17/05/2009

05/2009 - Les premiers bâtiments

Dans la gare de Coksdorf, les travaux de pose de voies et d'électrification étant pratiquement terminés, rien ne s'opposait à ce que je m'occupe un peu de meubler cette station avec quelques bâtiments, ce qui n'était pas pour me déplaire.
Voici un petit aperçu des travaux en cours.



Bâtiment 010 (Medium)
Le bâtiment des recettes de la gare de Cocksdorf : il s'agit d'un kit Kibri un peu modifié.

 
 

Bâtiment 002 (Medium)
La cabine de signalisation n° 1 chargée de gérer les signaux et aiguillages du gril ouest attend d'être installée à l'emplacement prévu. Il s'agit d'un kit Auhagen qui m'a étonné par sa qualité malgré son prix peu élevé. Les briques sont à l'échelle, ce qui mérite d'être souligné.

 

Dépôt 3 (Medium)
Le petit parc à charbon en cours de construction. Il s'agit d'une récupération de divers kits que je modifie sans vergogne pour adapter la forme au terrain. Ca s'appelle en anglais du « kitbashing», autrement dit du charcutage de kit assorti de « scratchbuilding », c'est-à-dire création à partir de matériaux bruts tels que de la plasticarte. C'est un exercice assez plaisant à réaliser et gratifiant car on voit naître de ses doigts un modèle original que l'on peut personnaliser à volonté. J'ai créé les deux bouts de voie pour wagonnets à l'aide de rails au code 40 et de traverses en époxy.

A la pointe du parc, un tas de briquettes complète l'installation. Je l'ai réalisé à l'aide de planchettes de balsa.

Le portique à sable doit encore être adapté pour imbriquer un de ses pieds dans le parc.



Dépôt 4 (Medium)
Le poste de signalisation n° 2 chargé de gérer le gril est viendra côtoyer le petit dépôt. Il est terminé et affiche fièrement le nom de la gare.

A sa droite, le bâtiment à usages divers abritant notamment la lampisterie et le dortoir.

 

 

Dépôt Coksdorf 2

Une petite installation de ravitaillement en fioul pour locomotives diesels est en cours d'aménagement. Ce petit édifice abrite le four permettant le séchage du sable ainsi que le compresseur chargé d'expédier le sable dans le réservoir du portique via une tuyauterie aérienne.



 

Dépôt Coksdorf 4

Le réservoir et son bac en maçonnerie; c'est encore un bricolage à base d'éléments de kits à monter, de pièces diverses et de chutes de plaques en plastique (polysrtyrène choc).


 
Dépôt 1 (Medium)

Le petit dépôt de locomotives commence à s'étoffer. En fait, il est très modeste car destiné à abriter une machine de manœuvre et à approvisionner le cas échéant les locomotives de passage. En France, on parlerait de petite annexe traction.

Outre l'abri des machines, on y trouve un petit atelier situé sur son flanc, un petit parc à charbon, un bâtiment abritant la lampisterie, un dortoir, un réfectoire, deux bureaux (chef de dépôt et visiteur) et autres commodités, des latrines, une sablerie et son portique de distribution, une grue hydraulique, une petite installation de ravitaillement en fuel pour locos diesels et un château d'eau.

Tout prévoir est un exercice difficile. En effet, j'ai dû déplacer la voie 10 pour pouvoir loger l'atelier, la sablerie et l'installation d'approvisionnement en fioul.
Malgré des plans bien pensés, on s'aperçoit souvent qu'on a oublié tel ou tel élément, qu'on a mal estimé l'emprise d'un bâtiment, etc. Bah, ça aussi, ça fait partie du modélisme. 

 

 
Bâtiment 009 (Medium)
La remise à locomotives flanquée de son atelier est complètement terminée.


Les bâtiments montrés sont certes les éléments les plus visibles mais ils ne constituent pas la totalité de l'installation, loin s'en faut. Il reste encore pas mal de travail à réaliser pour conférer au dépôt un cachet d'authenticité. En effet, des tas de petits accessoires doivent encore être installés, comme par exemple les commandes bifilaires des aiguillages et signaux, les passages planchéiés, les pistes, ...

 

16/02/2008

02/2008 - Le décor de fond - partie 6

La confection du décor de fond avance et sera bientôt terminée.

