29/11/2010

11/2010-2 - La menuiserie de la salle 2 - premiers châssis

J'ai déjà parlé de l'infrastructure dans mes posts 01/2007 et 10/2007. Cela concernait la salle 1 qui héberge notamment la gare de Coksdorf.

Maintenant, c'est au tour de la salle 2 qui vient d'être aménagée.

A la différence de la salle 1, j'ai choisi de diviser les assiettes de voie en modules séparés afin de pouvoir, une fois les voies tracées et posées partiellement, les enlever et les déposer sur une grande table de travail. Je pourrai ainsi travailler dessus à mon aise, tant sur la face supérieure de l'assiette que sur l'inférieure. Pose des moteurs d'aiguillage sous table et réalisation du câblage sont nettement facilitées notamment lorsque les modules sont posés sur champ. J'ai donc l'intention de réaliser un maximum de travaux de cette façon. Ensuite, les modules seront remis en place et fixés définitivement pour la finition du décor et le raccord avec le panneau de fond.

 

 

-infrastructure_chassis ajouré,-gare de kugelstadt
Grâce au logiciel de dessin, je peux faire apparaître temporairement les châssis (en orange) que je dois confectionner. Le plan étant tiré au 1/10, les dimensions peuvent être facilement mesurées sur le dessin. J'ai découpé l'assiette de voie en fonction des appareils de voie de façon à regrouper au maximum les grils d'aiguillages sur un même châssis.

Men s 2-1 [1600x1200].JPG
Comme pour l'autre salle, je dispose longitudinalement deux longerons en forme d'équerre de 7 x 7 cm (infrastructure à poutres en L, soit le L-girder des modélistes américains) sur lesquels je pose des traverses latérales là où j'en ai besoin. Celles-ci supportent les chandelles qui serviront de support aux diverses assiettes de voie (et autres). Ici, il se fait que les châssis amovibles reposent directement sur les traverses latérales compte tenu du niveau des voies souhaité.
Remarquez les prises de courant posées sur certains pieds.
Remarquez aussi qu'il n'existe pas de pieds arrière car la poutre en L arrière est fixée sur des lattes verticales de forte section elles-mêmes fixées sur le mur. Ces lattes verticales servent également de support pour le panneau de fond.
Le décor de fond sera du type parois rocheuses comme pour beaucoup de lignes empruntant les vallées de sorte que l'hiatus entre châssis et panneau de fond sera caché.

Men s 2-2 [1600x1200].JPG
Vue dans l'autre sens. Trois grands montants verticaux sont déjà en place. En effet, le plan prévoit un diviseur scénique à double face. En outre, j'ai prévu pour plus tard un second étage des 2 côtés.

 

Men s 2-3 [HDTV (720)].JPG
Autre vue montrant la raquette de demi-tour de la double voie principale. Afin d'obtenir de belles courbes exemptes de cassures, les rails sont cintrés avant la pose de la voie. Les assiettes de voie souterraines sont toutes pourvues de garde-corps.

Men s 2-6 [1600x1200].JPG
Les voies souterraines passent maintenant à travers le mur de séparation des 2 salles. Il reste encore la voie unique.

25/11/2010

11/2010-1 - Le block-système : le câblage des cantons (suite)

Dans mon billet "02/2007 Le block-système : le câblage des cantons", je présentais mon block-système.

Suite à diverses demandes d'envoi du plan, j'ai fait part dans un commentaire du changement apporté dans sa conception. Je répercute ici l'essentiel de ce commentaire.

Le plan publié dans le post cité ci-dessus est obsolète maintenant. En effet, en cours de route, je me suis aperçu que mon câblage recelait des imperfections et était assez lourd.
Ce n'est pas qu'il n'était pas fonctionnel, mais j'ai trop exigé de ce block-système, notamment la série de relais permettant de débrancher la commande digitale par ordinateur pour disposer d'une commande directe sur les trains (en cas de défaillance de l'ordinateur) et la seconde pour couper le courant sur l'ensemble du canton une fois le train arrivé sur la section d'arrêt.
Franchement, j'avoue avoir accumulé les sécurités outre mesure.

En fait, les choses ont fort changé depuis que j'ai conçu ce block il y a bientôt 6 ans. Le logiciel dont je dispose (Train Controller) a fortement évolué et Lenz offre maintenant de nouveaux composants pour la rétrosignalisation de l'occupation des cantons avec la fonctionnalité RailCom intégrée. J'effectue le changement d'autant plus facilement que le nouveau câblage est très simple et que je ne dois modifier que mes panneaux d'appareillage. Je me félicite donc d'avoir tout centralisé sur ces derniers.

