07/04/2014

04/2014-1 - La décoration du réseau : un peu de verdure

Voilà 10 ans que j'ai aménagé la salle 1 et que j'y ai commencé la construction du réseau, forcement limitée au dimensions de la pièce.

Il m'a fallu attendre 6 années avant de pouvoir effectuer des percements dans le mur qui ouvraient la voie à la salle 2, nettement plus vaste, dont la rénovation assez ardue du bâtiment qui l'abrite venait de s'achever. Nous sommes alors en l'an 2010. Le temps d'y installer un plancher, un plafond, l'électricité, l'éclairage et une pompe à chaleur (mes amis français disent "clim réversible") et les premiers châssis voyaient enfin le jour.

Cela fait donc un peu plus de 3 ans que mes deux aidants et moi pratiquons allègrement la menuiserie (et pas une petite !), la pose des voies et aiguillages, le câblage à en avoir la nausée, les essais en tout genre de solutions adaptées au réseau et à mon cahier des charges personnel (j'avoue ne pas chercher la facilité !) et un tas de travaux divers. Le décor là-dedans ? Eh bien, pas vraiment beaucoup en vérité.

Là, j'avoue en avoir eu ras-le-bol de ne pas pouvoir m'adonner à mon délassement de prédilection, la décoration. Je m'y suis donc collé depuis quelque temps après avoir suggéré à mes deux aidants un peu de vacances. J'aime d'avoir mes aises pour ce genre de travail car il m'a fallu ressortir de leurs caisses les très nombreux produits dont j'avais besoin. Je dois dire que chez moi, cela fait beaucoup de "brol" et quand j'étale mes caisses et mes boîtes de produits divers, c'est un vrai chantier ! Mais, sans matériel adéquat et varié, il est malaisé de faire du beau travail.

Quelques petites photos pour mettre en appétit.

 

-décor_le long de la voie,-décor_realisation de rochers,-décor de fond

Nous sommes sur la ligne 23. J'ai démarré la décoration à la colonne "litigieuse" qu'il m'a fallu camoufler (j'ai publié un billet là-dessus en son temps), ai ajouté un fronton au tunnel qui en avait bien besoin, modifié le petit mur de soutènement et revu les rochers en profondeur. J'ai finalisé par la pose de verdure,ce qui donne tout son cachet à la décoration.
Bien sûr, il y a des tas de choses à ajouter ou peaufiner, mais tel quel, je suis déjà fort content du résultat. J'y reviendrai plus tard pour les détails, comme la clôture le long de la voie ou quelques arbustes et buissons ici et là.

En décoration, j'ai l'habitude de faire le plus gros pour avancer et puis d'y revenir à mon aise par la suite, histoire d'éviter de faire rouler les trains dans un sempiternel et rébarbatif environnement et au contraire de les voir évoluer assez rapidement dans un beau décor. C'est tellement plus gai !

 

 

-décor_le long de la voie,-décor_realisation de rochers,-décor de fond
J'en ai profité pour motoriser l'aiguillage donnant accès à l'entreprise raccordée, la bouteillerie Gloup. Comme je deviens de plus en plus réfractaire (je l'ai déjà dit à maintes reprises) aux pérégrinations sous le réseau, j'ai posé le moteur sur la table et l'ai camouflé sous une petite avancée rocheuse amovible. Il s'agit d'un moteur à solénoïdes de mon ancien stock que j'écoule petit à petit.

 

-décor_le long de la voie,-décor_realisation de rochers,-décor de fond

En contrebas, le long de la ligne 21, j'ai créé un nouveau mur de soutènement car les rochers qui figuraient à cet endroit étaient mal fichus et un peu trop près de la voie sans toutefois engager le gabarit. C'est beaucoup mieux comme ça.

 

 

-décor_le long de la voie,-décor_realisation de rochers,-décor de fond

 

-décor_le long de la voie,-décor_realisation de rochers,-décor de fond

De temps en temps, je fais rouler un peu de matos. Patiné, bien sûr, sinon rien ! C'est ma récréation !

Pour parfaire le travail de "verdurage", j'ai peint un fond de décor représentant un rideau d'arbres. J'avais bien essayé des fonds de décor imprimés à coller mais le résultat ne m'a pas paru satisfaisant. Du coup, je me suis essayé à la peinture et l'approbation de mon épouse m'a convaincu de continuer dans cette voie. Il y a certainement moyen de faire mieux, mais ça viendra peut-être avec la pratique.