J'ai déjà commencé à peindre le panneau d'arrière-plan ; ce travail doit encore être peaufiné et j'y reviendrai. Comme il me faut attendre que la pâte sculptée sèche, j'en profite pour étudier l'agencement des appareils de voie qui forment le gril de sortie en direction du pont tournant. C'est tant mieux, car ainsi je varie les travaux et évite la monotonie. En effet, arrivé à ce stade des travaux, je me retrouve devant une série de tâches intéressantes et variées : la confection de bâtiments, de routes, d'ouvrages d'art et d'une foule de petites constructions telles que les quais, le parc à combustible du dépôt, la cour aux marchandises et sa rampe de chargement, et bien d'autres choses encore ; la fabrication de très nombreux arbres, arbustes, buissons et autres articles relatifs à la végétation ; la voie et ses nombreux aiguillages dont beaucoup seront modifiés et certains construits de toute pièce. J'y ajoute les signaux, le ballastage des voies, la peinture et la  patine de l'ensemble des éléments précités. Ah, j'oubliais les commandes électriques des appareils de voie et signaux ainsi que le câblage électrique sans lequel aucun train ne pourrait rouler. Et il y a encore d'autres aspects que je ne cite pas.

Bref, il y a du boulot en perspective, mais c'est tout ça, la construction d'un beau réseau. Et il y a des ignares qui sourient sottement en s'imaginant qu'on "joue" au train électrique comme des enfants ! C'est vrai en partie, mais ça se passe APRES !

PR 11 (Medium)
 

 

 

 

 

 

 

L'ensemble commence à prendre belle allure et je me réjouis de voir tout cela avec de la belle verdure.

 

Un panneau de fond comportant un bel arrière-plan qui prolonge adroitement la scène ferroviaire lui faisant face crée une sorte d'écrin qui valorise avantageusement tout réseau ferroviaire miniature. Si l'on ajoute un bon éclairage, on atteint alors un bon niveau de réalisme et on améliore l'atmosphère ferroviaire.  

Sculpter des rochers est une affaire de patience et de persévérance, pour autant qu'on veuille obtenir un résultat bien déterminé. Je viens d'en faire encore l'expérience pour la seconde fois : une partie de la falaise ne me "bottait" pas trop. Plus je la regardais pendant son séchage, moins je l'aimais. Alors, comme pour la première fois, j'ai recommencé et ce à deux reprises.

Voici 3 photos qui illustrent mon propos.

SR 6 a (Medium)

La première mouture. Après une première mise en peinture mettant les détails en évidence, j'ai fait la grimace. Conclusion, j'ai recommencé.

 

 SR 6 b.JPG (Medium)

Deuxième mouture. Ici, j'ai imaginé des strates fort inclinées contrastant avec celles qui précèdent (voyez la première photo) et j'ai inséré quelques blocs de rochers moulés. A gauche non plus, la forme des rochers ne m'agréait pas trop. C'était déjà mieux mais, tout compte fait, ça ne me satisfaisait pas encore. Bref, rebelote, j'ai recommencé!

 

SR 6 c (Medium)

Troisième mouture que je viens de terminer et la pâte est encore toute humide. Là, ça me botte mieux. J'aime bien le relief  plus accentué par rapport aux deux premières versions.

 

 SR 7 (Medium)

Une vue générale de la partie gauche. Je n'irai pas plus loin pour l'instant car je m'approche du mur qui devra être percé lorsque j'aurai terminé la rénovation de la seconde salle. Ûne fois le décor de fond complètement terminé, je pourrai définitivement remettre en place les panneaux supportant les voies de la gare et poser celles-ci de façon définitive. Lorsque je devrai par la suite accéder au décor de fond, pour un nettoyage par exemple, je me servirai de la trappe d'accès prévue à cet effet et à défaut jouer les acrobates sur une espèce d'échelle pliante spécialement créée pour la cause.

 

Voilà, le plus gros du travail est terminé. J'ai perdu du temps du fait de mes remises en cause. Je ne le regrette cependant pas car je considère que ça ne sert à rien de se précipiter si c'est pour contempler pendant longtemps un résultat qui ne plaît pas.

Les Italiens disent : "Chi va piano, va sano e lontano". Je suis d'accord avec eux.