Un mot sur la fonctionnalité RailCom lancé par la firme Lenz en 2005. Ce système permet l'envoi en temps réel par les décodeurs d'informations variées à destination de la centrale. D'emblée, Lenz a évidemment prévu de disposer d'informations intéressantes telles que la vitesse des locomotives en circulation, le nombre total d'heures de marche, etc. ainsi que le contenu des CV dans lesquelles sont inscrits tous les paramètres de fonctionnement du décodeur. La première application proposée par Lenz fut la possibilité de connaître l'adresse de toute locomotive passant sur une certaine section de voie destinée à cet usage. A cet effet, cette firme a proposé dans un premier temps un module appelé "indicateur d'adresse LRC120" qui, raccordé à ladite section, permet de lire l'adresse de toute locomotive qui y transite. Cependant, cette application limitée n'autorisant pas autre chose que la connaissance de l'adresse sur l'écran du module LRC120, les modélistes attendaient la suite avec impatience. Il aura fallu patienter quelques années avant de voir évoluer le système RailCom.

TCO 6.JPG
En appuyant sur un interrupteur, l'adresse de la locomotive concernée apparaît sur l'écran de l'afficheur.

 

Le nouveau système de rétrosignalisation RailCom et la structure circulaire de son bus forment ce que Lenz appelle le RailCombus. Outre la communication bidirectionnelle, ce bus intègre une liaison au PC par USB de sorte que l'ordinateur connaîtra l'adresse de toutes les locos en fonction de leur position sur le réseau et non plus par déduction en fonction de leur marche de canton en canton.

 

Bien sûr, il faut que l'amplificateur soit adapté à RailCom ainsi que les décodeurs de locomotive. Mais déjà de nombreux fabricants tels que ESU, Tams, Kuehn, Hornby, CTE, Zimo, Viessmann et Ühlenbrock proposent amplificateurs, détecteurs d'adresse, interface vers PC et décodeurs équipés de la fonctionnalité RailCom. A noter qu'il existe un minuscule module émetteur proposé par 3 des fabricants cités qui permet de convertir les anciens décodeurs non RailCom et de les rendre compatibles.

Je n'ai pas voulu louper cette opportunité que j'attends depuis longtemps.
Cela va m'obliger à reconstruire tous les tableaux d'appareillage déjà montés, mais ça vaut la peine. Du coup, je me suis débarrassé des relais et j'ai supprimé une section, ce qui allège d'autant le coût en matière de détecteurs d'occupation.

Si vous optez pour Train Controller comme logiciel de gestion des trains, il suffit de prévoir deux sections de détection par canton, la première pour la marche à vitesse normale (avec une zone de marche à vitesse réduite incluse) et la seconde pour l'arrêt. Les relais ne sont pas strictement nécessaires et autant les éviter. Avec TC, on peut dire avec précision quand le train commencera à décélérer sur la première section, roulera ensuite à la vitesse de seuil jusqu'à la section d'arrêt où il s'arrêtera pile poil peu après la coupure et ce sans paramétrage de la courbe de vitesse des locos. C'est fiable.
 

E-002-D_Block sys_câblage b+c L10 (avec LRC130 Lenz).jpg
Ceci est le schéma théorique de câblage de mon nouveau block-système, basé sur le nouveau bus RailCom de Lenz. Faute de disposer des composants, non encore disponibles, je ne peux faire état de mon expérience. Mais cela viendra bientôt.
Après réflexion, je compte réutiliser mes détecteurs d'occupation Lenz non RailCom et les panacher avec les nouveaux détecteurs de façon à ce que TC puisse actualiser régulièrement l'adresse des trains. Il n'y a pas de raison que ça ne fonctionne pas. L'expérience future me dira cependant si j'ai raison ou pas.

 

Dès que les nouveaux composants seront en ma possession, je profiterai des 24 cantons disponibles grâce à l'extension de mon réseau pour les installer et les tester à l'aide du logiciel Train Controller, à la suite de quoi je publierai un post à ce sujet.

 

 

-exploitation dcc_detection des trains,-plan de cablage electrique,-cablage electrique,-exploitation dcc_block-systeme automatique,-exploitation dcc_panneau appareillage
Plan représentant schématiquement les 24 cantons de la double voie avec les 2 boucles de retournement provisoires.