20/07/2013

07/2013 - Remaniement de la gare de Coksdorf côté Ouest

 

J'en avais déjà parlé sur un billet parlant de l'éclairage de la salle 1. Il s'agit du remaniement de la gare de Coksdorf et plus précisément du gril d'aiguillages équipant le côté Ouest de la gare. L'ancienne mouture, bien que fonctionnelle, me laissait sur la faim et, je l'ai déjà dit, quand un aspect du réseau s'évertue à me titiller désagréablement, je n'hésite pas à recommencer l'ouvrage. C'est ainsi que j'ai complètement revu ce gril en question.

Un des points notoires est l'ajout d'une bretelle permettant de gagner toutes les voies de la gare en partant du long tiroir de manœuvre, évitant ainsi un rebroussement en pleine voie pour accéder aux voies 1 et 2 comme c'était le cas auparavant (voir à ce sujet le billet 12/2008-1).

Créer un tel gril n'a pas été une chose facile à cause principalement du tunnel à traverser. Installer tout le gril après la sortie du tunnel aurait raccourci sérieusement la longueur de certaines voies ; d'autre part, il n'était pas possible de passer avec plus de 2 voies parallèles dans le tunnel. Par ailleurs, l'emploi d'aiguillages à rayon standard et angle de 9° 30 aurait imposé un gril à angle d'ouverture trop grand avec contrecourbes de correction disgracieuses. J'ai donc utilisé quelques aiguillages de très grand rayon.

 

Bref, la première photo montre que j'ai réussi le challenge en gardant une longueur utile des voies en général égale ou supérieure à 3 m, ce qui faisait partie du cahier des charges (longues rames de coke ou de charbon).

 

CKD 0.jpg

Le plan général des voies du gril Ouest de Coksdorf.

 

 

 

CKD 2.JPG

Le gril d'aiguillages de CKD ouest. Au fond à gauche, on distingue le tiroir de manœuvre (voie 14) qu'emprunteront systématiquement les trains de manœuvre de et vers la cokerie. On voit que la TJS donnant accès à la bretelle de liaison permet maintenant aux trains d'atteindre toutes les voies de la gare. J'ai finalement dû scinder ce bel ensemble en deux parties car il ne passait pas tel quel à travers l'ouverture pratiquée dans le mur.

 

 

CKD 4.JPG

La partie réservée à la salle 1 après scindement du gril en 2.

La motorisation des aiguillages est adaptée à la configuration environnante comportant un tunnel et des voies souterraines passant sous le gril. Poser de façon classique  des moteurs directement sous la table de roulement aurait conduit ultérieurement à un accès impossible ou en tout cas malaisé pour la plupart des moteurs. Et, bien entendu, en cas de panne de moteur, la bien connue Loi de Murphy aurait été d'application, à n'en pas douter ! J'ai donc décidé d'installer des tringles de renvoi permettant de regrouper les moteurs dans un endroit facile d'accès.

 

 

CKD 5.JPG

Les tringles de renvoi sous table sont orientées de façon à regrouper les moteurs en deux ensembles situés de part et d'autre du mur. Les tringles et leur support n'ont guère d'épaisseur, dégageant ainsi le dessous de l'assiette où passent quelques voies souterraines.

 

 

 

CKD 6.JPG

J'ai installé sur l'ensemble situé dans la salle 1 des moteurs d'aiguillage Peco prélevés sur le stock subsistant. Ils sont équipés d'un inverseur Peco ou maison selon le cas comme expliqué dans mes billets 03/2009-1 et 09/2009-1. On remarque les tringles émergeant du dessous de l'assiette de voie !

 

 

CKD 8.JPG

Les 5 moteurs de l'ensemble sont regroupés à l'arrière pour un accès aisé. Ils seront bien sûr cachés derrière le décor en forme de paroi rocheuse. Les décodeurs de commutation (LS150 de Lenz) se trouvent installés un peu plus bas que les moteurs d'aiguillage sur une planche ad hoc. La câblerie est ainsi limitée en longueur.

 

 

CKD 9.JPG

De l'autre côté du mur, le second ensemble ne compte que 3 moteurs. Il s'agit de moteurs Seep (Gaugemaster) PM-1 ou PM-4 qui remplacent à un moindre coût les Peco. Ils comportent d'origine un inverseur alimentant la pointe de cœur. Ils seront camouflés dans un bâtiment en béton du futur port fluvial situé en contrebas. Etant donné que les connecteurs (appelés couramment raccords de lustre) que l'on voit ici – j'en possédais quelques-uns - se sont révélés non fiables du fait que les broches mâles ne peuvent être fermement serrées par une vis sur le bornier femelle, ils seront  donc remplacés par des connecteurs du type mâle-femelle nettement plus professionnels que j'ai déjà présentés dans un billet et dont j'ai testé la fiabilité. N'en ayant pas rachetés vu leur prix un peu élevé, j'en ai finalement dénichés sur le Net à un prix compétitif. Du coup, je vais généraliser ce type de connexion rapide.

Le futur tunnel destiné à camoufler autant que possible le mur de séparation des 2 locaux laissera passer non seulement des trains mais aussi des voitures et camions. En effet, une route longera les voies à cet endroit et empruntera également le tunnel.

 

 

 

CKDS 10.JPG

Les 2 ensembles amovibles supportant les aiguillages du gril sont remis en place et le raccordement définitif peut être effectué. Mais avant cela, je vais procéder à la pose de dételeurs électromagnétiques Kadee au début des voies 1 à 6.

Ce sera l'occasion de vous parler de ma dernière innovation : les dételeurs magnétiques Kadee montés sur charnière et commandés par servomoteur.

Du coup, j'enchaînerai avec quelques explications sur les servomoteurs et leurs applications à la commande d'aiguillages, signaux et dételeurs. Je me suis en effet dédié ces derniers temps à l'étude de la signalisation et des opérations de dételage, ce qui m'a de facto entraîné fort loin sur la piste des servomoteurs et décodeurs associés et l'étude de la vraie signalisation mécanique allemande. Cela a été plus ardu que je ne pensais mais le but est atteint.

Ah oui, pour vous prouver que je n'ai pas chômé depuis mon dernier billet, je vous parlerai aussi du dépôt en cours de finition et qui est maintenant fonctionnel. Ce faisant, je vous toucherai également un mot sur les 3 TCO dont j'ai dessiné les plans et qui verront bientôt le jour sans oublier de vous montrer, futur décor oblige, mes plantations de Zeeschuim pleines de promesses.

 

07/09/2009

09/2009-1 - Les moteurs d'aiguillage - partie 3

Je termine ici l'exposé sur les moteurs d'aiguillage en touchant un mot de leur pose sous la table de roulement.

En principe, poser les moteurs sous la table ne présente guère de difficultés, sinon celle de trouver la bonne position du moteur pour que l'effort appliqué aux lames d'aiguillage via la tringlerie de renvoi soit bien équilibré, ce qui, avec un peu de pratique, devient finalement aisé.

Bref, tout allait bien jusqu'au moment du câblage électrique de ces moteurs : 6 câbles au total dont 3 pour la commande des 2 bobines et 3 pour l'inverseur alimentant la pointe de cœur.
On ne peut penser à tout, bien que mon expérience antérieure aurait dû me rappeler à l'ordre. C'est ainsi que, dans le cas présent, du fait de la position de certains moteurs, je me suis aperçu qu'il ne m'était pas possible de voir l'intérieur des bornes de raccordement si bien que je devais tâtonner pour introduire chaque câble dans son logement avant de serrer la vis. Je me suis vite lassé de cette énervante recherche et, sachant que mon fichu caractère allait bientôt me pousser à certaines extrémités regrettables, je décidai rapidement d'adjoindre à l'établi un second bornier au moteur, avant son placement sous la table, de sorte que ce dernier puisse être orienté de la bonne manière.

 

Mot 3

Le moteur figurant sur cette photo est bien orienté et l'espace est suffisant pour que je puisse pousser ma tête de côté afin de bien voir les ouvertures du bornier. 

 

 

Mot 4

Par contre, ici, pas moyen de bien distinguer les ouvertures du bornier du fait de l'obstacle que représente l'assiette de voie souterraine. On voit l'ajout d'un second bornier (à l'établi bien sûr) que je peux orienter comme je le désire pour un câblage aisé.

Bien que cette solution se soit révélée pratique à l'usage, elle ne me satisfaisait pas complètement. Je me suis résolu en finale à me procurer des borniers composés de deux parties, l'une femelle et l'autre mâle. 

 

Mot 2

 Mot 1 

Le moteur d'aiguillage est maintenant équipé d'un bornier femelle dans lequel vient se loger le bornier mâle très facile à raccorder puisque totalement libre avant son enfichage. Cette solution me plaît : c'est propre, c'est net, c'est pratique .... mais cela a un coût. Je réserve donc ce type de moteur pour les endroits sensibles qui ne sont quand même pas légions.

 

Voici donc un problème de réglé et il ne me reste plus qu'à terminer le câblage.

16/03/2009

03/2009-1 - Les moteurs d'aiguillage - partie 2

Suite à la première partie (post "02/2007  - Les moteurs d'aiguillage - partie 1"), je reprends le sujet car j'ai apporté quelques modifications aux moteurs. D'autre part, je compte parler un peu de photogravure.



Mot aig 1 (Small)

Avant toute chose, je me suis attelé à la création d'une commande d'aiguillage "bricolée " en vitesse, comportant deux inverseurs et l'ai soumise à divers tests. Ce n'était pas la première commande du genre que je bricolais, mais j'en voulais une neuve pour équiper tous les aiguillages de mon nouveau (et dernier) réseau. 