 

Fort de mon succès (c'est mon avis strictement personnel évidemment), et en attendant patiemment que toute cette pâte sèche, je vais un peu m'occuper de la voie, à moins que je ne m'attaque à la végétation, j'ai le choix, et puis je donnerai la touche finale en peignant et patinant les rochers sans oublier de terminer le ciel.

 

08/01/2008

01/2008-1 - Nouvelle mouture du plan de la gare de Coksdorf

Je n'hésite pas à remettre mon projet en question lorsque je sens que "ça ne va pas" !

C'est comme ça que, pour la énième fois, j'ai apporté des modifications, mineures il est vrai, au plan de la gare de Coksdorf. J'avais déjà ajouté un pont tournant comme indiqué dans mon post précédent, et cette fois ce sont 2 voies de débord qui vont permettre d'opérer plus facilement les diverses opérations de composition et décomposition de rames que j'ai prévu nombreuses. En outre, j'ai encore agrandi le rayon de courbure des voies d'entrée de la gare conformément à ma règle d'agrandir au maximum le rayon de courbure des voies visibles - les grandes voitures de 30 cm (en H0) qui jouent les polygonales raides, ce n'est vraiment pas ma tasse de thé !!! Ce n'est ni esthétique, ni réaliste. J'ai aussi réduit les emprises de la gare des chemins de fer secondaires. Dans la foulée, j'ai quelque peu modifié le paysage environnant. Cela m'a permis de réaliser une trappe d'accès bien située et dégagée de toute voie. Je me sers d'ailleurs abondamment de celle-ci pour effectuer les travaux en cours.

 

 

 V-001 Réseau AS partie 1a

 


On remarque sur ce plan la présence de nombreux petits TCO (Tableaux de Contrôle Optiques) dont 2 concernent la gare souterraine. Comme je l'ai déjà expliqué dans le post "TCO et commande digitale d'aiguillages", j'ai opté pour des TCO locaux situés au plus près des accessoires (aiguillages, signaux, dételeurs, ...) à commander. De la sorte, tout en maoeuvrant ces derniers à l'aide d'une main, l'opérateur peut de l'autre main tenant la commande baladeuse contrôler aisément sa locomotive en ayant une vue rapprochée de celle-ci. C'est très pratique notamment pour les dételages de wagons.

J'éprouve maintenant une meilleure satisfaction à la vue de ce dernier plan et je crois bien qu'il ne comportera plus de changement des voies, excepté probablement dans la cokerie où l'emprise des bâtiments entraînera quelques modifications. Idem pour les grils d'aiguillages de part et d'autre de la gare. Par expérience, je sais que la réalité ne sera pas strictement conforme au plan. C'est dû au fait que j'aime utiliser des aiguillages de divers fabricants : Peco, Roco, Tillig, Hobby-Ecke Schumacher, assortis d'aiguillages de fabrication personnelle. Les angles de déviation vont de 6° à 12 ° et le rayon de courbure de la voie déviée varie fortement de l'un à l'autre d'autant que je modifie généralement ce dernier en triturant l'aiguillage pour obtenir la courbe souhaitée. Je réalise en fait un travail sur mesure un peu comme cela se passe en réalité.

 

Maintenant, place à la suite des travaux.

22/10/2007

10/2007-2 - La menuiserie sous la gare de Coksdorf

Comme partout ailleurs sur le réseau, les plateaux des gares et les assiettes de voie sont réalisés à partir de panneaux en contreplaqué de 12 mm d'épaisseur. Et malgré la rigidité de ceux-ci, je pose des raidisseurs sous les divers plateaux et assiettes afin de garantir leur planéité. Pas besoin, me rétorquent certains, le contreplaqué est suffisamment rigide. Je réponds en disant que, très souvent, les grands panneaux de 244 x 122 cm que l'on vend dans le commerce ne sont pas parfaitement plats du fait d'un entreposage douteux sur des surfaces non plates et dans des locaux pas toujours secs. Si ce n'est pas en longueur, c'est en largeur que l'on peut observer un gondolement, pas toujours prononcé, il est vrai. Il suffit de vérifier à l'aide d'une latte bien droite pour s'en assurer. De toutes façons, c'est une sage précaution car, en cours de décoration, on utilise des produits mouillants qui tendront à modifier la planéité des panneaux. J'ajouterai que lorsqu'on regarde un réseau de bonne taille en plaçant l'œil le plus près possible des rails, on découvre souvent des voies qui jouent à la tôle ondulée. On peut aussi le constater en observant à l'horizontale des rames de longues voitures de voyageurs sur les longs tronçons de voie. Quant à moi, même si ces défauts de planéité ne sont pas flagrants vus de loin, ça me hérisse et gâche mon plaisir. Donc, pour prévenir tout risque de désappointement futur, je raidis mes plateaux et veille aussi à ce qu'il n'y ait point d'angle entre deux plateaux contigus.