 

 

-décor_le long de la voie,-décor_realisation de rochers,-décor de fond

On voit à droite l'entrée arrière du petit complexe de la bouteillerie Gloup.

 

La visite n'est pas terminée. A très bientôt pour la suite.

 

 

 

 

06/01/2012

01/2012 - L'équipement et la décoration du réseau se poursuivent

Il manquait quelques petits châssis à créer pour terminer la menuiserie de la phase 2 du réseau et ils se situaient à l'étage +1. Mes deux amis s'en sont occupés arguant notamment  du fait qu'il fallait en finir avec la poussière de bois causée par les travaux de menuiserie.

Dans cette optique, la plupart des bandeaux de façade et les panneaux d'arrière-plan ont été découpés et posés. Cela fait, nous avons d'ailleurs commencé à peindre ces derniers car la décoration du réseau se doit d'être lancée maintenant.

 

 

-decor de fond,-decor_relief en coquille

L'assiette de la gare de Rotenburg située à l'étage + 1 est maintenant prolongée jusqu'au passage entre les salles 1 et 2. Cette extension est destinée à donner accès, via un petit pont amovible, à la future extension de réseau qui prendra place le long du second grand mur de la salle 2. Mais cela fera partie de la phase 3.

Il y a un escalier qui prend naissance dans le petit espace à gauche du passage et il a fallu calculer pour que toute personne s'engageant dans l'escalier descendant dans l'atelier ne se heurte la tête aux châssis.

 

 

-decor de fond,-decor_relief en coquille

Cette photo montre l'ensemble des 3 étages : la voie en niche à l'étage - 1 ; au-dessus, l'étage 0 qui constitue l'étage "normal" s'étirant sur une largeur variable selon l'importance des installations et enfin, tout au-dessus, l'étage + 1, d'une largeur réduite à environ 35 cm, qui héberge essentiellement des lignes secondaires en décor champêtre.

 

 

-decor de fond,-decor_relief en coquille

-decor de fond,-decor_relief en coquille

La ligne 10 à double voie dont j'ai déjà dit qu'elle faisait 174 m de longueur actuellement s'étire le long du réseau en suivant les couloirs de circulation. Tout est maintenant prêt pour commencer à façonner le relief du paysage environnant les voies, essentiellement un relief assez irrégulier comme on en voit dans les Ardennes ou dans l'Eifel.

Sur le fond bleu uniforme peint à l'aide d'un large pinceau, je vais créer à l'aide de l'aérographe un ciel légèrement nuageux comme on peut en voir par une belle journée de printemps ou été, sans fioritures inutiles.

 

 

 

-decor de fond,-decor_relief en coquille

Entre deux autres travaux, je poursuis doucement le modelage du relief le long de la ligne 21. Ici, les ingrédients utilisés sont : toile métallique souple à fines mailles, bandes plâtrées et enduit fibreux préteinté de ma composition. Pourquoi préteinté ? La future pose des arbres exigera par la suite un forage préalable de trous afin d'y insérer les troncs d'arbre avec un peu de colle. Si la masse n'est pas teintée, il en résultera de la poussière plutôt blanchâtre due au plâtre. Idem pour toute opération de rectification du relief. Et puis, il y aura toujours des endroits où la végétation laissera apparaître le sol nu. La conclusion est évidente. A défaut, il suffira de peindre le sol avant revêtement de végétation mais gare aux éclats intempestifs.

 

 

 

-decor de fond,-decor_relief en coquille

Le séchage de l'enduit entraîne toujours une rétraction de celui-ci et il se crée des fissures. Il s'agit donc de remédier à cela en repassant un coup d'enduit assez liquide pour bien colmater les fissures et égaliser le relief.

 

 

 

-decor de fond,-decor_relief en coquille

Une légère couche d'enduit permet de donner une apparence définitive et correcte du relief. J'ajoute un peu de sciure de bois que je possède en excédent pour conférer un grain au revêtement. Ce n'est pas obligatoire du tout évidemment.

  

 

-decor de fond,-decor_relief en coquille

 

Ici, j'ai étalé une couche supplémentaire à l'aide d'un couteau à enduire. Pour parfaire le tout, je repasse au moyen d'un pinceau un coup d'enduit très liquide renforcé de colle pour bien lisser les aspérités.