 

 


Les tests effectués s'étant révélés concluants, Joseph et moi nous sommes attelés à la création d'un modèle un peu plus "professionnel" faisant appel à un circuit imprimé. La première chose à faire était évidemment de confectionner le calque pour les besoins de la photogravure, ce qu'a volontiers fait mon précieux aidant Joseph. 

 

Mot aig 2 (Small)

Le circuit imprimé au sortir de la photogravure. 

 

 Mot aig 4 (Small)

L'envers du décor. La fixation sur le dessous de l'assiette de voie se fait au moyen de 4 vis assorties de rondelles en plastique qui font office d'intercalaires afin que les protubérances constituées par les soudures ne soient écrasées sur le bois, cela évitant toute déformation éventuelle de la plaquette époxy lors du vissage. 


 

Mot aig 3 (Small)

Le moteur Peco, les 2 inverseurs et le renvoi d'angle montés sur le circuit imprimé.

 

mot aig 4a (Small)

La fixation des composants sur la plaquette époxy est automatiquement réalisée par les liaisons électriques entre composants et plaquette. L'astuce consiste à utiliser des aiguilles de couturière comme câbles rigides de liaison électrique. C'est rapide à installer, propre et costaud.
Concernant les aiguilles, pour une fois, je me suis procuré de la "camelote". En effet, les aiguilles doivent être de mauvaise qualité et relever plutôt du fer que de l'acier. L'avantage ainsi obtenu est que la soudure est aisée et tient bien, car, comme chacun le sait, l'acier se soude mal à l'étain.
 


Grâce aux éléments standards, le montage complet d'une commande d'aiguillage est relativement aisé et rapide et c'est mon second aidant Richard, tout aussi précieux que Joseph, qui s'est chargé d'assembler toute une série de commandes. Soit dit en passant, c'est quand même chouette d'avoir 2 potes aussi serviables !

Le moteur présenté plus haut convenait très bien à ma gare souterraine car j'avais besoin de disposer de 2 inverseurs dont l'un pour la pointe de cœur de l'aiguillage et l'autre pour une rétrosignalisation de la position de l'aiguillage sur le TCO.

Par la suite, j'ai découvert un moyen d'obtenir ces 2 effets avec un seul inverseur grâce à un petit montage simple dont je parlerai plus tard. Du coup, à partir de la même plaquette, j'ai créé un second modèle de moteur comportant un seul inverseur, ce qui abaisse d'autant le prix de revient.

 

 

Mot aig 5 (Small)

Voici côte à côte le premier modèle à 2 inverseurs Peco (à gauche) et le second modèle à 1 inverseur (à droite). Ce dernier inverseur est différent de l'inverseur Peco et je l'ai trouvé dans le commerce d'articles électriques et électroniques. Son prix de revient est moins élevé que celui du Peco et de plus les contacts sont internes au boîtier ce qui les protège des poussières. Ceci dit, je dois dire à la vérité que les contacts du moteur Peco sont d'une haute qualité et ont toujours conduit le courant malgré le fait qu'ils soient à l'air libre. 

  

 mot aig 6 (Small)

L'unique inverseur en position contact fermé.
  

 

Mot aig 7 (Small) 

Une variante du renvoi d'angle encore plus souple que le précédent. Ici, le contact de l'inverseur est ouvert.

 

 

La pose de la voie s'achève tout doucement et je vais enfin pouvoir me lancer dans la décoration de la gare ; cela implique beaucoup de travail agréable (constructions diverses, signaux, petits accessoires, peinture, patine, végétation, ...), ce qui n'est pas pour me déplaire, loin s'en faut ! 

 

 

Je dispose maintenant d'une commande d'aiguillage puissante, fiable et d'un prix de revient satisfaisant que je m'empresse de poser sur tous les aiguillages de ma gare de Coksdorf

 

20/11/2008

11/2008-5 - La voie - partie 11 : construction d'un aiguillage - particularités

La barrette de commande des aiguillages
Tout aiguillage a besoin d'une commande, qu'elle soit manuelle ou électrique. Mais, quel que soit le mode d'entraînement des lames, il faut une barrette de commande. A cet effet, je creuse sous celle-ci, dans la semelle de liège ou de polystyrène extrudé, une tranchée de façon à ménager un espace libre qui acceptera le futur ballast sans que celui-ci ne vienne gêner le débattement transversal de la barrette. 

Dans la réalité, le ballast est dégagé à l'endroit des tringles de commande des lames d'aiguillage. Sur mon réseau, c'est d'autant plus necessaire à l'endroit où la barrette de commande présente une boucle surbaissée destinée à recevoir la tringle de commande issue du moteur logé sous table via un renvoi d'angle. Lors du ballastage, je verse du ballast très fin dans la petite fosse en prenant soin de dégager la tringle de commande.

 

 barrette commande (Small)
La fosse est prête à recevoir du ballast sans que celui-ci gêne le débattement de la barrette de commande. 

 

Cas des aiguillages belges
Aux chemins de fer belges, on pose deux traverses très longues afin de soutenir le moteur électrique actionnant l'aiguillage ainsi qu'on peut le voir sur les deux photos suivantes. Des variantes existent bien sûr et on pourrait en montrer de nombreuses.


140 (Small)
Vu de loin. On remarque bien les deux traverses longues.


037a (Small)
Vu de près. Il y a même une lanterne (dépourvue de verre), ce qui n'est pas fréquent en Belgique.


004 (Small)
Par contre, s'il s'agit d'une commande manuelle par levier à contrepoids, il n'y a généralement qu'une seule traverse longue.


IMG_2845 (Small)
A l'instar des aiguillages belges à commande par moteur électrique,  je pose deux traverses plus grandes et je confectionne deux supports tirés d'une feuille de laiton.


IMG_3557 (Small)
Ensuite, je confectionne un capot de moteur  à l'aide de plasticarte.
Une fois mis en place, l'aiguillage ainsi équipé, le ballastage et la patine effectués, l'ensemble fera bonne figure sur le réseau.


Pour la commande de l'aiguillage, j'installe, comme déjà expliqué, le moteur sous table. J'installe ensuite un renvoi d'angle passant au travers de la table via une buselure en laiton. Au sortir de celle-ci, la tige de commande est pliée à 90° et introduite dans le U de la tringle de commande des lames. C'est discret et efficace.
Je reviendrai sur ce sujet lorsque j'en serai à la pose des moteurs.

23:43 Écrit par André S dans 09. Voie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : -voie_appareils de voie |  Facebook |

19/11/2008

11/2008-4 - La voie - partie 10 : construction d'un aiguillage - les dernières opérations


Usinage des contrerails
Les contrerails sont assez faciles à usiner, car ce ne sont en fait que 2 bouts de rail dont les extrémités sont légèrement courbées, voire taillées en biseau. Ils sont indispensables pour un bon guidage des roues.

 

Test final
Je dispose d'un bogie de wagon Jouef muni de roues aux normes NEM. Les roues de chaque essieu doivent impérativement être écartées de 14,3 mm qui constitue la cote minimale en dessous de laquelle il ne faut pas descendre.

Test 1 (Small)
Rien de tel que de faire passer plusieurs fois un petit bogie pour percevoir les défauts éventuels. En faisant circuler ce bogie sur les branches de l'appareil de voie, je ne peux constater aucun soubresaut, aucune gêne. Les roues doivent passer grassement. Si les roues calées à 14,3 mm passent, tous les essieux dont l'écartement des roues répond aux normes NEM, soit 14,3 à 14,5 mm, passeront certainement.

 

Calibre roues 1 (Small)

Calibre roues 2 (Small)
A l'aide de mon petit calibre, je cale toutes mes roues à 14,3 mm au minimum selon la norme NEM. Je veille également à ce que les roues ne soient pas voilées.


En cas d'anomalie, je repasse le calibre de voie sur l'aiguillage ou bien j'utilise un pied à coulisse afin de m'assurer du bon écartement des rails.
Les diverses cotes doivent répondre aux normes NEM 124 et NEM 310. La profondeur des gorges doit évidemment être suffisante et c'est le cas si l'on ne rebouche pas les ornières pour imiter les aiguillages du commerce.

Une petite remarque concernant toutes ces opérations d'ajustage. Peut-être certains penseront-ils que je me crée beaucoup de travail. C'est vrai, mais mon crédo est le suivant. Si on veut que ça roule bien sans dérailler, il faut prendre la peine de respecter une série de règles parmi lesquelles le calibrage des essieux, le calibrage des ornières d'aiguillage, la pose correcte de
la voie, le lestage optimal des wagons, le rayon de courbure de la voie supéreur à un seuil minimal (chez moi 60 cm), les déclivités inférieures à un seuil maximal (chez moi, 1,5 % ou 2 % selon la ligne parcourue), la suppression de toute particularité de la voie susceptible de provoquer des déraillements (notamment courbe suivie immédiatement de contrecourbe, amorce trop rapide de rampe en courbe, etc.).

C'est la rançon obligatoire pour disposer d'un réseau où les trains roulent sans problèmes d'un point de vue mécanique.
Reste encore à opérer de même au point de vue électrique, ce qui représente encore une autre somme de contraintes.

Mais ne dit-on pas "Qui veut la fin, veut les moyens".