 Menuiserie 4

Je me suis fabriqué une grande latte épaisse et bien droite. Celle-ci et un niveau à bulle me permettent de vérifier que tous les supports sont bien alignés en hauteur et horizontalement. Tout est solidement vissé, mais non collé le plus souvent, de façon à me permettre une modification ultérieure si besoin est.

  Menuierie 1

Les châssis supérieurs sont en place et prêts à recevoir les plateaux. Comme on peut le voir, j'ai dégagé des espaces qui me permettront un accès aisé aux diverses parties souterraines. Une fois débarrassé du plateau qu'il supporte, le dégagement situé à l'avant-plan va me permettre d'accéder avec aisance au panneau qui est déjà en place. Un deuxième dégagement est visible plus loin.

La grande partie du réseau ne nécessitera quand même pas une telle menuiserie. En effet, la profondeur sera le plus souvent comprise entre 50 cm et 100 cm comme en témoigne le plan édité dans un post précédent (Sans un bon plan, …).

 

Menuiserie 3

Et voilà quelques plateaux mis en place. La rampe reliant les voies de débord de la gare à celles de la cokerie et de l'usine à gaz est déjà en place. Tout à fait à droite, je dois encore installer l'assise de la future rivière et du versant montagneux qui jouera le rôle d'arrière-plan. Du tout beau travail de décoration en perspective ! 

19/10/2007

10/2007-1 - Enfin le niveau supérieur!

Il était temps, je désespérais de pouvoir attaquer cette étape attendue avec impatience. Mais voilà, il y a ce qu'on appelle les impondérables qui vous retardent et vous contraignent à reporter à plus tard les tâches prévues. Mais ça y est ! Cette fois, c'est bien parti ! La gare de Coksdorf voit le jour.

Coksdorf (entendez par là la "cité du coke") est un patelin imaginaire de mon réseau ferroviaire frontalier tout aussi imaginaire. Vous en ai-je parlé ? Non, je ne crois pas.

Voici donc l'histoire. Mon réseau représente une portion de chemin de fer sise à cheval sur la frontière belgo-allemande. Je me suis un peu inspiré de ce que l'on rencontrait il y a bien des années de ce côté-là, non loin d'Eupen (Belgique) et Aix-la-Chapelle (Allemagne). Dans cette région, les deux pays étaient reliés par 3 lignes dont 2 internationales à fort trafic. On pouvait quotidiennement admirer de belles locomotives allemandes passer le relais aux machines belges dans les gares belges telles que Montzen, Herbesthal ou Eupen (ah, les belles Pacific BR 01 ou les Decapod BR 50 et 52 sur l'un des 2 ponts tournants de Herbesthal, c'était du beau spectacle !). On en a même vues à Liège. En revanche, de l'autre côté de la frontière, des machines belges rendaient visite aux 2 gares d'Aix-la-Chapelle ou même Cologne. Les convois tant voyageurs que marchandises étaient nombreux et très variés : rames de wagons marchandises de toutes sortes, trains voyageurs locaux, trains voyageurs internationaux bigarrés, trains TEE, ...

On y voyait aussi une particularité typiquement belge. Autrefois, avant 1918, ce qu'on appelle de nos jours les cantons rédimés ou de l'Est étaient territoires prussiens. Ce qui fait, évidemment, que les chemins de fer furent créés à l'allemande avec circulation à droite et signaux à palettes allemands. Lors de l'annexion de ces territoires par la Belgique, l'administration des chemins de fer belges n'a rien changé aux sens de circulation au départ des gares de Herbesthal et Montzen à l'exception des signaux à palettes allemands qui se sont vus attribuer partiellement des palettes blanches et rouges plus courtes et une palette supplémentaire violette pour les manœuvres en gare. On trouve un cas similaire en Alsace dont les chemins de fer furent également créés par l'autorité prussienne de l'époque. 