 

  

 

Dcor5.jpg

De l'autre côté de cette tranchée, j'ai imaginé de futures constructions ayant entraîné la création d'une plate-forme et d'un mur de soutènement. Je me suis donc adonné à la fabrication de ce dernier à l'aide de plaques de plâtre issues de moules et voici un montage provisoire avec peinture partielle pour juger de l'effet obtenu. 

Dans ce cas-ci, il s'agit de moules de la firme Spörle. Mais j'en crée moi-même à l'aide de silicone et à partir de plaques du commerce en plastique. Ce sera l'objet d'un futur billet.

 

 

 

07/05/2008

05/2008 - Le décor de fond - partie 7

On l'a vu sur quelques photos publiées dans les posts précédents, j'ai confectionné un support vertical à l'aide de panneaux MDF.

Dans un premier temps, ils m'ont permis d'agrapher le treillis qui allait servir à modeler une forme apte à recevoir la pâte de papier pour créer les rochers.

Comme j'avais laissé en suspens une partie du décor de fond, je me suis décidé à la terminer de sorte que je vais encore me "taper" quelques rochers pour terminer le décor de fond dans la salle 1. Cette dernière partie sera néanmoins moins chargée en rochers.

PF(Small)

Il va de soi que le réseau continue sur la gauche comme mentionné sur le plan. Une fois que la rénovation du bâtiment à côté sera terminée, le mur sera percé afin de pouvoir étendre le réseau. En principe, ça devrait être pour cette année.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une fois les rochers terminés, il me restait à créer un ciel convenable. Le printemps étant ma saison préférée, j'ai profité récemment d'un beau jour ensoleillé pour prendre quelques photos du ciel. J'ai ainsi jeté mon dévolu sur un ciel bleu parsemé de quelques cumulus qui sont, comme chacun sait, signe de beau temps.

Ciel R1 (Small)
J'habite la Hesbaye près de Liège (Belgique), d'où la présence de vastes champs. Un tel ciel se rencontre un peu partout en Europe bien entendu et il est parfait pour mon réseau frontalier belgo-allemand.

                                                                                  

                                                                                                                    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Choisir un ciel, c'est une chose, le représenter en modèle réduit, c'est autre chose. Je dois avouer que, malgré ma longue expérience de modéliste, je n'en ai guère en matière de création de ciel. Tout ce que j'ai fait jusqu'à présent, c'est l'un ou l'autre ciel réduit pour permettre la photographie de modules divers.

La première opération consiste à peindre le fond en blanc à l'aide d'une peinture acrylique pour murs et plafonds. Pourquoi en blanc et pas en bleu ? Eh bien, selon les spécialistes, c'est pour permettre une meilleure luminosité. En effet, le bleu qui sera utilisé par la suite en laissant apparaître les nuages blancs laissera transparaître le blanc, du moins aux endroits où le bleu ne sera pas apposé en grosse couche. L'ensemble sera plus lumineux que si les nuages blancs avaient été peints sur un fond bleu.

Ca, c'est la théorie. En pratique, il s'agit d'attraper le tour de main pour représenter les nuages. Pas facile du tout. Mais, à force de répétitions, on y arrive.

J'ai préféré l'aérographe au pinceau car il est ainsi plus facile d'obtenir des dégradés et des fondus. Quant à la peinture, j'ai utilisé de la peinture acrylique bleue, blanche et noire : bleu + blanc = le bleu ciel que je voulais et blanc + noir = les deux tons de gris clair nécessaires pour représenter les nuages correctement.

Ciel 1a (Medium)

Voici le premier ciel obtenu. Ce genre de ciel existe, mais ce n'était pas celui que je voulais. Donc, j'ai recommencé.

 

Ciel MR1b (Medium)
C'est déjà mieux, mais certaines remarques de personnes à qui j'ai montré cela me laissaient deviner qu'il fallait que j'améliore encore un peu l'ensemble. En fait, les nuages sont un peu trop isolés.

Ciel MR6 (Medium)
Voilà, je crois que j'y suis arrivé! Mon épouse m'a donné son approbation et comme elle a un bon coup d'oeil, je considère la chose comme réglée.

 

Je vais maintenant passer à la pose des voies et des bâtiments.

 

La construction du réseau avance, quoique trop lentement à mon goût, mais ça avance et c'est le principal.

02:28 Écrit par André S dans 11. Décor en général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : -decor de fond |  Facebook |

26/01/2008

01/2008-7 - Le décor de fond - partie 5

Une fois que la pâte de papier additionnée de plâtre a bien séché, elle devient dure. Vu que toute l'eau s'est évaporée (pas toute car, en fait, une petite partie de l'eau fait réaction avec le plâtre pour recréer du gypse dont provient le plâtre par déshydratation dans les fours à plâtre), on constate que cette couche d'enduit fibreux est relativement légère.

