20/05/2011

05/2011-2 - La ligne 22 à l'étage +1 - partie 1

L'étage +1 est destiné à héberger des lignes secondaires à simple voie. Comme on peut le voir sur le plan publié dans le billet 05/2011-1, une de ces lignes est la ligne 22 qui est en fait une antenne se détachant de la ligne 20 dans la gare de Altdorf. Elle comprend elle-même 2 gares dont la seconde constitue le terminus de la ligne. J'ai décidé de commencer par cette dernière station (tiens, voilà un terme bien belge) qui porte le nom de Sankt Andreas (en mon honneur ! et pourquoi pas ?). De là, mes amis et moi, nous équiperons toute la ligne jusqu'à son origine : voie, câblage électrique, bâtiments et ouvrages d'art en nombre réduit ainsi que le décor bien entendu. L'étage en dessous, soit l'étage principal, n'étant pas encore commencé, il est facile de dépendre les modules du dessus et de les déposer sur les châssis de l'étage inférieur et cela dans le but de faciliter les travaux.

Il est évident que les installations de l'étage +1 seront relativement simples, le but étant de créer des lignes secondaires avec des gares toute simples. Outre de permettre un trafic complémentaire intéressant, ces lignes secondaires serviront également de voies de parade permettant une vision horizontale des trains.

 

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Le châssis de la gare de Sankt Andreas a été dépendu et gît sur l'ossature de l'étage 0 débarrassé provisoirement de ses assiettes de voie. Il s'agit de la dernière gare baptisée Sankt Andreas. Pour rappel, nous sommes toujours dans la partie allemande de mon réseau frontalier belgo-allemand.
Richard est ici occupé au câblage des voies.
Possédant un petit stock d'aiguillages Roco au rayon de 87 cm environ, je les  "liquide  "" sur l'étage +1.
Bien que le rayon minimum sur mon réseau soit 600 mm, je privilégie les  "grands  " rayons dans les parties visibles. En outre, j'utilise ici de la voie courbable RocoLine au code 83 (rail de 2,1 mm de hauteur) dont j'ai un petit stock. Ailleurs, il y aura de la Peco au code 75 et de la Tillig au code 83 selon l'endroit.

A propos de voie courbable, la Roco est la plus souple et la plus facile à mettre en oeuvre, mais c'est aussi une des plus chères. Finalement, vu la baisse de la livre sterling, c'est dans la marque Peco que j'ai récemment approvisionné mon stock par achat au Royaume-Uni chez un gros détaillant et en quantité, ce qui a sensiblement fait baisser le prix. Sur mon réseau, le total des voies dans les salles 1 et 2 approchent les 350 m.

 

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En bout de quai dans le sens de l'arrivée des trains, deux dételeurs magnétiques Kadee ont été placés sous la voie. Comme pour la gare de Coksdorf dans la salle 1, ils ne sont pas escamotables (l'escamotage de l'aimant permet d'éviter les dételages intempestifs) car cela ne servirait à rien vu que tous les trains doivent s'arrêter ici.

Les aimants se logent aisément dans l'épaisseur de la semelle de liège et se situent donc directement sous les traverses. Je les recouvre d'un fin carton, obture les joints à l'aide de bandes adhésives avant de fixer définitivement la voie. Il faut éviter que la colle servant à encoller le ballast ne pénètre dans la cavité.

J'ai décidé un jour de bannir les clous de fxation qui sont autant de ponts phoniques entre la voie et l'assiette en bois. Dès lors, j'utilise des vis pour fixer temporairement la voie avant son ballastage (et encollage). Elles offrent en outre l'avantage de permettre un ajustage fin de la voie et seront évidemment enlevées par la suite.

 

 

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Une fois les rails posés, le câblage terminé et les dételeurs recouverts, je procède à la peinture des rails à l'aide d'une peinture couleur rouille.

 

 

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Après un nettoyage sommaire du champignon des rails à l'aide d'un chiffon imbibé de white spirit, je patine les traverses avec un jus de noir mélangé à du brun en prenant soin de varier les effets. Ensuite, après séchage, un frottis à sec avec du gris confère à certaines traverses une apparence de traverses usagées. Ici, point de règle rigide, je procède au "feeling".

