05/02/2007

02/2007-1 - Tableau de Commande Optique (TCO)

TCO CFEB

TCO classique en exploitation conventionnelle.

En exploitation conventionnelle, les TCO (Tableau de Contrôle Optique) sont pratiquement incontournables. Le TCO ci-contre, dont j'ai réalisé le couvercle reprenant le schéma de voies, gérait une des gares du réseau du club que je fréquentais alors. C'était en 1980 et la commande numérique n'existait pas encore. C'est l'ami Joseph (que j'ai précisément connu en 1978 dans le club en question) qui s'occupait de la partie électronique. Il avait mis au point une alimentation électronique intégrable dans le TCO (sur la photo, on devine les 2 alimentations cachées sous les mains de l'opérateur) qui conférait déjà une inertie lors du démarrage et du freinage des trains. Cette propriété était désactivable afin de permettre des manoeuvres aisées. Les alimentations digitales actuelles offrent les mêmes avantages, mais avec un réglage personnalisé en prime.

En repensant à cela, un souvenir me revient. Dans un effort louable, mais finalement vain, d'une cohabitation des 2 systèmes classiques ("2 rails courant continu" et "3 rails courant alternatif") sur le même réseau, cette alimentation avait la particularité de convenir aux locomotives des 2 systèmes pourvu que la voie soit équipée d'un conducteur central (les voies peintes en jaune sur le TCO). La détection était automatique et l'alim réagissait en conséquence. Nous avions réalisé cette prouesse sur une partie du réseau. C'était assez avant-gardiste à l'époque et ça fonctionnait bien. La suite a démontré que ça n'a pas calmé la hargne de certains "intégristes", malgré leur faible nombre. Et le projet a finalement "foiré" !

Revenons au digital. Ce n'est qu'en 1982 que le pionnier en matière de commande numérique des trains, la firme Lenz, a créé en Europe la première commande multitrain pour le compte d'une grande et célèbre marque de trains allemande. La suite n'a été qu'un long et constant développement de cette nouvelle technologie qui nous réserve encore pas mal de surprises dans les années qui viennent.



 

TCO 2 a

Un des 2 TCO de la gare souterraine 1.

Malgré la commande digitale des aiguillages imposée par le block-système automatique, je désire quand même disposer d'une commande classique par boutons-poussoirs. Maintenant, plus question de peindre à l'aérographe et terminés les masquage fastidieux à répétition ! Vivent l'ordinateur et l'imprimante en couleurs. Ce petit TCO que j'ai créé à l'aide d'un logiciel de dessin tient sur une feuille de papier A4, ce qui me change des TCO encombrants que je confectionnais jadis. Après avoir dûment plastifié la feuille afin de la protéger, il me suffit de la fixer sur un support adéquat et de la percer ensuite pour y installer interrupteurs et diodes électroluminescentes (DEL).

Bien que l'exploitation conventionnelle compte encore de nombreux adeptes, l'exploitation digitale gagne à sa cause de plus en plus de modélistes. Je dis toujours à ceux qui hésitent à se convertir que la commande numérique est idéale dans le domaine du pilotage des locomotives et qu'on peut s'en tenir à cet aspect. Financièrement, on limite ainsi l'investissement et c'est bien sûr un point important. On peut donc se passer de la commande digitale des aiguillages, signaux et autres accessoires électriques et électromagnétiques, et conserver par conséquent la commande classique par TCO. Mais alors point d'exploitation automatique par block-système géré par ordinateur ! On ne peut tout avoir ! En effet, un tel block-système exige notamment la commande numérique des aiguillages sur les parcours automatisés si l'on désire une sécurité optimale. D'autre part, si des aiguillages sont dotés de la commande numérique - et cela impose l'utilisation de décodeurs de commutation (appelés aussi décodeurs stationnaires), leur actionnement implique que l'opérateur connaisse leur adresse respective (tout comme celle de chaque locomotive) afin de pouvoir les manipuler à l'aide de la commande balladeuse. Voilà donc en quoi consiste l'inconvénient majeur de la commande digitale des aiguillages et des signaux. En outre, une telle manipulation prend du temps car il faut répéter l'opération pour chaque appareil de l'itinéraire souhaité. Pas de commande en cascade donc, à moins de disposer d'un pupitre de commande d'itinéraires, ce qui grève d'autant le budget.