Donc, j'ai décidé de construire un réseau qui me rappelle ces souvenirs. Pour l'instant, je m'occupe de la gare allemande de Coksdorf, citée plus haut, qui sera la gare en cul-de-sac de la ligne secondaire à voie unique n° 21. Celle-ci-constitue une antenne de la ligne principale n° 10 (double voie en os de chien) qui sera l'épine dorsale de tout le réseau. Cette ligne principale comprendra notamment la grande gare de Kügelstadt de laquelle partiront la ligne 21 dont je parle ainsi qu'une autre antenne dénommée ligne 20. La ligne 21 sera à commande manuelle, ou plutôt semi-manuelle, du fait de l'assistance de l'ordinateur en ce qui concerne les signaux et la sécurité. Je veux pouvoir piloter les trains à vue tout en respectant les signaux. Il faut dire que cette ligne assez longue, de l'ordre de 50 m à l'échelle H0, comprendra 2 gares : Stahldorf située à mi-parcours et Coksdorf en fin de ligne. Une courte ligne industrielle portant le numéro 40 partira de Stahldorf pour donner accès aux diverses installations de l'aciérie Krumpf dominée par son haut-fourneau. Outre les produits sidérurgiques, des marchandises diverses seront transportées sur cette ligne 21 pour alimenter les nombreuses petites exploitations embranchées tout au long du parcours. Je rappelle que je pratique l'époque III. Le cabotage (trains de desserte des cours aux marchandises et embranchés) était encore florissant à cette époque. Le trafic sur la ligne 21 sera donc constitué de trains réguliers parmi lesquels je compte les trains de marchandises complets (coke, minerai de fer, charbon, fonte en fusion, fondants) à destination ou en provenance de l'aciérie et de la cokerie, de nombreux trains divers transportant toutes sortes de produits, et bien sûr des trains de voyageurs semi-directs et omnibus, le tout agrémenté de trains "spéciaux". 

J'anticipe un peu concernant la ligne 20. Au départ de Kugelstadt, cette ligne donnera accès à un convertisseur d'acier à l'oxygène (alimenté par les trains de fonte au départ du haut-fourneau de Stahldorf) et un laminoir au sortir duquel de nombreux produits laminés devront être transportés vers d'autres endroits.

Vous remarquerez que mon réseau est basé sur une histoire cohérente qui reflète aussi l'histoire de ma région natale, la vallée de la Meuse près de Liège, où l'industrie sidérurgique jouait un tout grand rôle économique.

Sur mes voies à l'échelle H0 (1/87) , il y aura donc de quoi donner du travail à plusieurs opérateurs pilotant chacun son train selon un parcours prédéterminé. Les trains eux-mêmes répondront à une composition bien définie, d'où nombreuses manœuvres à la clé. Quant au dispatcher concrétisé par l'ordinateur et son superbe logiciel Train Controller, il assurera la sécurité en libérant ou verrouillant selon le cas aiguillages et signaux. Pas question de brûler un feu rouge !

C'est comme ça que je vois le modélisme ferroviaire. Réaliste sous toutes les coutures … très divertissant à exploiter et pas lassant du tout. Reste à faire en sorte que les trains roulent "bien". Et ça, c'est une question de voie bien posée, de matériel roulant en parfait état et de respect de normes bien précises. Avec la commande digitale en prime et un entretien convenable, je compte jouir d'une exploitation plus que satisfaisante. Vous verrez, dans les posts suivants, comment je réalise mon réseau et quelles sont les techniques que je mettrai en œuvre pour atteindre cet objectif.