Bien, ce n'est pas fini car, à l'aide d'un multimètre, j'effectue également une dernière vérification d'un point de vue électrique de façon à être certain que les rails extérieurs et la pointe de cœur soient totalement isolés. Pour une exploitation digitale avec détection de l'occupation des voies par consommation de courant, il ne peut y avoir aucune résistance, si faible soit-elle, du fait de la haute sensibilité de la détection qui est de l'ordre de 5 à 15 kilohms. J'en ai parlé dans le message "02/2007 - Le block-système : le câblage des cantons".

Rebouchage des ornières
Cette opération est facultative et je ne la pratique que peu souvent. Si je le fais, c'est uniquement pour des raisons esthétiques et non mécaniques. En effet, je ne me soucie aucunement de faire rouler les wagons sur les boudins de roue à l'endroit des cœurs de croisement ou de traversée à l'instar de la politique pratiquée par certains fabricants dont Roco notamment. Par contre, je tente de réduire au maximum la largeur des ornières à la pointe de cœur.

Le cas échéant, il faut étaler dans les ornières un peu de pâte à modeler ou à réparer à deux composants après l'avoir bien malaxée. Une fois le produit devenu dur, on l'usine au moyen de limes fines pour creuser l'ornière jusqu'à une profondeur suffisante.


Attaches de rail, crampons, selles, ...     
Il est possible d'ajouter des attaches de traverse pour un meilleur réalisme. Il est même possible de poser de vraies selles, mais ici comme dans les autres aspects de reproduction en modèle réduit de la réalité, la question est de savoir où l'on s'arrête.

Actuellement, je m'abstiens de réaliser cette opération qui demande quand même un certain temps car j'ai constaté que ce genre de détails passe inaperçu lorsqu'on regarde un réseau dans son ensemble. Je l'ai déjà dit, l'essentiel est à mes yeux de créer une atmosphère ferroviaire, laquelle n'implique pas nécessairement de s'attarder aux petits détails, sauf en certains endroits stratégiques d'avant-plan mis en évidence.

En cas de pose d'attaches,  celles-ci sont à prélever sur des traverses issues de coupons de voie inutilisés à l'aide d'un tranchet (cutter) à lame plate rectangulaire bien tranchante. On les colle en place une à une sur les traverses au moyen d'une mini-goutte de colle cyanoacrylate. Pour manipuler ces attaches, une pointe fine bien affûtée fait l'affaire.

 


 

Aig Til 9 (Small)
Un coupon de travelage Roco de récupération. La lame doit être bien tranchante pour une coupe aisée.

Attaches 1 (Small)
Après création du cœur de croisement à l'aide de traverses en époxy cuivré, j'ai collé sur quelques-unes d'entre elles quelques attaches provenant d'un coupon de voie Roco au code 100 à l'aide de colle cyanoacrylate. 


Noircissement des rails et peinture
Personnellement, je noircis chimiquement les rails à l'aide d'aragonite pour le cuivre et magnétite pour le maillechort. Une vieille brosse à dent permet de bien étendre le produit. Ce noircissement n'est pas strictement nécessaire. Cependant, il évite qu'on ne voie apparaître le métal brillant en cas de coup ou éraflure dans la peinture qui sera l'opération finale avant la mise en place, le ballastage et la patine de l'ensemble.
La peinture se fait en deux phases, la première concernant les rails et la seconde, les traverses. Il existe de nombreux fabricants qui proposent des peintures couleur rouille, surtout des glycérophtaliques comme celles de Humbrol et Revell.


IMG_2878 (Small)
Voilà un aiguillage prêt pour la peinture. Les traverses manquantes seront des traverses en bois glissées sous l'aiguillage au moment de la pose de celui-ci sur le réseau. Il n'est en effet pas nécessaire que toutes les traverses soient en époxy.


Trav bois (Small)
Je teinte au préalable une série de traverses en bois de diverses longueurs et les coupe à mesure lors de  la pose sous l'aiguillage.
On peut les coller sous l'aiguillage avant la pose de celui-ci sous le réseau. 

 

22:08 Écrit par André S dans 09. Voie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : -voie_appareils de voie |  Facebook |

05/11/2008

11/2008-3 - La voie - partie 9 : construction d'un aiguillage - l'usinage et la pose des divers constituants

 
Usinage des 2 lames mobiles 

Que les lames soient articulées sur charnières ou élastiques (c'est-à-dire faites d'une seule pièce de la pointe de la lame mobile jusqu'à la patte de lièvre longeant la pointe de cœur), leur usinage est le même. On coupe d'abord le coupon de rail à bonne longueur. Si je désire confectionner une articulation sur la barrette de commande des lames, je coupe avec un petit excès de longueur, celui-ci étant réservé à la confection de la patte qui servira de pivot. Une remarque : l'effilement se pratique sur un seul côté de la lame, celui qui vient en contact avec le rail extérieur, à l'endroit où celui-ci comporte un évidement dans le patin. Pour ce faire, je pratique comme pour l'évidement des rails extérieurs : j'utilise successivement un touret à meuler, une lime plate et une mini-disqueuse munie d'un disque au carborundum.
Outre cette opération d'effilement, il faut également procéder à la bonne courbure en ce qui concerne la lame courbe donnant accès à la voie déviée. Je pratique cela à la main, le coupon de rail étant posé bien à plat sur une surface dure et plane. Attention à ne pas effectuer de pli dans le rail courbe ! 
En cas de lame élastique, il faut bien entendu usiner la partie effilée au moment de la confection de la patte de lièvre. Et enfin, il ne faut pas oublier la suppression d'une partie du patin (quelques millimètres) afin de permettre plus de souplesse dans la flexion de la lame élastique.

Un petit mot sur la barrette de commande des lames. Il existe un système simple que certains modélistes utilisent. Ils soudent tout simplement l'extrémité avant des lames sur une barrette en époxy cuivré servant de tringle de commande. L'inconvénient est que l'on crée ainsi une sorte de rectangle rigide exigeant un bon moteur. J'ai pratiqué cette méthode en association avec des lames sur charnières créées à l'aide d'une éclisse métallique, ce qui confère à l'ensemble lames-barrette une certaine mobilité. Maintenant, comme je privilégie les lames élastiques, je donne la préférence aux pivots sur la barrette de commande.

 

Aig 7 (Medium)
Lames sur charnières et soudées à la barrette de commande. Dans ce cas-ci, il faut qu'une lame au moins soit libre dans le soulier servant d'articulation (une éclisse fait l'affaire) afin de permettre un débattement aisé de l'ensemble soudé lames/barrette.


Aig 6 a (Medium)
Ici, l'aiguillage (de marque Tillig à l'origine) comporte des lames élastiques (donc sans charnières) et une barrette de commande avec pivots.
Dans le cas de cet aiguillage, une des deux pattes d'origine s'est cassée. Je l'ai remplacée par un bout de tige de laiton. J'en ai profité pour remplacer la barrette de commande d'origine en plastique.



Aig 6 b (Medium)
Au dos de l'aiguillage, on voit deux petites tiges soudées sur le dos de deux traverses. Elles ont pour bur d'empêcher la barrette de commande de se détacher des lames, ce qui arrive parfois. L'épaisseur des deux traverses à double face cuivrée est moindre que celle des autres traverses afin de permettre aux deux bouts de tige en laiton de ne pas faire saillie.

 

 

Aig 6 c(Medium)J
J'utilise deux méthodes pour créer les pattes qui, repliées, traversent les trous pratiqués dans la barrette de commande.
Soit je coupe la pointe de la lame jusqu'au patin de rail et je plie le bout de patin libre à 90°, soit je soude sur l'extrémité de la lame une bout de tige de laiton de 0,8 mm de diamètre, replié ensuite à 90° après soudure, en ayant soin de passer un coup de lime sur le patin pour adoucir la protubérance due à la soudure.
Les trous sont forés à un diamètre généreux pour une articulation sans problème. Du fait que les lames se prolongent jusqu'à leur patte de lièvre respective, elles reposent de façon stable bien à plat sur leur patin.


Aig 9 (Medium)
Sur cet aiguillage Shinohara au code 100 que j'ai récupéré et reconditionné, on voit bien l'évidement pratiqué dans le patin afin de rendre les lames plus élastiques. La tringle de commande est soudée sur l'extrémité des lames.


Aig 10 (Medium)
Dans le cas d'une TJD, il y a 8 lames à fabriquer. Vu la complexité de construction, il vaut mieux les fabriquer après création des deux coeurs de croisement. Elles sont donc toutes munies d'une charnière.
Ici, il s'agit d'une ancienne au code 100 que j'avais faite il y a longtemps et que j'ai reconditionnée pour une installation dans une gare souterraine, récupération oblige ! Remarquez les 4 tringles de commande afin de disposer de 4 jeux de 2 lames comme s'il y avait 4 aiguillages. La commande des lames s'en trouve grandement facilitée.

Sur la TJD que je suis en train de fabriquer (celle montrée dans la partie 7), je fais un essai avec des lames élastiques. Je verrai bien si cette solution est fonctionnelle.

23:12 Écrit par André S dans 09. Voie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : -voie_appareils de voie |  Facebook |

04/11/2008

11/2008-2 - La voie - partie 8 : construction d'un aiguillage - l'usinage et la pose des divers constituants

 

  


Exemples d'aiguillages en cours de fabrication

Calibres 2 (Medium)
Sur cet aiguillage standard, j'ai déjà mis en place les 2 rails extérieurs et les deux coupons de rail composant la pointe de cœur. La première patte de lièvre vient d'être posée à l'aide d'un calibre amputé d'une patte.

