25/11/2010

11/2010-1 - Le block-système : le câblage des cantons (suite)

Dans mon billet "02/2007 Le block-système : le câblage des cantons", je présentais mon block-système.

Suite à diverses demandes d'envoi du plan, j'ai fait part dans un commentaire du changement apporté dans sa conception. Je répercute ici l'essentiel de ce commentaire.

Le plan publié dans le post cité ci-dessus est obsolète maintenant. En effet, en cours de route, je me suis aperçu que mon câblage recelait des imperfections et était assez lourd.
Ce n'est pas qu'il n'était pas fonctionnel, mais j'ai trop exigé de ce block-système, notamment la série de relais permettant de débrancher la commande digitale par ordinateur pour disposer d'une commande directe sur les trains (en cas de défaillance de l'ordinateur) et la seconde pour couper le courant sur l'ensemble du canton une fois le train arrivé sur la section d'arrêt.
Franchement, j'avoue avoir accumulé les sécurités outre mesure.

En fait, les choses ont fort changé depuis que j'ai conçu ce block il y a bientôt 6 ans. Le logiciel dont je dispose (Train Controller) a fortement évolué et Lenz offre maintenant de nouveaux composants pour la rétrosignalisation de l'occupation des cantons avec la fonctionnalité RailCom intégrée. J'effectue le changement d'autant plus facilement que le nouveau câblage est très simple et que je ne dois modifier que mes panneaux d'appareillage. Je me félicite donc d'avoir tout centralisé sur ces derniers.

Un mot sur la fonctionnalité RailCom lancé par la firme Lenz en 2005. Ce système permet l'envoi en temps réel par les décodeurs d'informations variées à destination de la centrale. D'emblée, Lenz a évidemment prévu de disposer d'informations intéressantes telles que la vitesse des locomotives en circulation, le nombre total d'heures de marche, etc. ainsi que le contenu des CV dans lesquelles sont inscrits tous les paramètres de fonctionnement du décodeur. La première application proposée par Lenz fut la possibilité de connaître l'adresse de toute locomotive passant sur une certaine section de voie destinée à cet usage. A cet effet, cette firme a proposé dans un premier temps un module appelé "indicateur d'adresse LRC120" qui, raccordé à ladite section, permet de lire l'adresse de toute locomotive qui y transite. Cependant, cette application limitée n'autorisant pas autre chose que la connaissance de l'adresse sur l'écran du module LRC120, les modélistes attendaient la suite avec impatience. Il aura fallu patienter quelques années avant de voir évoluer le système RailCom.

TCO 6.JPG
En appuyant sur un interrupteur, l'adresse de la locomotive concernée apparaît sur l'écran de l'afficheur.

 

Le nouveau système de rétrosignalisation RailCom et la structure circulaire de son bus forment ce que Lenz appelle le RailCombus. Outre la communication bidirectionnelle, ce bus intègre une liaison au PC par USB de sorte que l'ordinateur connaîtra l'adresse de toutes les locos en fonction de leur position sur le réseau et non plus par déduction en fonction de leur marche de canton en canton.

 

Bien sûr, il faut que l'amplificateur soit adapté à RailCom ainsi que les décodeurs de locomotive. Mais déjà de nombreux fabricants tels que ESU, Tams, Kuehn, Hornby, CTE, Zimo, Viessmann et Ühlenbrock proposent amplificateurs, détecteurs d'adresse, interface vers PC et décodeurs équipés de la fonctionnalité RailCom. A noter qu'il existe un minuscule module émetteur proposé par 3 des fabricants cités qui permet de convertir les anciens décodeurs non RailCom et de les rendre compatibles.

Je n'ai pas voulu louper cette opportunité que j'attends depuis longtemps.
Cela va m'obliger à reconstruire tous les tableaux d'appareillage déjà montés, mais ça vaut la peine. Du coup, je me suis débarrassé des relais et j'ai supprimé une section, ce qui allège d'autant le coût en matière de détecteurs d'occupation.