A ce stade, on peut encore éventuellement modifier la sculpture des rochers si besoin est. En principe cependant, c'est avant le durcissement complet que les modifications doivent être effectuées.

La pâte étatnt sèche et dure, c'est le moment de peindre et patiner la roche avant de passer à la pose de la végétation.

 

 

PR1a (Medium)

La première étape, si ce n'est déjà fait comme expliqué dans la partie 4, consiste à passer un jus de peinture noire fort diluée (peinture à l'eau : acrylique, gouache, ...) sur les rochers tout en pulvérisant de l'eau pour faire ruisseler la teinture de haut en bas. Il faut doser le rinçage pour que de la teinture noire reste dans les fissures et anfractuosités. Le cas échéant, à l'aide d'une lame acérée, on peut créer des fissures complémentaires ou creuser de nouvelles petites anfractuosités. C'est l'oeil qui est le meilleur juge. A chaque fois, un petit coup de teinture noire suivi d'une petite rincette à l'endroit de la modification et le résultat est bien mis en évidence.

 

On laisse maintenant sécher un peu avant de passer à la suite.

Selon la roche que l'on veut représenter, on choisit les teintes adéquates : tons gris pour le calcaire ou la dolomie ; tons ocres, bruns, verts, ... pour d'autres types de rochers comme le grès par exemple.

 

 

PR2 (Medium)

En ce qui concerne les rochers que j'ai choisis, soit de la roche calcaire, j'utilise différents tons de gris appliqués alors que la pâte n'est pas totalement sèche.

Je prends cependant soin de passer, en plus du noir,  un peu de jus de gouache très diluée dans les tons terre de sienne, terre de sienne brûlée, ocre, ombre naturelle, bruns,  toujours avec un petit rinçage à l'eau. Toutes ces teintures diluées se mélangent entre elles et vont se nicher dans les creux, ce qui donne en finalité un beau résultat. Il ne faut pas hésiter à faire des essais "à l'oeil", quitte à recommencer si le résultat n'est pas satisfaisant. Entre deux lavasses, on peut retoucher divers endroits avec du gris.

Il n'y a pas UNE recette, mais plutôt plusieurs car chacun procédera selon sa sensibilité, ses goûts et son talent personnels. En cas de doute, un petit coup d'oeil sur des photos de la réalité permettra souvent d'ajuster la patine.

 

PR6 (Medium)

A droite, la pâte est bien sèche et la patine est terminée tandis que sur la gauche, la pâte est encore humide et la patine est en cours. C'est une question de patience. Mais pendant que ça sèche, on peut bien sûr s'occuper d'autre chose, notamment la préparation des arbres, arbustes et buissons qui garniront la falaise.

 

PR7 (Medium)
Ici, au centre de la photo, la pâte vient d'être appliquée et n'a encore reçu aucun traitement. A droite, c'est en cours. Tout à fait à gauche, la coquille confectionnée à l'aide de serviettes plâtrées attend sa première couche de pâte.

 

Il est nécessaire de laisser sécher les lavasses appliquées successivement. Ce n'est que sur un support sec que l'on peut procéder à l'opération finale de "frottis à sec" appelée souvent "dry brushing" par les amateurs d'expressions américaines ou anglaises. Comment procéder ?

A l'aide d'un pinceau à poils durs, on trempe légèrement ceux-ci dans de la peinture blanche ou gris très clair (acrylique, gouache) et on essuie aussitôt le pinceau sur un support absorbant (carton par exemple) comme si on voulait le débarrasser de la peinture. Il en restera toujours un peu sur les poils. C'est ça le truc !

Le pinceau ainsi préparé, on passe avec légèreté ses poils sur les rochers en inclinant le pinceau assez fort. Vous verrez toutes les arêtes se mettre en évidence au fur et à mesure que vous passez les poils du pinceau dessus. A intervalles réguliers, il est nécessaire de tremper les poils dans la peinture et de répéter l'opération d'essuyage. A cet effet, le mieux est d'étaler un peu de peinture sur une planchette. Ça facilite le travail.