 

 Aig 5 (Small)
Le cœur de croisement est complètement terminé, y compris les contrerails et les deux coupures ont été pratiquées pour isoler électriquement la pointe de cœur.

 

Aig 4 (Small) 

Les lames sont terminées et le calibre à 3 pattes permet de contrôler la lacune entre lame et rail extérieur. J'apprécie personnellement les lacunes bien calibrées, c'est-à-dire ni trop, ni trop peu. C'est plus réaliste.
On pourrait agrandir volontairement cette lacune par excès de sécurité pour être vraiment "sûr" que les roues n'accrochent pas la pointe de la lame. Ou encore pour éviter tout contact des roues avec la lame ouverte lorsque le cœur de croisement ne forme qu'un seul tout électrique avec les lames. Toutes ces options sont valables.
On voit ici que les lames sont articulées. Chacune des charnières est tout simplement confectionnée au moyen d'une éclisse élargie à une extrémité pour permettre le débattement de la lame correspondante.

 


Aig 2 (Medium)
Il s'agit ici d'un aiguillage triple en cours de fabrication, qui comporte deux pointes de cœur (j'en ai parlé dans la partie 3). Mais qu'il y en ait une ou plusieurs ne change rien à l'affaire si ce n'est que les deux angles sont différents sur cet aiguillage triple.
A ce stade de la construction, j'ai déjà posé successivement, dans un ordre logique, le rail extérieur droit, puis les coupons de rail des 2 pointes de cœur (à remarquer le prolongement jusqu'à la lame), le second rail extérieur et un contrerail. Le reste suit de façon tout aussi logique, bien que, s'agissant d'un aiguillage triple, cela apparaisse un peu plus compliqué à première vue.



Aig 8 (Medium)
Une traversée-jonction double en cours. Cet aiguillage représente le cas le plus difficile de construction d'un appareil de voie. L'étape la plus difficile est l'alignement des rails formant les 4 lignes droites.
Il est évident qu'un débutant ne va pas commencer par construire un tel aiguillage. Mais avec le temps, la technique aidant, il pourra prétendre à le faire.
Tout s'apprend avec du temps, de l'application et de la patience.

 

 

 Usinage de la pointe de cœur

Avant d'aller plus loin, je vous recommande de jeter un coup d'œil aux normes établies par le MOROP. Je vous renvoie donc aux normes NEM 124 et NEM 310 pour connaître les dimensions des ornières dans un aiguillage.
Lien : http://www.morop.org/fr/normes/index.html

Je coupe d'abord à bonne longueur (plus une rallonge de sécurité) les deux coupons de rail qui constitueront la pointe de cœur. Ensuite, je procède à l'usinage de l'extrémité de ces deux bouts de rail à l'aide de la meuleuse lapidaire de façon à ce l'angle corresponde au tracé des rails sur le patron. Je fignole avec  une mini-disqueuse, surtout pour éliminer la portion de patin à éliminer.

Pour se faciliter la tâche, on peut dessiner sur une feuille de papier l'angle recherché. Ou encore se confectionner un gabarit.

Il existe diverses méthodes pour effiler la pointe de cœur. Par exemple, on peut créer deux bouts de rails parfaitement symétriques de telle sorte que le joint entre les deux rails formant la pointe soit centré au milieu. C'est une bonne méthode aussi.

L'opération d'usinage se fait en plusieurs étapes comportant de nombreuses retouches effectuées à l'aide de limes fines et d'une mini-disqueuse. Une fois la pointe de cœur et les deux pattes de lièvre mises en place, je procède encore à un ajustage pour calibrer l'ornière.

Une dernière opération consiste à arrondir légèrement les bords du champignon des rails, ce qui, combiné à l'arrondi des boudins de roues, permet un passage aisé de celles-ci tout en douceur.

 

 Pointe de coeur (Medium)
La pointe de cœur est mise en place et soudée sur les traverses. J'ai supprimé une partie du patin sur les deux rails afin de permettre la jonction des deux éléments.
Remarquez l'arrondi du pli de la patte de lièvre. En fait, si vous regardez bien, vous constaterez qu'il y a 2 plis qui se suivent de près et que le patin du rail est entamé à l'endroit des plis.
Lorsque l'angle de déviation est grand, on peut franchement pratiquer un pli accentué sans arrondi. Mais lorsque l'angle est plutôt petit, il est préférable d'arrondir le pli, ou d'en créer 2 rapprochés, pour un passage aisé des roues. Rien de tel que de se confectionner un bogie avec des roues calées au minimum requis, soit 14,3 mm, afin d'effectuer un test. Si ça ne passe pas grassement, un petit coup de lime sur le pli arrangera l'affaire.

03:01 Écrit par André S dans 09. Voie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : -voie_appareils de voie |  Facebook |

03/11/2008

11/2008-1 - La voie - partie 7 : construction d'un aiguillage - l'usinage et la pose des divers constituants

Le démarrage

On fixe sur le patron, lui-même fixé sur une planchette bien plane, quelques traverses en époxy cuivré à l'aide de quelques clous. La longueur de ces traverses est au départ plus grande que ce qui est nécessaire. Elles seront coupées à bonne longueur plus tard.
Au commencement, il ne faut que quelques points de soudure car les premiers rails devront parfois être ôtés pour l'un ou l'autre ajustage.
Comme je l'ai mentionné dans la partie 3, il faut d'abord aligner un des deux rails extérieurs comme point de départ. S'il s'agit d'un aiguillage normal, je sélectionne de préférence le rail droit et je l'aligne à l'aide d'une latte métallique. Mais auparavant, quelques travaux préalables sont nécessaires.


Aig 1 (Medium)

Dans le cas de cette traversée-jonction double (TJD), j'ai aligné en premier lieu un des 2 rails extérieurs courbes. C'est le point de départ à partir duquel va s'articuler la suite des opérations.


Usinage des deux rails extérieurs

Avant de souder en quelques points le premier rail extérieur, il faut idéalement procéder à un évidement qui accueillera la lame d'aiguillage correspondante. On peut néanmoins se passer d'un tel évidement dans le champignon du rail à condition que l'extrémité effilée des lames soit très fine. Dans le patin, cette opération est incontournable.

Une fois l'emplacement du fraisage délimité, je passe à la confection de l'entaille qui doit être progressive. Pour cela, j'utilise successivement un touret à meuler et une lime plate. Une mini-disqueuse munie d'un disque au carborundum peut également faire l'affaire.

Evidement pour lame (Small)
Un des rails extérieurs fraisé prêt à recevoir sa lame. L'emplacement a été repéré en posant temporairement le coupon de rail sur le patron.



Les calibres

Il va de soi qu'il faut disposer d'outils pour fabriquer un aiguillage. En principe, il s'agit d'un outillage standard que tout bon modéliste possède, auquel il faut cependant ajouter un jeu de calibres de voie dont le but est de maintenair les rails au bon écartement et de calibrer les ornières.

Calibres 1 (Medium)

Les calibres sont certainement des outils peu répandus dans le commerce spécialisé.
Le calibre cylindrique en bas à droite est disponible chez Hobby-Ecke Schumacher qui vend par correspondance. On peut aussi piocher dans le catalogue Walthers aux Etats-Unis qui offre des calibres à 3 points en métal coulé provenant de 3 fabricants :
Micro Engineering Company (RailCraft), Kadee et Precision  Scale Co, comme celui figurant en haut à droite.

Les autres en forme de parallélipipède rectangle, je les ai acquis au fil du temps, certains achetés chez des fabricants aujourd'hui disparus, soit fabriqués sur demande sur base d'un plan que j'ai fourni.

Les trous percés dans les calibres permettent de bien fixer les rails sur la planchette de travail.


Une dernière solution est d'en confectionner à partir d'une tôle en laiton comme celui qui figure sur la photo suivante (au milieu).

Cal 4 (Small)
Pour info, il existe aussi des calibres pour les écartements H0m et H0e (les deux figurant en haut à gauche).
Tout à fait à droite, on voit une autre sorte de calibre plus précisément destiné à la pose de la pleine voie. 



Calibres 2 (Small)

Sur certains calibres, j'ai amputé une des deux pattes extérieures pour pouvoir ajuster l'ornière au niveau des lames, de la pointe de cœur et des contrerails.



L'ordre des opérations

Il y a un certain ordre à respecter pour fabriquer un aiguillage. Le point de départ est l'un des 2 rails extérieurs, de préférence le rail droit (dans le cas d'un aiguillage classique) que l'on ajuste à l'aide d'une latte métallique bien droite.

Considérons que les deux rails extérieurs comportent déjà leur évidement respectif et que l'angle des deux coupons de rail de la pointe de cœur est correctement usiné.
Je commence par mettre en place le rail extérieur droit à l'aide de quelques points de soudure et je pose ensuite l'un des 2 coupons de rail qui va former la pointe de cœur. C'est ici que les calibres interviennent pour obtenir le bon écartement, soit 16,5 mm.
Une fois posé le premier coupon composant la pointe de cœur, je passe au second.
Il m'est maintenant possible d'aligner le second rail extérieur (courbe dans ce cas-ci, puisque j'ai commencé par le droit) par rapport aux rails de la pointe de cœur.
Je m'attaque maintenant aux 2 pattes de lièvre. Une fois celles-ci mises en place, je termine en posant les 2 contrerails.

 

Reste la question des lames pour lesquelles il existe 2 solutions : avec ou sans charnière.