Personnellement, je réserve la commande numérique uniquement aux appareils de voie et signaux situés sur la double voie soumise à la circulation automatisée. Partout ailleurs, la commande manuelle règnera en maître au moyen de petits TCO situés à pied d'oeuvre, tel le TCO 2 de la GS 1 (illustration ci-dessus). A ce propos, je me suis rangé à l'avis de Jacques Le Plat qui a fort bien démontré l'avantage de petits TCO locaux en remplacement des TCO géants reprenant l'ensemble des voies des gares. Voici un exemple. Si vous avez installé un petit TCO local au droit du gril d'entrée de votre gare, vous pourrez de votre main gauche actionner, in situ, les boutons-poussoirs de commande des aiguillages tout en pilotant de la main droite, à l'aide de la commande balladeuse, votre locomotive "en ayant le nez dessus". Vous disposerez ainsi d'une grande précision dans les manoeuvres, spécialement celles consistant à dételer un ou plusieurs wagons. Quoi de mieux ? Quand vous avez goûté à ça, vous ne voulez plus rien d'autre !

30/01/2007

01/2007-20 - ... et l'équipement digital

 AUT11307 a

 DP001-TCO bis a

TCO d'un petit réseau d'essai comprenant un écran d'affichage de l'adresse de locomotive.

Grâce à ce petit réseau d'essai, j'ai pu tester divers équipements de commande numérique dont le système de reconnaissance d'adresse RailCom. Pour moi, c'est très concluant et fichtrement pratique. D'autant plus que j'ai réussi à intégrer le composant afficheur dans le TCO en ne laissant apparaître que l'écran d'affichage.

12-05 Panneau app no1 2 b

La gare souterraine n°1 en cours de câblage.


 

Cette gare branchée en dérivation sur la double voie permettra d'alterner les convois. Afin de la rendre automatique via le logiciel "Train Controller", chacune des 9 voies est dotée de la détection automatique des trains et alimentée via un relais commandé par une sortie de décodeur de commutation.
Le panneau d'appareillage de cette gare que l'on voit sur la photo comprend, de haut en bas, la rangée de détecteurs d'occupation (2 sections de détection par voie, auxquelles s'ajoutent les sections des voies d'entrée en gare et de sortie de gare), puis au milieu les bases encore dépourvues de relais et en dessous, sur une même rangée, les décodeurs de commutation suivis des modules de rétrosignalisation. Tout en dessous, on trouve 3 petits détecteurs de tension dont le but est d'assurer une plus grande sécurité dans la détection des trains.
Le but de cet appareillage est d'une part de détecter bien sûr la présence de tout train entrant, mais aussi de couper le courant sur la totalité de la voie qu'il emprunte lorsque le premier véhicule arrive à son extrémité. Je pense en effet à 2 choses : empêcher le train de dépasser la section d'arrêt située en bout de voie pour une raison ou une autre et autoriser les rames comprenant un engin moteur en queue (rames réversibles, loco en pousse). Ceci dit, j'ai voulu que cette gare soit également à commande manuelle, car je veux aussi pouvoir en prendre le contrôle manuellement via 2 petits TCO.
En commande digitale, tous les modélistes connaissent le même problème, celui de savoir à quel train ils ont affaire quand ils désirent en prendre le contrôle. En effet, il faut connaître l'adresse digitale de la locomotive. Et, en dépit du fait qu'une adresse à 4 chiffres peut refléter l'immatriculation de la locomotive, ce n'est pas toujours évident ! J'ai résolu le problème grâce aux avancées de la technologie en matière de commande numérique. Il s'agit du système RailCom de la firme Lenz (protocole DCC) qui permet de visualiser sur un écran l'adresse de tout train passant sur une section donnée. Je connaîtrai ainsi l'adresse des diverses locos occupant les voies de la gare souterraine rien qu'en poussant sur un bouton ! Je compte faire de même avec les autres parties du réseau.
La commande digitale, c'est vraiment un must ! Je ne voudrais plus m'en passer ! Ah, j'oubliais ! C'est Joseph qui a réalisé le câblage. C'est bien fait, non ?