Cette technique est souvent appelée "mise en lumière". Il est vrai qu'elle est assez bien connue des maquettistes, notamment ceux qui assemblent des modèles réduits militaires. En consultant leurs sites Internet ou leurs forums ou en visitant leurs expositions, ces artistes m'ont appris beaucoup de choses intéressantes !  En outre, leurs saynètes sont un vrai régal.

Après tout, il n'y a pas que le modélisme ferroviaire au monde !

J'ai dit plus haut qu'en cas de manque d'inspiration, on pouvait tout simplement regarder ce qui existe dans la réalité ; quelques photos de rochers sont donc les bienvenues. Je dis toujours que tout modéliste devrait posséder des photos des divers aspects que présente le chemin de fer : voies diverses, bâtiments, matériel roulant, ouvrages d'art, ... et s'en inspirer s'il veut construire un réseau plus ou moins réaliste.

 

En ce qui concerne mes rochers, j'ai pris pour exemple des rochers qui bordent la Meuse entre Liège et Namur. Vu la hauteur des falaises, j'ai trouvé qu'ils constituaient un bon modèle pour mon réseau. Voici d'ailleurs une des photos de ces rochers.

 

Réel 1a

 

PR3 (Medium)
Pour moi, cette portion du décor de fond est terminée au niveau de la  sculpture et de la patine car elle me donne satisfaction. Une bonne partie sera recouverte de végétation de sorte que beaucoup d'anfractuosités se verront cachées, mais je prendrai soin de les laisser deviner en aérant les broussailles et buissons. Mais j'anticipe en parlant de végétation. Chaque chose en son temps, donc!

 

16/01/2008

01/2008-6 - Le décor de fond - partie 4

Appliquer de la pâte de papier ou du plâtre, c'est une étape. Il faut ensuite la sculpter pour obtenir le type de rochers souhaité. Je sais que pas mal de modélistes éprouvent des difficultés à ce stade. Le mieux alors est de se procurer des moules en latex ou en caoutchouc, voire à les fabriquer soi-même sur base de quelques morceaux de roche subtilisés dans la nature. Il est alors facile de créer une collection de rochers en plâtre qui seront insérés par la suite dans la pâte fraîche. C'est la méthode la plus facile et on trouve d'excellents moules dans le commerce spécialisé (par exemple la marque américaine Woodland Scenics).

 

  

 

SR1 (Small)

Ceci est le départ. Tout en appliquant une couche de pâte sur la coquille prélablement enduite de serviettes plâtrées, je la mets sommairement en forme. A ce stade, on peut soit modeler la pâte, soit inclure des morceaux de rochers en plâtre fabriqués à l'aide de moules en latex ou caoutchouc. Ici, j'ai utilisé les 2 méthodes : à gauche, quelques rochers en plâtre ont été insérés dans la pâte fraîche et à droite, j'ai modelé la pâte. pour économiser la pâte, j'insère ça et là des morceaux de polystyrène expansé pour donner de l'épaisseur.
Le travail est loin d'être achevé. Il arrive souvent qu'au vu du résultat, je constate que ça ne me plaît pas. Sans hésiter, je décide alors de modifier, quitte à arracher la couche de pâte précédemment posée.
Le mieux est de s'inspirer de ce que l'on voit en réalité. Mais malgré cela, la réussite n'est pas toujours au rendez-vous du premier coup. Il faut donc être persévérant.

 


SR2 (Medium)

Ici, j'ai commencé à tailler dans la pâte de papier/plâtre durcie pour tenter d'obtenir une allure qui me plaise. En vain ! J'ai finalement réenduit une grande partie de cette portion du décor, retravaillé le tout et obtenu un résultat satisfaisant. 

A ce stade, il faut tenir compte du fait qu'une bonne partie de la surface sera recouverte de végétation (herbes, ronces, buissons, arbustes, ...). Lors de l'opération de flocage, je veillerai évidemment à cacher les parties les moins réussies.  

 

 

 

SR3 (Medium)

Voilà d'ailleurs le résultat. C'est mieux structuré et le relief est plus conséquent. Je compte mettre en place dans les failles une végétation assez épaisse composée d'arbustes et de buissons assez vigoureux.