Avec une charnière, la lame est plus facile à actionner tandis que sans charnière, il faut vaincre l'élasticité de la lame, ce qui nécessite un moteur d'une certaine puissance. D'autre part, la charnière est source de perte de courant à cause de l'oxydation qui fait patiemment son œuvre et éventuellement de la peinture ou de la colle du ballastage. Pour obvier à cet inconvénient, je soudais un petit fil pontant la charnière, mais parfois il disparaissait suite à l'entretien de la voie. J'ai aussi utilisé une charnière composée de deux cordes à piano de très faible diamètre soudée sur l'âme des rails. Ca ne marchait pas trop mal !
En finalité, je donne ma préférence à l'absence de charnière et à la création de lames souples afin d'éliminer totalement ce problème de risque de perte de courant.


Un conseil : en prévision d'une rectification de la courbure du rail extérieur courbe en cours de fabrication, il est préférable de ne poser que quelques points de soudure afin de pouvoir repositionner le rail si nécessaire. Cette règle est d'ailleurs valable pour tous les éléments de l'aiguillage. Lorsque tout est ok, il est toujours temps de parfaire les soudures et de rajouter des traverses éventuelles.   

 

00:11 Écrit par André S dans 09. Voie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : -voie_appareils de voie |  Facebook |

31/10/2008

10/2008-2 - La voie - partie 6 : construction d'un aiguillage - la préparation


Un peu de trigonométrie avant de passer à la construction

Pour fabriquer un aiguillage, la première chose à faire est de dessiner son patron ou tout simplement d'en trouver ou copier un qui convient.
Pour ceux qui aiment dessiner, voici comment on peut confectionner soi-même un patron. 

Le paramètre important d'un aiguillage, c'est l'angle de déviation.
Pour dessiner un angle, il est une méthode utile tirée de la trigonométrie. Il suffit de vous rappeler ce qu'est la tangente d'un angle dans un triangle. C'est le rapport entre le côté opposé et le côté adjacent.
On dessine donc les deux côtés de l'angle droit en leur attribuant une longueur déterminée. A cet effet, voici un tableau reprenant les angles usuels en modélisme et quelques autres que j'ai calculés. 

 

Tg 2 (Medium)

 

 

Si on trace à angle droit les côtés a et b du triangle en leur attribuant par exemple les longueurs respectives 1 et 5 (ou un multiple pour obtenir plus de précision) et qu'on trace ensuite l'hypoténuse c, on obtient automatiquement l'angle α (alpha) qui vaudra dans ce cas 11,30°.
Personnellement, j'affectionne les angles de 9 à 12°. Ils correspondent à l'angle de déviation de nombreux aiguillages du commerce (voyez ceux que j'ai présentés dans la partie précédente).

Tout d'abord, on choisit un angle, par exemple 12°, et on le trace grâce à sa tangente connue sous la forme d'une fraction a/b, soit 1/4,7 correspondant à 12°. Pour plus de précision, on trace à l'échelle 2/1 (ou plus), donc 2 pour le côté a et 9,4 pour le coté b. C'est facile jusque là. Ensuite on trace l'arc de cercle à l'aide d'une règle flexible (cobra). On peut s'aider à l'aide d'un coupon de rail courbe dont le rayon est connu. Le compas ne convient évidemment pas vu la grandeur du rayon (plusieurs dizaines de cm). Mais un clou et une ficelle peut faire l'affaire si on désire un rayon bien déterminé.
A partir des axes tracés, on dessine les rails dont l'écartement doit être 16,5 mm. Il faut tracer des traits fins pour une bonne précision. Tracez aussi les contrerails et les lames ainsi que l'articulation de celles-ci sauf si vous optez pour des lames flexibles.

Voici un exemple.

 

Patron aig (Medium)
Le triangle (en noir), tracé sur base de la tg de l'angle de déviation α permet de dessiner les 2 axes (en rouge) des deux branches de l'aiguillage. Ensuite, on passe à l'arc de raccordement (en bleu) qui relie les deux axes précédents. Le rayon de cet arc peut être choisi à volonté. Evidemment, plus il est grand, plus l'aiguillage sera long.
Dans l'exemple ci-dessus, le rayon mesure 120 cm et l'angle de déviation α est 8,62°, ce qui correspond à une tangente a/b = 1/6.6 = 0,15.

 

Les traverses en époxy cuivré

On possède le patron, c'est déjà une chose. Reste à se procurer des traverses en époxy cuivré. Notez qu'il n'est pas nécessaire que toutes les traverses soient en époxy. Un squelette succinct en époxy complété par des traverses en bois fait parfaitement l'affaire. Les modélistes américains aiment confectionner leurs voies et aiguillages uniquement avec des traverses en bois et des crampons ("spikes" chez eux). Les anglais par contre ne jurent que par les traverses époxy. A chacun ses goûts !!! Moi, je fais du mixte la plupart du temps.

Personnellement, j'utilise des traverses découpées dans des plaques en époxy cuivré. Une épaisseur de 2 mm est idéale car elle correspond à celle des traverses Roco, Peco et Tillig. A ce propos, je signale qu'on trouve couramment des plaques d'époxy de 1,6 mm d'épaisseur, et il en existe d'autres plus fines et plus épaisses. Une épaisseur de 1,6 mm convient à condition de poser une bande de fin carton d'uen épaisseur de 4/10 de mm environ sous les traverses lors de la pose finale.
Les traverses doivent avoir 3 mm de largeur pour correspondre aux traverses de nos chemins de fer européens.
A défaut de découper soi-même les traverses, il est possible d'acheter des traverses prédécoupées dans le commerce, particulièrement en Angleterre, où elles sont très prisées par les modélistes anglais.

 

 

 

Traverses epoxy1 (Medium)

Un disque diamanté monté sur une mini-perceuse permet de découper pas mal de traverses.
Attention ! Une disqueuse avec disque au diamant s'impose. Et attention à la poussière engendrée ! Ne faites pas cela dans la salle à manger !
Personnellement, je prends la peine de poser à proximité du disque l'embouchure du tuyau de l'aspirateur fixé provisoirement par l'un ou l'autre moyen. Une fois l'aspirateur mis en route, le système montre son efficacité !
 

 

 

Traverses 1 (Medium)

Une grosse scie est évidemment plus intéressante si l'on veut débiter une certaine quantité de traverses, bien qu'il y ait davantage de pertes dues à la forte épaisseur du disque diamanté. En outre, le disque trempe dans un bac d'eau, ce qui élimine la poussière, nocive pour les poumons.

 

 

 

IMG_3640 (Medium)

Voilà une série de traverses prête à être utilisées.

13:00 Écrit par André S dans 09. Voie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : -voie_appareils de voie |  Facebook |

30/10/2008

10/2008-1 - La voie - partie 5 : construction d'un aiguillage - l'angle de déviation et le rayon de courbure

Tels que proposés aux modélistes, les appareils de voie du commerce ont une géométrie bien définie (rayon de courbure de la voie déviée, angle à la pointe de cœur). Chez Tillig (ex-Pilz), on trouve néanmoins un aiguillage courbable en kit à assembler permettant de créer un aiguillage "sur mesure".

Que trouve-t-on dans le commerce ?

Dans le domaine de l'échelle H0 (1/87) et voie à deux rails sans plots centraux, le choix est relativement grand. Les grandes marques proposent de la voie et des aiguillages : Roco, Trix, Peco, Tillig, Fleischmann, Piko, Shinohara, ...

Dans cette panoplie d'appareils de voie, j'écarte volontairement les aiguillages "serrés" dont l'angle est trop large et le rayon de courbure trop petit. Ils sont proposés par de nombreux fabricants à l'intention des amateurs ne disposant pas de place suffisante pour de larges courbes, ce qui est hélas assez courant. C'est ainsi que l'on trouve des angles de déviation descendant jusqu'à 22,5° et des rayons de courbure atteignant 358 mm. Ce matériel est totalement impropre à représenter valablement la réalité et je classe personnellement un tel matériel dans la catégorie du train-jouet.

D'un autre côté, il est illusoire de vouloir représenter la stricte réalité, car il faudrait disposer d'un local tellement spacieux qu'il ressemblerait plutôt à une salle de hall omnisport pour pouvoir y loger un réseau de voies parfaitement conformes comportant de rayons de l'ordre de plusieurs mètres et des angles de déviation de 4° à 6° ! Il faut donc opter pour un compromis.

Personnellement, j'affectionne des angles de déviation courants allant de 9° à 12°, exceptionnellement 15° pour certains raccordements. Lorsque je peux le faire, je mets en place des aiguillages à très grand rayon et faible angle de déviation, soit 6° ou 7°, par exemple à l'entrée d'une gare sur une bretelle de liaison afin d'éviter de voir se tortiller disgracieusement une rame de longues voitures de voyageurs. En effet, les aiguillages à faible angle de déviation permettent une évolution réaliste des convois surtout sur les grills de gare où, en outre, la forte concentration d'appareils est susceptible de provoquer des déraillements.

 

Je vous présente ci-après quelques aiguillages aux codes 75 et 83 dotés d'un rayon de courbure et d'un angle de déviation convenables.

 

Aig 1 (Medium)

Aiguillages Peco Fine Trackage System code 75.

Au-dessus, un "large radius" : R = 152,4 cm ; angle de déviation 12°; angle à la pointe de cœur 10° ; longueur 25,8 cm.
En dessous, un "medium radius" : R = 91,4 cm ; angle de déviation 12° ; longueur 21,9 cm.