Et, comme je l'ai déjà dit dans un post précédent, tout commence par un bon plan à l'échelle 1/10, histoire de me faciliter le calcul. Toute dimension du plan en cm multipliée par 10 correspond à la dimension réelle sur mon réseau. Bien sûr, mon plan n'est pas rigide et je dois souvent adapter les dimensions au moment de la réalisation. Dessiner un réseau miniature sur base de paramètres théoriques et de ce que je "vois dans ma tête", c'est une chose ;  le concrétiser en vrai, c'est autre chose ! Malgré tout, j'ai toujours constaté que mes plans étaient relativement bien respectés lors de leur réalisation concrète. Il est vrai que tous mes calculs sont faits sur base de paramètres connus et éprouvés par mon expérience : rayons de courbure, pentes diverses, dimensions des aiguillages, longueur des quais, dimensions des divers bâtiments et ouvrages d'art, entraxes des voies, ... Je tâche de tenir compte de tout. Par exemple, le rayon de courbure minimum des voies est de 60 cm. L'expérience m'a appris qu'en dessous de ce minimum, les risques de déraillement s'amplifient (compte tenu des longues rames que je prévois de faire rouler - de 2 à 3 m et jusqu'à 5 m pour les convois spéciaux). Sur ce rayon de 60 cm, toutes les locomotives passent aisément, même les vapeurs aux embiellages compliqués. De plus, cela me permet de poser mes attelages Kadee sur tous mes wagons tout en minimisant l'espace entre les tampons, réalisme oblige. Visuellement, de telles courbes serrées n'étant guère esthétiques (c'est un point de vue personnel, j'en conviens), je m'arrange donc pour les camoufler. Les parties visibles ne montreront donc que de belles courbes au rayon aussi généreux que possible.

Un mot sur les rampes hélicoïdales ! Si le rayon est trop petit, cela entraîne une déclivité trop prononcée supérieure à 2 % afin d'obtenir une distance entre assiette suffisante, une résistance au roulement élevée car proportionnelle à la déclivité et à la petitesse du rayon de courbure, de sorte finalement qu'on se retrouve contraint de ne faire rouler que de courtes rames si l'on veut éviter que les locomotives "plantent un chou". Et même 2 %, c'est encore trop pour moi en ce qui concerne la ligne principale n° 10 qui sera parcourue par de longs et lourds trains. La déclivité maximale y sera donc limitée à 1,5 %. Pour obtenir cela, j'ai  banni tout ascenseur hélicoïdal et opté pour une série de va-et-vient qui m'offrent en outre l'avantage d'allonger les parcours, ce qui me convient parfaitement.

Il y aurait encore tellement de choses à dire concernant les paramètres dont il faudrait idéalement tenir compte pour réaliser un beau réseau fonctionnel. Cependant, rien de tel qu'une solide expérience acquise au fil du temps, non seulement la sienne et aussi celle des autres. A ce titre, les forums de discussion sont de nos jours d'excellents outils pour apprendre et personnellement, je ne me prive pas de les fréquenter.

Plan 1

Voici l'avant-dernière mouture du plan de la gare de Coksdorf. Des corrections sont déjà envisagées et, tout récemment, alors que j'attaquais déjà la menuiserie du plateau, j'ai encore apporté quelques modifications mineures que l'on peut voir sur l'illustration suivante. La bonne inspiration se fait parfois attendre!    

 

Plan 2

Le plan comporte maintenant un pont tournant de 22 m de diamètre afin de virer les locomotives à vapeur à tender séparé pour qu'elles repartent cheminée en avant. Ce pont tournant fait partie d'une annexe de traction comportant une petite remise à deux voies et des installations sommaires. Seules quelques locos-tenders seront censées y séjourner la nuit. Un élargissement du réseau au niveau de l'intérieur de l'arc de cercle que forme le réseau m'a donné l'occasion d'améliorer la courbe des voies d'entrée et de dégager une petit espace à l'avant-plan pour y loger du décor (petits bâtiments, arbres ...). C'est le fait de "voir" l'espace réel qui me permet de mieux juger la disposition des divers éléments. Certaines choses m'apparaissent maintenant plus clairement que lorsque je disposais seulement d'un plan sous les yeux. En fonction du châssis sous-jacent, j'ai découpé l'ensemble de la gare en plusieurs panneaux distincts dont certains sont amovibles. Je peux ainsi enlever le panneau de mon choix, tant pour une question d'accès aux autres que pour pouvoir y travailler à mon aise. Une fois posé sur deux tréteaux, le panneau mobile devient accessible de tous les côtés et permet une pose aisée et soignée des divers éléments (voie, bâtiments, végétation, ...). Je dois procéder ainsi vu la généreuse profondeur de cette partie du réseau. Cette méthode a l'avantage de limiter beaucoup les travaux sur le réseau proprement dit. Outre cela, j'ai prévu des trappes d'accès et une espèce d'échelle pliante qui me permettront un meilleur accès aux diverses parties du réseau, une fois celui-ci achevé.