 

 

 

 

SR4 (Medium)
Maintenant que j'ai trouvé le tour de main, je continue allègrement la confection de la falaise rocheuse. Je vais bientôt arriver à un endroit où celle-ci va s'amenuiser et laisser place à quelques surfaces herbeuses. Il est bon de varier les effets pour éviter la monotonie.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
SR5 (Medium)
Je vous livre un de mes trucs. Pour mieux apprécier la sculpture que je viens d'exécuter, j'applique assez rapidement à l'aide d'une pipette (ou un flacon ayant contenu de la teinture pour cheveux), et avant même que la pâte soit sèche, un jus de gouache noire diluée assez fortement (de l'encre noire diluée convient aussi). Puis je pulvérise de l'eau pour laver partiellement la surface. Le résultat immédiat est que les anfractuosités et fissures se mettent en évidence de sorte que je vois beaucoup mieux les retouches à apporter.
Bien sûr, par la suite, une fois la pâte durcie et bien sèche, je procéderai à une peinture et une patine en règle de la paroi rocheuse.

L'opération suivante consiste à peindre et patiner les rochers. Et puis, il y aura encore la végétation. Mais chaque chose en son temps. Je dois d'abord terminer mes quelque 6 m de fond de décor, ce qui va me prendre encore un peu de temps.

14/01/2008

01/2008-5 - Le décor de fond - partie 3

Je reviens à mon réseau.

Une fois le support créé à l'aide de grillage et de papier d'emballage, je le recouvre d'une couche de bandes plâtrées de ma confection. Bien que je puisse me procurer des rouleaux de bande plâtrée dans toute pharmacie (bandes servant à plâtrer des membres cassés) ou même dans les magasins de modélisme, je me sers personnellement de serviettes de table en papier (ou des feuilles de rouleaux d'essuie-tout en papier) que je trempe dans du plâtre plus ou moins liquide. Cette opération est destinée à créer une coquille dure en plâtre qui va servir de nouveau support à la mixture épaisse dont je la recouvrerai par la suite.

 

CC9
La première chose à faire est de préparer le plâtre. La consistance de celui-ci doit être celle d'une crème. On a le choix entre du plâtre de plafonneur (on dit plâtrier en France et gypseur en Suisse) à prise lente et du plâtre de Paris à prise plus rapide. Je préfère personnellement ce dernier mais alors le travail doit être expédié sans traîner !

 

CC10

Pendant que je poursuis la pose du grillage et du papier Kraft, Richard pose les serviettes plâtrées.

 

CC12 (Small)

Joseph nous suit en recouvrant le support plâtré de ma mixture. Il devra bientôt s'arrêter car les serviettes de plâtre posées par Richard ne sont pas encore sèches et dures. Sur la droite de la photo, on voit la pâte que j'ai posée auparavant et que j'ai déjà présculptée en attendant qu'elle devienne plus dure. A ce stade, il ne faut pas être pressé car la pâte de papier demande de nombreux jours pour sécher et durcir totalement.

 

La préparation de ma mixture.

Ingrédients :

 -Eau

- Pâte de papier

- Plâtre

- Colle blanche (éventuellement colle à tapisser)

- Sciure de bois (facultatif)

FPP1 (Small)

La base est constituée de cartons à oeufs. Ceux-ci facilitent le travail car ils sont composés de fibres de cellulose aisément dissociables. A défaut, on utilise du papier journal ou du carton d'emballage. L'inconvénient est que cela nécessite un trempage plus long dans de l'eau avant l'opération de broyage.

Ici, j'ai déjà broyé sommairement une certaine quantité de cartons à oeufs à l'aide d'un outil que j'ai bricolé. L'outil de broyage peut être un mélangeur à plâtre utilisé par les plafonneurs. On en trouve dans tout magasin d'articles pour bricoleurs.

Je n'essore pas pour retirer un maximum d'eau comme certains le préconisent puisque je compte ajouter du plâtre. Il faut le faire si l'on désire un mélange composé uniquement de pâte de papier additionné de colle. Cette pâte de papier pure convient aussi très bien pour le modelage du relief et beaucoup de modélistes s'en tiennent à cette composition. Il est vrai que la pâte en est d'autant plus légère. A chacun son choix ! J'apprécie mon mélange personnel car il me permet de créer certains effets si je dois procéder à une sculpture de la pâte une fois celle-ci séchée ou en cours de séchage.

 

FPP2 (Small)

J'ai préparé deux sacs remplis l'un de plâtre et l'autre de sciure de bois. Ce dernier ingrédient est facultatif, je le rappelle, et je m'en sers parce qu'il se fait que j'en possède un bon stock. Quant au plâtre, celui utilisé par les plafonneurs convient très bien. Sa prise est lente et laisse le temps d'étaler et de lisser le mélange lors de son application sur la coquille. 