Une remarque : l'angle de déviation est de 12° à la sortie de l'aiguillage tandis que l'angle à la pointe de cœur est seulement de 10°. C'est dû au fait que la courbure des rails de la voie déviée se prolonge au-delà de la pointe de cœur. Moyennant un redressement des deux bouts de rail qui suivent celle-ci, on obtient un angle de déviation de 10°, ce qui permet, si le besoin s'en fait sentir, de créer une bretelle avec un aiguillage d'une autre marque et dont l'angle de déviation est sensiblement le même.

La gamme d'aiguillages Peco est une des meilleures sur le marché. Pour ceux qui aiment la fiabilité, je la recommande. Le système de verrouillage des lames, bien que peu discret, est unique.  

 

 Aig 2 (Medium)

Aiguillages Tillig (anciennement Pilz) H0-Elite code 83.

Au-dessus, un "courbable" en kit : R = grand rayon variable ; angle de déviation 12° ; angle à la pointe de cœur 9° ; longueur 28,4 cm.
En dessous, un "symétrique" : R = 270,7 cm ; angle de déviation 12° (2 x 6°) ; angle à la pointe de cœur 9° ; longueur 22,8 cm.

Tillig offre une toute belle gamme d'appareils de voie dont 2 aiguillages courbables en kit qui permettent d'adapter aisément un grill d'aiguillages.

Les appareils de la gamme Tillig sont parmi les plus beaux et les plus variés. En outre, on y trouve des branchements et de la voie à 3 files de rails.

Sur les aiguillages Tillig, les lames sont flexibles. Elles ne comportent aucune charnière, laquelle est à la longue une source potentielle de perte de courant à cause de l'oxydation. Cela n'arrive pas toujours, j'en conviens, mais lorsque cela survient, c'est bien embêtant !

 

 

 

Aig 3 (Medium)

Aiguillages Roco Line code 83.

Au-dessus, un "moyen rayon" : R = 87,35 cm ; angle de déviation 15°chacun ; angle à la pointe de cœur 10,8° ; longueur 23 cm.
En dessous, un "triple" : R = 87,35 cm chacun ; angle de déviation 15° chacun ; angle à la pointe de cœur 10,8° chacun ; longueur 28,75 cm.

Aig 4 (Medium)

Aiguillages Roco Line code 83.

Au-dessus, un "grand rayon" : R = 194,6 cm ; angle de déviation 10° ; angle à la pointe de cœur 8,1° ; longueur 34,5 cm.
En dessous, une traversée-jonction simple (TJS) : R =95,9 cm ; angle de déviation 10° ; longueur 34,5 cm.

 

Aig 5 (Medium)

Aiguillages Shinohara H0 code 83.

Au-dessus, un "moyen rayon" : R = 90 cm ; angle de déviation 9,30° ; angle à la pointe de cœur 9,30° ; longueur 28,8 cm.
En dessous, un "grand rayon" : R = 160 cm ; angle de déviation 7,09° ; angle à la pointe de cœur 7,09° ; longueur 35,2 cm.

Deux reproches : la largeur trop forte du champignon et le prix surfait (je me demande qui sont les interemédiaires qui grèvent ainsi le prix).

 

Voilà pour les aiguillages "tout faits" qui répondent à ma vision du modélisme et notamment à un de mes paramètres qui impose un rayon minimal de 60 cm. Je n'ai pas tout représenté, loin s'en faut. Mais ces 4 fabricants sont, à mon sens, ceux qui proposent, en système deux rails, un matériel de voie correct si l'on s'en tient à mes critères. Bien sûr, ils proposent tous, en plus, de la voie courbable qui est la seule voie valable pour obtenir de belles courbes de voie.

Pour être complet, j'ajouterai à la liste ci-dessus les aiguillages à construire de la firme Hobby-Ecke en Allemagne, qui sont de toute beauté et bien sûr ceux que je fabrique personnellement.

L'ensemble de ces appareils de voie me permettent de créer des déviations de toute nature assez agréables à regarder et sur lesquelles les trains évoluent avec une bonne aisance et un certain réalisme.

 

 

17:33 Écrit par André S dans 09. Voie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : -voie_appareils de voie |  Facebook |

29/08/2008

08/2008-2 - La voie - partie 4 : construction d'un aiguillage - le patron et le choix du rail

Beaucoup de modélistes sont rebutés par la perspective de construire, voire de modifier un aiguillage.

Certes, je ne dirai pas que c'est facile, mais c'est à la portée de beaucoup moyennant un outillage adéquat et ... de la patience.

Parmi l'outillage, l'outil le plus important est le calibre qui permet de maintenir les rails au bon écartement. Il faut en posséder au moins deux exemplaires. Les autres outils font partie de la panoplie de tout bon modéliste : mini-disqueuse, pinces, limes fines, fer à souder notamment.

 

 


Patrons (Medium)

Outre les outils, un bon patron est nécessaire. A défaut de le dessiner, une solution de rechange consiste à photocopier un aiguillage (mais oui, il faut poser un aiguillage sur la vitre du scanner). On se tire déjà d'affaire avec cela.

La photo montre quelques patrons collectés au fil du temps chez divers fabricants qui en proposent.

 

 

Il est plus que probable que le premier aiguillage que vous ferez sera raté. Cependant, il vous permettra de découvrir vos erreurs. Persévérer, ne pas s'énerver, recommencer encore jusqu'à la réussite, voilà la recette menant au succès. Elle est vieille comme le monde, mais elle fonctionne toujours !

Il faut bien sûr se procurer les ingrédients nécessaires : rails et traverses essentiellement. Personnellement, je me procure les rails (le profilé seul sans traverses) chez divers fabricants. Le plus facile, c'est de choisir le profilé code 75 de la gamme Peco ou le profilé code 83 de la firme Tillig. Les profilés Peco sont livrés en longueur d'un yard, soit 91,44 cm et le code 83 de Tillig en longueur de 1 m.

Un mot d'explication sur ce qu'on appelle un code. Exemple, le code 75. Le nombre 75 signifie 75 millièmes de pouce en hauteur, soit 0.075 x 25,4 mm = 1,9 mm de hauteur. Donc en ce qui concerne le code 83, sa hauteur est 0,083 x 25,4 mm = 2,1 mm.

Il existe aussi la voie au code 100 (il y a 20 à 25 ans, on ne trouvait pratiquement que ça !) proposée par de nombreux fabricants. La hauteur de ce profilé est 2,5 mm, ce qui correspond à un rail de près de 22 cm dans la réalité. Un tel rail n'existe pas !  La largeur du champignon de rail est également forcée, soit 1 mm qui correspondrait à 87 mm dans la réalité ! On constate donc que le rail au code 100 est disproportionné et ne devrait pas être utilisé (excepté dans les parties cachées du réseau) par tout modéliste soucieux d'un minimum de réalisme.  .

  

 

Rails 1 (Medium)

Voici un échantillon de divers profilés de rail que l'on peut se procurer, soit chez Peco (plusieurs codes), soit chez Tillig (code 83), soit chez Hobby-Ecke (divers codes), soit encore en Suisse ou, bien sûr, aux Etats-Unis où l'on trouve de tout. A droite, le code 100 semble "monstrueux"  à côté des autres!

On constate que pour une même hauteur de rail, la largeur ou l'apparence du champignon peut différer. Cette différence joue un rôle non négligeable dans l'apparence générale de la voie.

 

Pour information, sachez que le rail le plus lourd couramment utilisé sur les chemins de fer réels européens est ce qu'on appelle le rail Vignole UIC 60 (60 kg/m) appelé 60E1 actuellement. La hauteur de ce rail est 172 mm, ce qui correspond à 1,98 mm à l'échelle H0, autrement dit du code 75. Le rail au code 83 dont la hauteur est 2,1 mm peut également convenir.

A vrai dire, en Belgique - et c'est vrai dans d'autres pays aussi, le rail couramment utilisé est moins haut que le 60E1. En effet, la plupart des voies comportent encore des rails au profil 50E1 dont la hauteur est 151 mm, soit 1,74 mm au 1/87 et ce malgré la recommandation européenne. C'est que l'acier coûte très cher ! Alors, là, la correspondance exacte serait du code 70 dont la hauteur fait 1,78 mm.

Mais ne chicanons pas ! A la vérité, en choisissant du code 75 ou 83, on est toujours dans le bon ! Ce sont vraiment les deux meilleurs choix que l'on puisse faire.

 

 

Si vous optez pour la marque Peco (voie Fine Scale au code 75), leurs aiguillages sont déclinés en 3 rayons (petit, moyen et grand) et présentent une belle apparence, surtout ceux de la gamme Electrofrog (cœur de croisement entièrement métallique, par contraste avec ceux de la gamme Insulfrog qui ne sont pas entièrement en métal).

En étudiant les voies "modèles" en 2 rails DC, on constate que les fabricants d'aiguillages convenables ont opté pour les deux codes cités : code 83 chez Roco et Tillig; code 75 chez Peco. Je signale quand même que la firme Shinohara propose aussi de la voie européenne au code 83, mais la largeur du champignon est hélas trop forte et ça se voit ! On remarque d'ailleurs plus facilement la largeur du champignon que la hauteur du profilé. Du reste, les prix pratiqués par cette firme sont trop élevés !

Un conseil, ne vous laissez pas tenter par de la voie "américaine" (par exemple de la marque Atlas) dont le travelage comporte des traverses trop fines et trop peu espacées.

