai profité pour remplacer la barrette de commande d'origine en plastique.



Aig 6 b (Medium)
Au dos de l'aiguillage, on voit deux petites tiges soudées sur le dos de deux traverses. Elles ont pour bur d'empêcher la barrette de commande de se détacher des lames, ce qui arrive parfois. L'épaisseur des deux traverses à double face cuivrée est moindre que celle des autres traverses afin de permettre aux deux bouts de tige en laiton de ne pas faire saillie.

 

 

Aig 6 c(Medium)J
J'utilise deux méthodes pour créer les pattes qui, repliées, traversent les trous pratiqués dans la barrette de commande.
Soit je coupe la pointe de la lame jusqu'au patin de rail et je plie le bout de patin libre à 90°, soit je soude sur l'extrémité de la lame une bout de tige de laiton de 0,8 mm de diamètre, replié ensuite à 90° après soudure, en ayant soin de passer un coup de lime sur le patin pour adoucir la protubérance due à la soudure.
Les trous sont forés à un diamètre généreux pour une articulation sans problème. Du fait que les lames se prolongent jusqu'à leur patte de lièvre respective, elles reposent de façon stable bien à plat sur leur patin.


Aig 9 (Medium)
Sur cet aiguillage Shinohara au code 100 que j'ai récupéré et reconditionné, on voit bien l'évidement pratiqué dans le patin afin de rendre les lames plus élastiques. La tringle de commande est soudée sur l'extrémité des lames.


Aig 10 (Medium)
Dans le cas d'une TJD, il y a 8 lames à fabriquer. Vu la complexité de construction, il vaut mieux les fabriquer après création des deux coeurs de croisement. Elles sont donc toutes munies d'une charnière.
Ici, il s'agit d'une ancienne au code 100 que j'avais faite il y a longtemps et que j'ai reconditionnée pour une installation dans une gare souterraine, récupération oblige ! Remarquez les 4 tringles de commande afin de disposer de 4 jeux de 2 lames comme s'il y avait 4 aiguillages. La commande des lames s'en trouve grandement facilitée.

Sur la TJD que je suis en train de fabriquer (celle montrée dans la partie 7), je fais un essai avec des lames élastiques. Je verrai bien si cette solution est fonctionnelle.

23:12 Écrit par André S dans 09. Voie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : -voie_appareils de voie |  Facebook |

Commentaires

bonjour ses un reseau vraiment technique vous aite ingenieur ?

Écrit par : matthieu | 13/01/2012

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