 

 

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Comme il s'agit d'une gare, il faut évidemment des quais. Il y a cependant un hic. Un certain nombre de locomotives que j'ai acquises datent des années 70. Ce fut une décennie à partir de laquelle les modèles réduits commencèrent à devenir plus que satisfaisants, tant sur le plan du respect de l'échelle que du fonctionnement, la firme Roco ayant donné le ton. Les autres fabricants suivirent de plus en plus l'exemple. Ainsi, la firme autrichienne Liliput mit sur le marché deux locomotives à vapeur type 42 et 52 de la DB que je m'empressai d'acquérir. Un seul défaut majeur résidait cependant dans la largeur des cylindres. Ceux-ci débordent un peu trop par rapport à la chaudière pour des raisons d'inscription en courbe serrée. Malgré cela, je les conserve car elles ont belle allure et roulent bien. Par ailleurs, elles supportent parfaitement la comparaison avec les modèles réduits actuels.
La conséquence des cylindres proéminents est qu'il faut que j'adapte les quais. Pour ne pas les écarter outre mesure par rapport au rail et respecter au maximum la norme NEM 102, je choisis l'option de quais bas comme il y en avait beaucoup à l'époque III.

On voit sur la photo que la BR52 de Liliput a des cylindres beaucoup plus généreux que ceux de la BR 50 de Fleischmann. Mais peu importe, ils passent au-dessus de la bordure du quai.
 
 
 

 

20:02 Écrit par André S dans 09. Voie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : -voie_pose de la voie, -voie_quai |  Facebook |

18/05/2011

05/2011-1 - La menuiserie de la salle 2 - suite 2

Depuis mon dernier billet de mars, les choses ont sensiblement évolué. Les châssis de l'étage +1 du réseau ont été fabriqués et mis en place en presque totalité. En outre, je me suis confectionné un petit atelier avec cabine de peinture en attendant que l'atelier du rez-de-chaussée soit terminé, ce qui m'amènera vraisemblablement vers la fin de cette année. En attendant, je peux bricoler à mon aise dans pratiquement tous les domaines du hobby grâce à l'installation provisoire, ce qui va devenir nécessaire car après la menuiserie viendront les autres facettes de notre hobby : voie, appareils de voie, câblages et appareillage divers électriques et électroniques, bâtiments, constructions diverses, végétation, etc..

Pour une question d'accès et de commodité, j'ai décidé de commencer par l'étage +1 en ce qui concerne la pose de la voie, le ballastage et le câblage de celle-ci, les bâtiments et ouvrages d'art divers, le relief du paysage, et un minimum de végétation. L'étage 0 étant vierge, je peux accéder facilement à l'étage +1 et même enlever une partie des châssis pour les déposer sur le plan inférieur. Par la suite, ce sera évidemment moins facile d'y travailler.

 

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En occultant les plans que je ne désire pas voir, je fais apparaître celui qui m'intéresse, en l'occurrence l'étage +1 dont je vais parler. On devine que la voie (lignes 20 et 22) serpentant sur les châssis de l'étage +1 prend naissance dans la future salle 3 (à l'étage 0 en tant que bifurcation) et s'élève en deux passes pour atteindre le niveau souhaité à l'étage +1. Au passage, la ligne 20 et son antenne, la ligne 22, desserviront 5 gares secondaires. En outre, de la seconde de ces gares secondaires se détachera une antenne à voie métrique aboutissant à une sixième gare (zone en gris à l'intérieur du U).

 

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L'étage +1 s'enroule autour du grand U tout en n'occultant pas la vue de l'étage 0. 

 

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Nous voici dans le 3e couloir. Les châssis de l'étage +1 forment un demi-tour au fond du couloir  pour revenir au-dessus de la grande gare.

 

A ce stade, le reste des châssis à construire est remis à plus tard car, faute de disposer de mon atelier au rez-de-chaussée, il faut que je garde un petit espace disponible à l'étage pour y travailler à l'aise. 

Pour l'heure, j'arrête donc la fabrication des châssis pour me consacrer à d'autres travaux, notamment la pose de la voie et le câblage de celle-ci avec, en priorité, les modules de l'étage +1.