Si l'on veut donc une voie "modèle" conforme à la réalité, la hauteur du rail ne devrait pas excéder celle du code 75 ou 83 pour représenter la voie lourde des lignes principales. En outre, pour bien reproduire la réalité, on devrait idéalement choisir du rail plus fin (code 55 ou 60) pour les voies secondaires et en outre un espacement des traverses plus grand. Cette règle est également valable pour la reproduction d'une voie des époques II ou III où les voies étaient moins lourdement armées. Ce n'est cependant pas une règle impérative et réaliser toutes les voies avec du rail au code 75 ou 83 ne nuit guère au réalisme des voies.

Ceci dit, je ne voudrais pas vous entraîner sur le terrain glissant de la parfaite conformité à la réalité. Je laisse ce soin aux tenants du "Proto 87"dont j'ai déjà parlé (voyez leur site Internet http://www.clubproto87.com), c'est édifiant !
C'est d'autant plus vrai qu'il faut tenir compte de la hauteur des boudins de roue du matériel roulant. En choisissant les deux codes 75 et 83, on s'assure de ne pas rencontrer de problème de ce point de vue-là.

Je ne résiste pas au désir de vous montrer quelques photos de ce que ces "fous" du réalisme peuvent faire. C'est quand même beau !

 

 

4 files

Quand on est capable de construire des aiguillages, de grandes possibilités s'offrent à nous comme en témoigne cette photo qui montre une voie à 4 files de rails combinant 3 écartements : voie normale, voie métrique et voie étroite. Cela existait notamment en Allemagne. 

Réseau ZOB de l'amateur anglais Bryan Harraps.

  

 

Proto87 4 (Medium)

Cet aiguillage "Proto 87" comporte des selles en laiton, des tirefonds, des éclisses en laiton comme les vraies, des traverses parfaitement conformes réalisées en epoxy cuivré recouvert d'un fin placage en bois. Inutile de dire que les ornières sont ultra fines et exigent des roues parfaitement adaptées. Le matériel roulant est bien entendu doté d'une véritable suspension, de tampons à ressort et d'attelages à choquelle.

Réalisation d'un amateur Proto 87 vue à RailExpo (exposition de modélisme ferroviaire qui se déroule annuellement près de Paris).

  

 

Détail voie 1 (Medium)
Encore un exemple de haute fidélité : un levier d'aiguillage à boule avec tringlerie réaliste.

 

Bien sûr, construire un grand réseau selon ces normes est difficilement réalisable et, en  général, les adeptes de ce système se limitent à des dioramas.

 

 

J'ai longtemps hésité à choisir ma "voie" car la fidélité de reproduction m'a longtemps tenté. Mais finalement, je me suis rangé à une règle toute personnelle, ainsi que je l'ai déjà dit : la pratique du "modélisme d'atmosphère". Celui-ci s'accommode de quelques entorses à la réalité pourvu que la scène ferroviaire dégage une impression de vérité.

Si vous souhaitez construire un réseau réaliste sans toutefois tomber dans l'excès du détail pour ne pas courir le risque d'un découragement, n'hésitez pas à établir un bon compromis entre réalisme et faisabilité. Votre option doit évidemment rester un choix strictement personnel.

 

17:26 Écrit par André S dans 09. Voie | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : -voie_appareils de voie |  Facebook |

16/08/2008

08/2008-1 - La voie - partie 3 : la construction d'un aiguillage triple

Je croyais définitif le grill de voie que je vous ai présenté dans le post précédent. Et puis, en le regardant par la suite, j'ai ressenti un petit mécontentement à tel point que je n'ai pas pu m'empêcher d'effectuer une modification.

En fait, celle-ci concerne les deux voies menant à la remise. Le second aiguillage que j'avais déplacé deux fois ne laissait pas beaucoup de place aux diverses installations que je compte mettre en place aux alentours immédiats : fosse, parc à combustible, colonne hydraulique, ...

On dit souvent : Aux grands maux, les grands remèdes. J'ai donc décidé de remplacer les deux aiguillages litigieux par un seul, en l'occurrence un aiguillage triple qui n'est finalement que l'imbrication d'un aiguillage dans un autre. Mais comme aucun triple qui me convienne n'existe dans le commerce , je l'ai créé de toutes pièces.

Triple 1 (Medium)
Je commence d'abord par confectionner un patron en partant de mesures effectuées sur place. Les traits représentent les axes des rails et des traverses. Les divers coupons de rail seront ajustés au moyen de calibres de voie.


Triple 2 (Medium)
Pour être sûr de mon coup, je pose sur le patron les deux aiguillages assemblés pour vérifier sa conformité. On voit tout de suite le gain de longueur que l'aiguillage triple procurera en remplaçant ces deux appareils de voie.

 


Triple 3 (Medium)
Le travail a commencé. D'abord un long rail extérieur aligné à l'aide d'une latte métallique. Puis, les autres coupons de rail suivent dans un ordre déterminé. Les calibres que l'on voit sont absolument indispensables car l'écartement des rails et la largeur des ornières doivent répondre à des normes précises. Le degré de précision est de l'ordre du dixième de millimètre.  

Personnellement, j'utilise comme traverses des barrettes découpées dans des plaques en époxy cuivré comme celles utilisées pour fabriquer des circuits imprimés. Je sélectionne des plaques d'une épaisseur de 2 mm et je les découpe en bandes de 3 mm de largeur, Ces dimensions correspondent à la réalité. Comme l'échelle de réduction que je pratique est l'échelle H0, les dimensions réelles sont divisées par 87. Pour ceux qui seraient tentés d'en confectionner, je signale qu'une scie avec disque au diamant s'impose. Et attention à la poussière engendrée ! Ne faites pas cela dans la salle à manger !

 

Triple 4 (Medium)
L'aiguillage se termine tout doucement. J'ai déjà pratiqué quelques isolations par découpe de la très fine bande cuivrée qui recouvre l'époxy. Il faut bien en effet séparer électriquement les rails de part et d'autre de l'axe de voie car chaque rail correspond à une polarité bien déterminée. De plus, les trois "coeurs de croisement" sont séparés électriquement du reste de l'aiguillage car ils seront soumis à une polarité variable selon la position des lames. Deux moteurs munis de deux inverseurs se chargeront d'actionner les deux jeux de lames et d'alimenter les coeurs de façon correcte. Cette affirmation a provoqué sur un des forums de discussion dédiés au modélisme ferroviaire que je fréquente une série d'interventions. Trois coeurs de croisement alimentés à l'aide de deux inverseurs seulement ! Beaucoup se demandaient comment c'était possible. Pour éviter que cela se reproduise sur ce blog, je donnerai la solution plus loin à l'aide de schémas.

Quoi qu'il en soit, sur tout réseau, il faut veiller particulièrement à la bonne isolation des divers coupons de rail qui composent l'aiguillage. Un seul court-circuit et tout le réseau est en panne !

Qu'on alimente les locomotives miniatures avec du courant alternatif ou du courant continu (tension maximale 12 à 14 V) ou encore, comme je le fais, du courant digital (18 V haché à haute fréquence), le problème reste le même.

 


Triple fini (Medium)
L'aiguillage triple est terminé. Dans un premier temps, après avoir vérifié les isolements électriques au multimètre, je procède à un nettoyage en règle de l'appareil de voie. Ce n'est pas croyable la crasse causée par le fer à souder, la poussière de cuivre et le flux à souder ! Une pulvérisation d'un produit nettoyant pour articles de barbecue, un brosse à dent usagée et en avant pour un récurage en bonne et due forme ! Ensuite, un séchage accéléré au sèche-cheveu. Je me dis souvent que mon attirail de modéliste comprend vraiment de tout !

Suite à cette opération, je noircis les éléments métalliques à l'aide d'un procédé chimique et enfin je passe une première couche de peinture sur la totalité de l'appareil de voie qui bénéficie tout de suite d'une meilleure allure. Une fois mis en place sur le réseau, cet aiguillage recevra comme tout le reste de la voie une patine adéquate pour "faire vrai". Et bien sûr un ballastage sera exécuté dans les règles de l'art.

 

 

IMG_3533 (Medium)
Le voilà mis en place. La fosse de visite est bien dégagée et il y a place pour une grue hydraulique entre les deux voies ainsi que pour le parc à charbon dans le triangle formé par les deux voies divergentes.

 

On pourrait croire que j'allais en rester là.  Mais non, je me suis encore permis d'effectuer une autre modification suite à la remarque qu'un modéliste m'a faite sur le forum dont je vous parlais plus haut. Elle concerne les deux aiguillages à l'avant-plan. Je les avais légèrement mis en forme de Y, surtout celui de droite, afin d'ajuster le raccordement avec les voies de garage. Le modéliste en question a trouvé que cela nuisait à l'harmonie générale. Je me suis senti rassuré en constatant que je n'étais pas le seul modéliste "perfectionniste" et je me suis aussitôt dit que j'allais arranger ça. 

Gril est 5 (Small)
Voici de nouveau la photo vue dans la partie 2. Elle montre bien que la branche gauche des deux aiguillages situés à l'avant-plan forme un léger S et que le résultat visuel manque d'harmonie.  Le gars qui m'a fait remarquer cela a parfaitement raison.

Mais comment faire pour éliminer cette anomalie sans devoir remanier tous les éléments de voie qui suivent ? La solution est simple et je me demande toujours pourquoi elle ne m'était pas apparue plus tôt !  Il faut faire pivoter le pont tournant.

 

 

Rect 1 (Medium)

Voilà qui est fait. J'ai quand même dû déplacer un peu les aiguillages suivants et procéder à un réajustement des joints.

 

Tous ces changements m'ont pris quelque temps mais, comme toujours, je ne regrette pas de les avoir effectués en m'évitant ainsi des regrets futurs pour avoir voulu gagner un peu de temps.