   

 FPP3 (Small)

 

 

 

 

 

La mixture additionnée de sciure de bois est broyée une nouvelle fois. Le résultat final présente une structure nettement plus fine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FPP5 (Small)

Ayant prélevé un petite quantité du précédent mélange, je la dépose dans un petit bac en plastique. J'y ajoute du plâtre à raison d'un quart de plâtre pour 3/4 de pâte de papier et une bonne "bistouille" de colle à bois diluée ou une bonne portion de colle à tapisser pour améliorer la cohésion. Cette fois, je mélange à l'aide d'une petite truelle de maçon.


 

FPP6 (Small)
Voilà, la mixture de ma composition est prête à être appliquée sur la coquille.

 

CC13 (Small)

V'là encore un morceau d'fait !!! Oui, mais quand je pense que cette section du panneau de fond doit encore être recouverte de pâte et modelée jusqu'à obtention du relief désiré, je me rends compte qu'il y a du travail en perspective. Et je ne parle pas de la patine des rochers ni de la végétation variée qui va recouvrir le paysage.

 

Décidément, fabriquer un beau décor, c'est beaucoup de boulot ! Mais du plaisir aussi !

Maintenant, "y a plus qu'à" continuer, comme dirait l'autre !

13/01/2008

01/2008-3 - Le décor de fond - partie 2

Je reviens sur la notion de coquille, car il me semble intéressant de mettre en évidence un de ses avantages et non des moindres, celui de permettre un accès aisé aux voies souterraines et au câblage par le dessous de la coquille.

Il existe une méthode classique qui consiste à empiler ici et là sur le panneau (la "planche" comme certains disent) supportant les voies divers matériaux pour créer du volume, et puis d'enduire celui-ci de plâtre ou d'un enduit quelconque. C'est une méthode expéditive utilisée par beaucoup de modélistes peu expérimentés ; elle ne pose aucun problème si ce volume ne recouvre pas des voies en tunnel ou des câbles. En effet, dans le cas contraire, on s'interdit l'accès à ces éléments ! Que faire alors en cas de déraillement dans un tunnel dont l'intérieur est inaccessible ? Il faut absolument éviter cela en abandonnant définitivement l'idée d'un réseau dont la base se compose d'un simple panneau, solution encore trop souvent adoptée par beaucoup. Il faut prendre la peine de créer au départ un châssis en bois formant un cadre ajouré qui va supporter l'ensemble des éléments du réseau, le plus souvent des panneaux supportant à diverses hauteurs des voies, routes ou autres constructions. Par la suite, on relie ces divers panneaux par une coquille généralement créée à l'aide de grillage mis en forme selon le relief recherché.

 

Relief coquille 1

Voici un exemple qui montre une structure faite de quelques lattes supportant une forme créée à l'aide de panneaux de polystyrène expansé (frigolite) découpés à façon. C'est fait intentionnellement de manière à obtenir une calotte amovible et permettre le passage du module à travers une porte (il s'agit ici d'un réseau modulaire destiné à être transporté). Si cette contrainte ne s'était pas présentée, l'auteur aurait pu créer la totalité de la coquille à l'aide de grillage comme celui utilisé sur la partie droite, un grillage soutenu par des lattes verticales (ici, une forme en frigolite joue ce rôle). Peu importe le moyen pourvu qu'on obtienne une coquille prête à recevoir l'enduit que l'on pourra sculpter, peindre et floquer ultérieurement en fonction de ce que l'on désire obtenir comme paysage.

Relief coquille 2
Le grillage a été recouvert de mousse de polyuréthane en bombe (produit d'isolation). Une fois que cette mousse a complètement terminé son expansion, il reste à la sculpter à l'aide d'un outil bien tranchant pour lui donner la forme voulue.

relief coquille 4

Voilà, la montagne sur laquelle trône le château-fort a été enduite de pâte de papier. Quelques rochers en plâtre moulé ont été inclus dans cette dernière. C'est prêt pour la peinture et le flocage.

 

09/01/2008

01/2008-2 - Le décor de fond - partie 1

Me voici arrivé aux travaux qui se rapportent à la partie visible de la gare de Cocksdorf. Il va s'agir de peaufiner le travail pour obtenir ce que j'appelle de "l'atmosphère".