Si vous optez pour Train Controller comme logiciel de gestion des trains, il suffit de prévoir deux sections de détection par canton, la première pour la marche à vitesse normale (avec une zone de marche à vitesse réduite incluse) et la seconde pour l'arrêt. Les relais ne sont pas strictement nécessaires et autant les éviter. Avec TC, on peut dire avec précision quand le train commencera à décélérer sur la première section, roulera ensuite à la vitesse de seuil jusqu'à la section d'arrêt où il s'arrêtera pile poil peu après la coupure et ce sans paramétrage de la courbe de vitesse des locos. C'est fiable.
 

E-002-D_Block sys_câblage b+c L10 (avec LRC130 Lenz).jpg
Ceci est le schéma théorique de câblage de mon nouveau block-système, basé sur le nouveau bus RailCom de Lenz. Faute de disposer des composants, non encore disponibles, je ne peux faire état de mon expérience. Mais cela viendra bientôt.
Après réflexion, je compte réutiliser mes détecteurs d'occupation Lenz non RailCom et les panacher avec les nouveaux détecteurs de façon à ce que TC puisse actualiser régulièrement l'adresse des trains. Il n'y a pas de raison que ça ne fonctionne pas. L'expérience future me dira cependant si j'ai raison ou pas.

 

Dès que les nouveaux composants seront en ma possession, je profiterai des 24 cantons disponibles grâce à l'extension de mon réseau pour les installer et les tester à l'aide du logiciel Train Controller, à la suite de quoi je publierai un post à ce sujet.

 

 

-exploitation dcc_detection des trains,-plan de cablage electrique,-cablage electrique,-exploitation dcc_block-systeme automatique,-exploitation dcc_panneau appareillage
Plan représentant schématiquement les 24 cantons de la double voie avec les 2 boucles de retournement provisoires.

 

 

 

Commentaires

J'ai reçu un courriel d'un modéliste, Alex, qui me demande des explications sur le nouveau système de détection de Lenz et plus particulièrement sur le plan E002-D affiché.
Voici un extrait de ma réponse :
Les 3 modules du dessus sont des LRC130 et celui du dessous est un LRC135. Celui-ci n’est nécessaire qu’une seule fois afin de former le ring et faire la liaison avec l’ordinateur.
Quant aux détecteurs LRC130, chacun d’entre eux dispose de 4 sorties, donc peut surveiller 4 sections de voie. Idéalement, un canton devrait être divisé en 2 sections. Il faut aussi compter les grils d’aiguillage qui peuvent former des “liaisons” (terminologie de Train Controller) que l’on peut aussi raccorder à une sortie de LRC130 (pas obligatoire).
Plus tard sera disponible un autre module, le LRC 140, qui permettra de relier le bus RailCom au bus XpressNet sur lequel on branche toutes les commandes baladeuses type LH100 et LH90, De cette façon, on verra s’afficher sur l’écran des commandes, toutes les fonctions de la loco, y compris la vitesse en cours, etc... mais c’est pour plus tard. Il faut juste savoir que c’est très prometteur, le système RailCom mis au point par Lenz.
Personnellement, je suis un chaud partisan des produits de Lenz, qui est, je le rappelle, le pionnier du système digital DCC.

Écrit par : André Saenen | 02/12/2010

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je possède une centrale Hornby et je voudrai savoir si je peux y adapter le XPA de Lenz

Écrit par : QUENTIER | 11/01/2011

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En principe oui. Cela devrait être possible via la connexion Xpressnet située à l'arrière de la centrale puisque Hornby permet la connexion d'unités mobiles de contrôle (8 au maximum, me semble-t-il).

Écrit par : André Saenen | 11/01/2011

Monsieur,
Un pont à haubans en carton fort, portée libre horizontale: 1200 mm, deux voies de 60 mm, peut-il être intéressant pour un passionné du 1/87me ?

Merci de vos réponses.
Pissart R;

Écrit par : Pissart | 19/11/2014

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