Je me rappelle souvent cette citation de Boileau :

Hâtez-vous lentement ; et, sans perdre courage,

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage.

Il faut que chaque chose y soit mise en son lieu ;

Que d’un art délicat les pièces assorties

N’y forment qu’un seul tout de diverses parties.

Ce poète a cent fois raison ! Et, bien que sa citation s'adresse à l'art d'écrire, moi je trouve qu'on peut aussi l'appliquer à l'art du modélisme. Elle m'encourage donc à faire de mon mieux sans espérer toutefois atteindre la perfection.

Ce côté-ci de la gare étant terminé, j'envisage maintenant de m'occuper de l'autre côté, le grill d'aiguillages ouest.

01:59 Écrit par André S dans 09. Voie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : -voie_appareils de voie |  Facebook |

08/01/2008

01/2008-1 - Nouvelle mouture du plan de la gare de Coksdorf

Je n'hésite pas à remettre mon projet en question lorsque je sens que "ça ne va pas" !

C'est comme ça que, pour la énième fois, j'ai apporté des modifications, mineures il est vrai, au plan de la gare de Coksdorf. J'avais déjà ajouté un pont tournant comme indiqué dans mon post précédent, et cette fois ce sont 2 voies de débord qui vont permettre d'opérer plus facilement les diverses opérations de composition et décomposition de rames que j'ai prévu nombreuses. En outre, j'ai encore agrandi le rayon de courbure des voies d'entrée de la gare conformément à ma règle d'agrandir au maximum le rayon de courbure des voies visibles - les grandes voitures de 30 cm (en H0) qui jouent les polygonales raides, ce n'est vraiment pas ma tasse de thé !!! Ce n'est ni esthétique, ni réaliste. J'ai aussi réduit les emprises de la gare des chemins de fer secondaires. Dans la foulée, j'ai quelque peu modifié le paysage environnant. Cela m'a permis de réaliser une trappe d'accès bien située et dégagée de toute voie. Je me sers d'ailleurs abondamment de celle-ci pour effectuer les travaux en cours.

 

 

 V-001 Réseau AS partie 1a

 


On remarque sur ce plan la présence de nombreux petits TCO (Tableaux de Contrôle Optiques) dont 2 concernent la gare souterraine. Comme je l'ai déjà expliqué dans le post "TCO et commande digitale d'aiguillages", j'ai opté pour des TCO locaux situés au plus près des accessoires (aiguillages, signaux, dételeurs, ...) à commander. De la sorte, tout en maoeuvrant ces derniers à l'aide d'une main, l'opérateur peut de l'autre main tenant la commande baladeuse contrôler aisément sa locomotive en ayant une vue rapprochée de celle-ci. C'est très pratique notamment pour les dételages de wagons.

J'éprouve maintenant une meilleure satisfaction à la vue de ce dernier plan et je crois bien qu'il ne comportera plus de changement des voies, excepté probablement dans la cokerie où l'emprise des bâtiments entraînera quelques modifications. Idem pour les grils d'aiguillages de part et d'autre de la gare. Par expérience, je sais que la réalité ne sera pas strictement conforme au plan. C'est dû au fait que j'aime utiliser des aiguillages de divers fabricants : Peco, Roco, Tillig, Hobby-Ecke Schumacher, assortis d'aiguillages de fabrication personnelle. Les angles de déviation vont de 6° à 12 ° et le rayon de courbure de la voie déviée varie fortement de l'un à l'autre d'autant que je modifie généralement ce dernier en triturant l'aiguillage pour obtenir la courbe souhaitée. Je réalise en fait un travail sur mesure un peu comme cela se passe en réalité.

 

Maintenant, place à la suite des travaux.

06/02/2007

02/2007-2 - Les moteurs d'aiguillage - partie 1

Pour commander les aiguillages, j'utilise en très grande partie l'excellent moteur Peco que tous les modélistes connaissent. Il est pourvu de 2 inverseurs très fiables de la même marque, l'un destiné à alimenter la pointe de cœur et l'autre, à la rétrosignalisation de la position de l'aiguillage. Pour le rendre interchangeable, il est monté en série sur un circuit imprimé comportant un bornier à vis.

Mot aig 2
Ce moteur étant plutôt costaud, il est équipé d'une tringle de renvoi souple afin d'amortir les chocs au niveau des lames d'aiguillage. Par simple pliage, cette tringle permet également un positionnement optimal du moteur par rapport à la traverse de commande des lames d'aiguillage. En outre, le moteur peut se positionner selon n'importe quel angle autour de l'axe de la tringlerie secondaire traversant l'assiette de voie.


Mot aig 1
Le circuit imprimé des aiguillages, recto et verso. 

Rien de tel qu'un circuit imprimé spécifique créé par soi-même. Le matériel de photogravure "maison" confectionné par Joseph (encore lui) nous permet de créer aisément divers circuits imprimés selon mes besoins propres.

 

 Mot aig 1
Le dessous du gril de sortie de la gare souterraine avec les moteurs d'aiguillage et le petit panneau d'appareillage suppportant les décodeurs de commutation.

 

Cela me cause un supplément de travail, mais j'estime que cela vaut la peine de conserver la possibilité d'une commande manuelle des aiguillages.

Je reviendrai ultérieurement sur ce sujet des moteurs d'aiguillage.

 

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Réponse au commentaire de Gérard Neyrat du 19 mai.

les aiguillages Peco sont fiables mais les moteurs sont trop gourmands et bruyants. Lorsqu'on commande plusieurs aig. à la fois dans le cadre de commande d'itinéraires, il y a beaucoup de complications..ça ne marche pas. Les vieux Jouef de plus de 20 ans d'age sont plus fiables. Mais hélas ne me servent que pour les gares cachées,"because" moteurs apparents. Sincères sentiments.G  N

 

 

 

 

Il n'y a vraiment pas de quoi s'effrayer avec la consommation des moteurs Peco. Ce n'est jamais qu'une impulsion.
J'utilise des PL10 ou PL10 E (consommation théorique 2 à 2,4 A) depuis plus de 30 ans sans problème. Ils sont puissants et fiables. Mais, car il y a un mais, la commande directe (exploitation analogique) par boutons-poussoirs est à proscrire. L'arc électrique généré entre les 2 contacts du bouton-pousoir au moment où on relâche la pression sur celui-ci finira par bousiller rapidement les contacts. Il faut impérativement mettre en oeuvre une décharge capacitive, On la trouve dans le commerce mais on peut cependant la bricoler soi-même : un circuit imprimé (à défaut un bout de veroboard), un redresseur, un bon condensateur polarisé de 4700 µF, 2 transistors montés en darlington (un seul peut
aussi convenir) et une résistance de charge. Avec une telle commande capacitive, c'est impeccable. Avantages : une seule décharge capacitive pour tout le réseau, le condensateur se recharge rapidement à l'aide de la sortie accessoires d'un simple transformateur pour trains miniatures, le moteur Peco répond instantanément, le bouton-poussoir ne se détériore pas (forcément puisqu'il n'y a aucune étincelle de rupture de courant lorsqu'on relâche la pression sur le bouton-poussoir, le condensateur étant déchargé), la commande simultanée de plusieurs moteurs Peco à l'aide d'un seul bouton-poussoir (itinéraire) est aisée moyennant l'emploi d'une matrice à diodes, également aisée à confectionner.
En cas de commande digitale, j'utilise soit le décodeur de commutation LS100 Lenz, soit le LS150 Lenz. Ce sont les deux seuls décodeurs de commutation qui permettent à leurs sorties une intensité de 3 A (pendant respectivement 1 seconde et 20 secondes). Le LS100 autorise en outre la rétrosignalisation. Leur fonctionnement est impeccable et ils acceptent sans problème la commande en cascade de plusieurs moteurs selon l'ordre de priorité donné par l'opérateur. Pour la commande des moteurs d'aiguillage Peco, je conseille le LS 150 parce qu'il débite à chacune de ses 6 sorties une impulsion de 15 V en courant alternatif (ce qui est le mieux) et qu'il coûte moins cher que le LS100 (par sortie). A noter que la durée d'impulsion du LS150 peut être réglée de 0,1 à 10 secondes et que le décodeur est protégé contre les surcharges.

Ceci dit, on peut aussi se procurer le moteur PL-10W qui est moins gourmand (consommation théorique1,3 A ). Quant au bruit, avec ma tringlerie de commande souple bien réglée, j'entends un claquement sec sans plus.
J'espère vous avoir aidé quelque peu ainsi que, par anticipation, d'autres lecteurs potentiels à venir.

 

André Saenen

20 mai 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

24/01/2007

01/2007-12 - Fabrication maison de la voie

Fonderie Dupilon 5

Voie "maison".

Je fabriquais la voie et les aiguillages moi-même à l'aide de profilés de rails code 70 et 55 (hauteur de rail 1,8 et 1.4 mm de hauteur), de traverses en bois, de tirefonds minuscules et autres petits accessoires. A l'époque, le choix n'était guère si grand qu'aujourd'hui et les voies et aiguillages au code 100 (2,5 mm de hauteur) régnaient en maître. Pour moi, ce n'était pas assez réaliste car non conforme à l'échelle de réduction 1/87 (H0). Et j'avais en outre tendance à  pousser le détail fort loin, trop loin même. Si c'est acceptable pour de petits modules, ça le devient moins lorsqu'il s'agit de créer un grand réseau. J'ai donc revu ma conception du modélisme et suis désormais moins regardant.