07/09/2009

09/2009-2 - Les accessoires de voie - partie 1

Je vous ai déjà entretenu de la fabrication des aiguillages et de leurs moteurs souterrains. Mais, de mon point de vue, c'est loin d'être terminé car je désire reproduire les accessoires relatifs aux appareils de voie. Pour l'instant, je m'occupe du gril côté est de la gare de Coksdorf. Simultanément à la pose des accessoires, je procèderai au ballastage de la voie.

Qu'est-ce que j'entends par accessoires ? Eh bien, il s'agit des commandes par câbles de signaux et aiguillages mécaniques comme il était d'usage aux chemins de fer allemands. La signalisation mécanique que je représente sur mon réseau d'époque III est d'ailleurs toujours en vigueur sur nombre de lignes allemandes et beaucoup d'amateurs ferroviaires ont certainement eu l'occasion de voir un moderne ICE (TGV allemand) marquer l'arrêt au pied d'un signal mécanique.

D'abord, quelques photos de la réalité.

 

DB mécan 1a
Autorail à Bochum en 1966. 
On distingue bien divers accessoires permettant la commande des aiguillages à partir de la cabine de signalisation : tunnel métallique à câbles à moitié enterré, boîtes contenant les poulies de renvoi et munies d'un couvercle pour l'entretien des pièces mobiles, tendeurs de câbles et lanternes.

 

DB Mécan 1
Une petite gare en ex-Allemagne de l'Est dans les années 1970.
L
es câbles sortant de la cabine de block sont soit aériens, soit souterrains selon le cas. Cependant, dès que deux câbles aériens de commande de signal ou d'aiguillage doivent traverser les voies, ils deviennent nécessairement souterrains.
Les câbles aériens peuvent courir le long de la voie sur de longues distances, mais il est alors nécessaire de les retendre grâce aux tendeurs ad hoc.

 

DB mécan 7
Le travail est en cours en ce qui concerne les aiguillages du gril est.  Les 2 appareils de voie à l'avant-plan sont déjà équipés.


 Coksdorf 2
Autre vue des conduites et boîtiers. A l'arrière-plan, on aperçoit quelques conduites blanches, car non peintes, qui traversent les voies.


Pour la représentation des commandes souterraines, je crée de toutes pièces la presque totalité des accessoires tels que conduites de diverses dimensions, boîtiers de renvoi, boîtiers de commande de moteur, etc. Pour cela, je récupère les grappes de moulage issues des kits de bâtiments à monter ainsi que des chutes de plasticarte (polystyrène choc) de diverses épaisseurs. J'utilise également des cartes plastique d'imitation de tôle striée pour représenter le capot de boîtiers.

Quant aux commandes aériennes, des profilés et du fil en laiton ou cuivre me sont bien utiles. Mais nous y reviendrons car, vers l'arrière du gril, ce seront des câbles aériens que je représenterai.

 DB méc 3a
Cette photo montre la création de divers boîtiers et conduites.
A l'avant-plan, à droite, un petit moteur électrique. En effet, dans le gril ouest, quelques aiguillages seront équipés de modernes moteurs électriques, ce qui me donnera l'occasion de créer des caniveaux en béton censés contenir les câbles électriques.

21:40 Écrit par André S dans 09. Voie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : -voie_accessoires |  Facebook |

09/2009-1 - Les moteurs d'aiguillage - partie 3

Je termine ici l'exposé sur les moteurs d'aiguillage en touchant un mot de leur pose sous la table de roulement.

En principe, poser les moteurs sous la table ne présente guère de difficultés, sinon celle de trouver la bonne position du moteur pour que l'effort appliqué aux lames d'aiguillage via la tringlerie de renvoi soit bien équilibré, ce qui, avec un peu de pratique, devient finalement aisé.

Bref, tout allait bien jusqu'au moment du câblage électrique de ces moteurs : 6 câbles au total dont 3 pour la commande des 2 bobines et 3 pour l'inverseur alimentant la pointe de cœur.
On ne peut penser à tout, bien que mon expérience antérieure aurait dû me rappeler à l'ordre. C'est ainsi que, dans le cas présent, du fait de la position de certains moteurs, je me suis aperçu qu'il ne m'était pas possible de voir l'intérieur des bornes de raccordement si bien que je devais tâtonner pour introduire chaque câble dans son logement avant de serrer la vis. Je me suis vite lassé de cette énervante recherche et, sachant que mon fichu caractère allait bientôt me pousser à certaines extrémités regrettables, je décidai rapidement d'adjoindre à l'établi un second bornier au moteur, avant son placement sous la table, de sorte que ce dernier puisse être orienté de la bonne manière.

 

Mot 3

Le moteur figurant sur cette photo est bien orienté et l'espace est suffisant pour que je puisse pousser ma tête de côté afin de bien voir les ouvertures du bornier. 

 

 

Mot 4

Par contre, ici, pas moyen de bien distinguer les ouvertures du bornier du fait de l'obstacle que représente l'assiette de voie souterraine. On voit l'ajout d'un second bornier (à l'établi bien sûr) que je peux orienter comme je le désire pour un câblage aisé.

Bien que cette solution se soit révélée pratique à l'usage, elle ne me satisfaisait pas complètement. Je me suis résolu en finale à me procurer des borniers composés de deux parties, l'une femelle et l'autre mâle. 

 

Mot 2

 Mot 1 

Le moteur d'aiguillage est maintenant équipé d'un bornier femelle dans lequel vient se loger le bornier mâle très facile à raccorder puisque totalement libre avant son enfichage. Cette solution me plaît : c'est propre, c'est net, c'est pratique .... mais cela a un coût. Je réserve donc ce type de moteur pour les endroits sensibles qui ne sont quand même pas légions.

 

Voici donc un problème de réglé et il ne me reste plus qu'à terminer le câblage.