Je dois dire que j'attendais cette étape avec une certaine impatience. En effet, les travaux préliminaires tels que la menuiserie, les voies souterraines, le câblage électrique et le raccordement des composants électroniques qui s'y rapportent ne sont pas mes préférés, bien qu'ils ne me rebutent pas et me procurent même un certain plaisir. Cependant, la pose des voies, la création des bâtiments, des ouvrages d'art, de la végétation et tous les travaux qui concourent à créer l'atmosphère recherchée sont les opérations que je préfère dans le modélisme ferroviaire.

La question est : les assiettes de voie supérieures étant terminées, je commence par quoi maintenant ? Certains diraient : la voie. Mais non, je n'entreprends pas immédiatement la pose des voies car la confection du décor de fond est une opération salissante malgré les précautions prises. En effet, elle fait appel à la pose de pâte de papier et de plâtre. Je trouve donc préférable de liquider ce travail avant la pose de la voie sur l'assiette proche du panneau de fond. Au demeurant, je dispose ainsi d'une surface libre me permettant d'y déposer les nombreux matériaux  nécessaires.

Je commence donc par créer le support qui recevra le décor de fond. A cet effet, j'ai enlevé la plupart des assiettes de voie de la gare afin de  permettre un accès aisé à l'arrière du réseau.

SDF1 (Medium)
Avec l'aide de Richard, je pose l'assiette destinée à créer un lit de rivière.

 

Cette rivière ne sera pas bien large, environ 8 à 10 cm. J'aurais bien aimé donner plus de profondeur au décor de fond, mais ça aurait été au détriment des emprises ferroviaires. Après, tout, c'est le chemin de fer qui doit primer sur mon réseau ! 

Mais, malgré sa faible largeur, quand même 7 à 9 m à l'échelle 1/1, cette rivière sera suffisante pour justifier une vallée bordée de falaises rocheuses. En effet, sur les 2 murs que l'on aperçoit et qui comportent déjà des lattes verticales, je compte adosser une falaise rocheuse comme celles que l'on rencontre dans de nombreuses vallées de nos belles Ardennes belges.

SDF5 (Small)

 

 

 

 

Cette fois, c'est Joseph, le second larron de mon équipe qui m'aide à poser le panneau de fond.

SDF3 (Small)

 

 

Les panneaux de MDF sont maintenant fixés sur les lattes verticales. En passant, je signale que j'ai occulté les vitres de la fenêtre car la lumière est l'ennemi de la végétation. Elle ternit les couleurs de celle-ci à la longue et il est donc préférable de laisser le réseau dans l'obscurité lorsqu'il est inutilisé.


 

 

CC2a (Medium)
Le grillage métallique est agrafé et relie l'assiette de la rivière et le panneau de fond. Je veille à éliminer les lignes droites et n'hésite pas à accentuer le relief. Sur le grillage dûment mis en forme, je pose du papier fort (le papier d'emballage Kraft convient très bien) destiné à éviter que la mixture que je vais bientôt appliquer traverse les mailles du grillage et souille les voies situées en dessous ainsi que le plancher. Par précauton, je protège mes voies cachées à l'aide de papier journal.
Le cas échéant, au moyen de bouts de latte, de boîtes en carton ou autre accessoire, je crée des supports temporaires pour soutenir le grillage mis en forme et éviter qu'il s'affaisse sous le poids de la pâte humide que je compte appliquer en grosse épaisseur.

 

Pour créer mon décor, j'applique le principe du relief en coquille. Cette technique était déjà connue par les modélistes américains dans les années 40 sous le nom de "hardshell scenery" et John Allen, dont la réputation a traversé les océans, l'a vulgarisée dans les années 50 notamment grâce à son fameux et légendaire réseau "Gorre and Dapheted Railroad", un réseau d'avant-garde faisant appel à des techniques alors inconnues en Europe et qui n'ont commencé à se répandre timidement chez nous que dans les années 60. Lecteur précoce de revues américaines, je me rappelle l'enthousiasme que je ressentais en ce temps-là à la vue des photos publiées dans la revue américaine "Model Railroader". Comparés aux réseaux jouets que l'on voyait couramment à cette époque (et encore de nos jours ... ça, je ne comprends pas ...!!!), ces réseaux merveilleux constituaient le nec plus ultra. Ceci explique que j'appliquais déjà ces techniques dans les années 70 au cours desquelles j'ai renoué avec le modélisme après une éclipse due à un long séjour professionnel à l'étranger une fois mes études terminées et le service militaire expédié.

Depuis lors, une pratique intense m'a amené à apporter ma touche personnelle à ces techniques, notamment dans la fabrication de la mixture dont je me sers pour façonner le relief.