03/04/2010

04/2010 - Les TCO

Dans le grill Est de la gare de Coksdorf, la voie et les moteurs d'aiguillage sont posés et tout le câblage est terminé.

Il me restait une dernière chose à faire pour pouvoir faire évoluer mes locomotives sur cette partie du réseau. Pour cela, j'ai choisi de créer un TCO analogique pour commander manuellement cette partie de la gare qui est gérée manuellement sans l'assistance du logiciel Train Controller. 

Le schéma de circulation dans la gare est généralement le suivant : TC est chargé d'amener les trains sur une des 6 voies (je rappelle que la gare est un cul-de-sac). La suite des opérations est manuelle : décrochage de la loco, virage éventuel sur le pont tournant, transfert à l'autre bout de la gare via la voie 7 et accrochage en tête d'une rame de wagons en partance. TC prend ensuite le contrôle du train pour un nouveau trajet. Bien sûr, l'exploitation manuelle comprend également les multiples manoeuvres de formation des rames et les innombrables va-et vient entre les voies de la gare et celle de la Cokerie attenante.

J'ai opté pour le principe de petits TCO, chacun étant situé près de l'endroit concerné. Comme l'a expliqué Jacques Le Plat sur son site, c'est beaucoup plus pratique qu'un grand TCO reprenant l'ensemble des installations. La gare comprendra ainsi 3 TCO : un pour le grill Est, un pour le grill Ouest et un pour l'entreprise raccordée "Kokerei Schmidt".

  TCO 1 small

J'ai d'abord dessiné 3 des 5 TCO que je compte installer dans cette partie de réseau qui abrite la gare souterraine 1 en plus de la gare de Coksdorf avec son raccordement Cokerie.

  

TCO 2 small
Ayant sélectionné le dessin du TCO du grill Est, j'en effectue un tirage sur papier A4 de 150 g et je le plastifie ensuite à l'aide d'une plastifieuse. Je termine en rognant les bords pour obtenir le format désiré. Une trancheuse de bureau est souhaitable ; à défaut, un bon cutter et une latte métallique font l'affaire.
Au moyen d'un emporte-pièce, je découpe dans la feuille plastifiée les trous destinés à recevoir les boutons-poussoirs. Ce TCO est particulièrement simple car il ne comporte aucune diode. L'emporte-pièce est préférable à la mèche qui a tendance à arracher le papier sur le bord des trous. Cependant, il s'agit de bien viser.
L'opération suivante consiste à découper un rectangle de plasticarte de 2 mm d'épaisseur aux dimensions de la feuille. Je superpose le dessin sur le rectangle de plasticarte et je trace le contour des trous à l'aide d'un fin porte-mine. Puis, au moyen d'une mèche bien affûtée, je perce les trous dans la plasticarte.  

  

TCO 3 small
Sur l'ensemble dessin-plasticarte, j'installe les boutons-poussoirs à contact momentané. Les boutons noirs sont destinés à commander les moteurs d'aiguillages Peco PL10 comme expliqué dans un post précédent (voir plus bas) tandis que les bleus permettent de visualiser l'adresse de toute loco se trouvant sur une des 10 voies. A noter que j'ai remplacé plus tard les boutons-poussoirs bleus par des interrupteurs à 2 directions (un contact permanent et un contact momentané). 

Connaître l'adresse des locomotives implique l'utilisation de la propriété "RailCom" mise au point par Lenz (je compte publier ultérieurement quelques explications à ce sujet).  

 

  TCO 4 small
Il s'agit maintenant de confectionner le petit caisson qui va recevoir le câblage en provenance des moteurs d'aiguillage et des sections de voie "RailCom". A partir d'ici, c'est Joseph qui prend le relais et se charge de raccorder toute cette salade de câbles (19 pour les aiguillages, 11 pour la détection d'adresse de loco et les 2 câbles amenant le 24 volts alternatif pour la commande par décharge capacitive). Le travail est vu ici en cours de réalisation.
A gauche, on voit les 19 câbles en provenance des 9 moteurs d'aiguillage et, au centre, la matrice à diodes que mon second pote Richard a adroitement montée. A l'extrême droite, la commande d'aiguillages par décharge capacitive. L'avantage est que cette dernière ne peut envoyer qu'une impulsion de courant par décharge du condensateur. Lorsque celui-ci s'est vidé, on peut relâcher le bouton-poussoir sans risque de le voir se détériorer du fait qu'aucun arc n'est possible entre ses bornes lorsqu'on le relâche. J'ai déjà parlé de cela dans mon post "02/2007 - Les moteurs d'aiguillage - partie 1" en réponse au commentaire d'un lecteur.

 

 

TCO 5 small.jpg

Le TCO terminé.